Du côté de chez Drouant : Cent dix ans de vie littéraire chez les Goncourt


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Du côté de chez Drouant : Cent dix ans de vie littéraire chez les Goncourt - Chaque année, à l'automne, un salon du célèbre restaurant Drouant se transforme en une véritable chambre d'écho de la vie littéraire française lors de l'attribution du prix Goncourt. Précédé de rumeurs, entouré de secrets, suscitant immanquablement convoitises et polémiques, le Goncourt est un de ces rendez-vous dont les Français ne sauraient se passer. À l'occasion d une série d émissions radiophoniques pour France Culture, Pierre Assouline a mené l'enquête. ...

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Détails Du côté de chez Drouant : Cent dix ans de vie littéraire chez les Goncourt

Le Titre Du LivreDu côté de chez Drouant : Cent dix ans de vie littéraire chez les Goncourt
AuteurPierre Assouline
ISBN-10207014304X
EditeurGallimard
Catégorieschroniques
Évaluation du client3.32 étoiles sur 5 de 11 Commentaires client
Nom de fichierdu-côté-de-chez-drouant-cent-dix-ans-de-vie-littéraire-chez-les-goncourt.pdf
La taille du fichier20.67 MB


15 octobre 2013
En 2014, cela fera un siècle que le Goncourt sacre chez Drouant le lauréat du plus convoité des prix littéraires, au fil d'une histoire riche en coups de théâtre et coups de tête racontée par Pierre Assouline dans un livre passionnant.

18 avril 2014
J'adorerais assister à une délibération du jury Goncourt. C'est un rêve impossible mais pas tout à fait désormais puisque j'ai l'impression d'y être entrée grâce à la petite porte entrouverte par l'un des jurés, le plus généreux en la circonstance, Pierre Assouline. J'ai trouvé son livre très intéressant. Il raconte année par année les coulisses de chaque élection, de la première en 1903, ( prix à John-Antoine Nau) à celle de 2012 (prix à Jérôme Ferrari). L'auteur est lui même juré à présent, au dixième couvert. S' alimentant dans la presse de chaque époque, ainsi que dans les journaux des auteurs et les archives de l'Académie, il m'a donné envie de lire tous ces anciens livres dont je n'ai fait qu'entendre parler, jamais lus encore, même si j'en ai quelques-uns dans ma Pal. Je retiendrai bien des anecdotes qui m'ont fait sourire. 1919 La rivalité entre Roland Dorgelès, 34 ans, engagé volontaire, cinquante mois de campagne : un curriculum idéal. Son livre «Les croix de bois» a connu un succès immédiat et Marcel Proust pour A l'ombre des jeunes filles en fleurs qui déclenche les sarcasmes de la presse de gauche contre un auteur mondain et ennuyeux. (…) La postérité aurait encore moins absous les autres goncourables de 1919, t'Serstevens, Èdouard Schneider, Alexandre Arnoux, Francis Carco,Caument et Cé, Asès, et Josipovici, Tisserand, Pierre Grasset, Grandvilliers, Léon Werth, Jean Giraudoux d'avoir volé son Goncourt à Marcel proust qui n'avait plus que trois ans à vivre. 1924 On parle de Maurice Genevoix, d'Henry de Montherlant,de Philippe Soupault, d'Emmanuel Bove, de Joseph Delteil, mais c'est Thierry Sandre qui l'emporte avec «Le chèvrefeuille». Oh misère, quand on songe et quand on sait, avec le lâche privilège du recul, bien sûr, que c'est le seul du lot dont il ne restera rien. 1944 On parle beaucoup des Amitiés particulières de Roger Peyrefitte. Mais le Goncourt de la Libération ne peut décemment échapper à l'air du temps. Elsa Triolet est la première femme à le remporter. le premier accroc coûte deux cents francs n'est pas un roman mais un recueil de nouvelles (…) «Les Goncourt ont fait coup triple : la dame Triolet est russe, juive et communiste. C'est un prix cousu de fil rouge.» écrit alors Pierre Léautaud. 1945 le Monde annonce l'élection de Colette et la mort d'Hitler mais c'est Jean_Louis Bory, 26 ans, jeune professeur du lycée Henri IV qui l'emporte pour «Mon village à l'heure allemande» Un livre très plaisant. Lien : http://liratouva2.blogspot.f.. + Lire la suite

18 août 2014
L'Académie Française a ses fauteuils, l'Académie Goncourt ses couverts. Au nombre de 10, ils ont trouvé domicile fixe chez Drouant depuis 1914, onze ans après la création de l'association selon les dernières volontés d'Edmond de Goncourt. Coopté en 2012, Pierre Assouline est locataire du dixième couvert où il a succédé à Françoise Mallet-Joris l'une des encore trop rares femmes admises (ou même primées) dans ce temple de la littérature. Avec ce livre, il revisite "Cent dix ans de vie littéraire chez les Goncourt" qui sont autant de rivalités, luttes de pouvoir ou d'égo, manigances et discussions passionnées. Mais que serait la vie littéraire sans le prix Goncourt ? Aussi décrié que convoité, il est l'objet de toutes les attentions y compris de la part de ceux qui font tout pour faire croire qu'ils ne s'y intéressent pas. Politique pour les uns, marketing pour les autres... Une seule chose néanmoins rassemble tout le monde : le tirage assuré et les bénéfices associés. Pas sûr qu'Edmond de Goncourt ait imaginé tout ce bruit autour du prix en couchant ses directives sur le papier pour la postérité : "... que ce prix soit donné à la jeunesse, à l'originalité du talent, aux tentatives nouvelles et hardies de la pensée et de la forme." En passant en revue chacune des 110 éditions du prix depuis sa création, Pierre Assouline pointe avec une certaine tendresse et une belle ironie, les passions et les contradictions qui jalonnent les parcours des jurés, des auteurs et bien sûr des éditeurs. Ce qui permet de s'apercevoir que parmi les 110 lauréats, assez peu sont restés dans les mémoires même si leur moment de gloire fut bien réel. Beaucoup de carrières ont été écrasées par ce prix avant même d'avoir débuté. Amusant parallèle qu'ose l'auteur avec les exploits sportifs qui semblent rester dans les mémoires des passionnés tandis que les lauréats de prix littéraires ne font qu'occuper l'espace un court instant. Comment ne pas sourire également en découvrant qu'il faut attendre 2008 (plus de cent ans donc) pour que les statuts de l'association interdisent à un membre du jury d'exercer une fonction de conseil éditorial... Ces déjeuners du mardi chez Drouant ont fait l'objet de tous les fantasmes, on a même tenté d'en espionner les conversations en cachant des micros dans les placards ou devant les fenêtres mais d'après Pierre Assouline, rien de bien révolutionnaire que ces réunions de gens de lettres parlant "boutique" entre deux plats. C'est une promenade bien savoureuse à laquelle nous invite l'auteur, riche d'anecdotes et d'enseignements sur la vie littéraire et plus particulièrement la rentrée littéraire. Celle là même dont le coup d'envoi est prévu dans quelques jours (le 21 août) et avec elle les premières listes de goncourables (oui, le mot est entré dans le Petit Robert cette année), lancées par les journalistes alimentés tout l'été par les plans de communication des éditeurs. "Faut-il faire ou refléter l'opinion ?" voilà la question posée, selon l'auteur, aussi bien aux journalistes qu'aux jurés de chez Drouant. Et elle risque de continuer longtemps à animer les débats, quelles que soient les tables autour desquelles les discussions auront lieu. Une lecture qui dédramatise un peu tout ça et redonne une apparence plus ludique à toutes ces opérations ; un jeu qui n'ôte rien au plaisir de découvrir chaque année les piles de nouveautés sur les tables des libraires, ni à celui de lire les résultats de l'encre qu'elles font couler... Vive la rentrée littéraire ! Lien : http://www.motspourmots.fr/2.. + Lire la suite