Emma


Livres Couvertures de Emma
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Emma - Orpheline de mère, seule auprès d'un père en mauvaise santé, Emma Woodhouse, désormais la maîtresse de maison, s'est mis en tête de marier Harriet Smith, une jeune fille qu'elle a recueillie chez elle. Ce faisant, ne s'est-elle pas attribué un rôle qui n'est pas (ou pas encore) pour elle ? Son inexpérience des cœurs et des êtres, ses propres émotions amoureuses, qu'elle ne sait guère interpréter ou traduire, lui vaudront bien des déconvenues et des découvertes.

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Détails Emma

Le Titre Du LivreEmma
AuteurJane Austen
ISBN-10226402318X
Editeur10-18
Catégoriesroman
Évaluation du client3.92 étoiles sur 5 de 1502 Commentaires client
Nom de fichieremma.pdf
La taille du fichier23.55 MB


17 septembre 2015
C’est l’histoire d’Emma Woodhouse, jeune femme de vingt-et-un ans qui vit seule avec son père dans leur propriété de Hartfields. Sa sœur Isabelle, plus âgée, a épousé John Knightley, dont elle est très amoureuse ; ils ont cinq enfants et vivent à Londres. Autour de cette famille appréciée de tous gravite Miss Taylor l’ancienne gouvernante d’Emma qui a épousé, à l’instigation de cette dernière, Mr Weston, la jeune femme ayant trouvé dans l’organisation de ce mariage des dons de marieuse qu’elle compte bien réutiliser… On rencontre aussi Harriet Smith qui devient une amie d’Emma qui veut la faire monter dans l’échelle sociale en lui trouvant un mari de rang plus élevé. Rajoutons George, le frère de John Knightley, trente-sept ans, Franck Churchill, le fils de Mr Weston, à peu près du même âge qu’Emma, dont l’arrivée est toujours annoncée comme imminente et évoque plutôt l’Arlésienne, Jane Fairfax; un pasteur Mr Elton et nous aurons une petite société fort intéressante vivant dans ce petit village de Highbury. Ce que j’en pense : Jane Austen nous dépeint très bien la vie de tous les jours, dans la campagne anglaise, où la principale distraction pour ne pas dire occupation est d’aller chez les uns ou les autres, dîner ou prendre le thé en parlant de la pluie et du beau temps, en prenant bien soin de donner son avis éclairé sur tout. On prend garde à ne pas s’enrhumer, étant donné la météo, à alimenter la conversation, comme le feu dans la cheminée, en passant par les couvertures dans la voiture. Quand on ne se parle pas, on s’écrit, on se perd en tergiversation pour le moindre petit événement : un piano arrive chez Jane, qui a bien pu l’envoyer ? Dans quel but ? Que cela cache-t-il ? Bien installée dans son rôle de marieuse qui lui a si bien réussi avec Mme Weston, Emma décide de se remettre à l’ouvrage, en essayant de démontrer à son amie Harriet que le vicaire, Elton est amoureux d’elle, se mettant parfois dans des situations équivoques dont elle a du mal à se sortir. Certes, on aime son enthousiasme, la bienveillance dont elle fait preuve avec son père qui ronchonne tout le temps et n’est jamais content. Elle est pleine de bonne volonté, intelligente dans sa façon de s’exprimer, de voir les choses quand elle veut bien être de bonne foi. Ce qui donne des joutes verbales avec George Knightley assez agréables, car il n’hésite pas à lui exprimer clairement sa façon de penser. Elle a décidé de ne pas se marier et de vivre seule, se consacrant à son père. Seulement voilà, elle devient très vite irritante par son snobisme, son esprit de castes, son orgueil aussi qui la pousse à se montrer dure, ironique… Je pense que Jane Austen cherche à la rendre plutôt antipathique au lecteur, en tout cas, elle y parvient très bien… On devine très vite que chacun veut construire sa vie, si possible par un bon mariage, ce qui entraîne des quiproquos, et aussi se construire tout court, car la plupart sont jeunes. Parfois on se demande ce qui est le plus important, l’amour, la place sociale et Jane Austen nous régale avec des personnages caricaturaux, parfois odieux, arrivistes, avides de cancans, tel le vicaire parfois franchement stupide parlant pour ne rien dire telle Melle Bates, tante de Jane Fairfax, ou immature comme Franck Churchill, alors que d’autres sont parés de presque toutes les qualités tel George Knightley. C’est le troisième roman de Jane Austen que je lis. J’ai bien aimé « Raison et sentiments », de même que « Persuasion ». J’ai eu plus de mal commencer à m’intéresser à celui-ci, car il ya des longueurs, et je n’ai jamais baigné dans l’aristocratie anglaise, donc leurs codes m’irritent un peu, de même que leurs vies étriquées, centrées sur eux-mêmes, (cela leur ferait du bien de travailler un peu quand même…), mais on peut concéder une chose à l'auteure: au moins, à cette époque, les gens se parlaient, ils échangeaient leurs opinions propres, non inspirées des journaux télévisés comme à notre époque. Le stress qui a empli nos vies, ne semblait pas de mise à l'époque, du moins dans la haute société. Était-ce pire qu'à l'heure actuelle, je n'en suis pas sûre... Les héros ont une certaine culture, ils lisent. Du moins certains. Emma et Jane jouent du piano. Leurs discussions peuvent être intéressantes. Leur côté caricatural s’il heurte au début, les rend attachants et on a une belle description de la société de l’époque, mais aussi de la campagne anglaise, des paysages qu’on visualise sans peine, et comme toujours les thèmes chers à l’auteure sont présents : les sentiments, les émotions, la raison, les préjugés, tout y est très bien analysé. Cette fois encore, le charme de Jane Austen a fonctionné donc je vais continuer à découvrir son œuvre en gardant « Orgueil et préjugés » pour la fin car j’ai beaucoup aimé le film. Un pavé de 512 pages qui se laisse dévorer avec plaisir, même si l'on soupire parfois, quand les discussions s'éternisent. Note : 8,5/10 Challenge Pavés Challenge 19e siècle Lien : http://eveyeshe.canalblog.co.. + Lire la suite

27 mars 2016
Emma, c'est l'histoire d'une jeune fille qui a la chance d'être jolie, riche, intelligente et d'avoir un père qui l'adore. Elle gère le petit univers social du village de Highbury et tout l'intérêt du roman réside dans ce qui arrive quand ses amis ne réagissent pas comme elle l'entend. Elle se transforme volontiers en « marieuse » et tente d'arranger une alliance pour sa protégée, Harriet Smith, avec deux candidats qui ne font pas du tout l'affaire et reste aveugle à leurs penchants réels. J'ai assez peu de sympathie pour l'héroïne, prétentieuse et trop gâtée, par contre je me suis régalée à contempler le mode de vie des demeures anglaises, j'ai savouré les descriptions : service en argent, chevaux, apéritifs au salon, toilettes soignées pour les réceptions. Emma est un roman, toujours élégant, souvent drôle, parfois moralisateur mais il est loin d'égaler pour moi « Orgueil et préjugé » ou « Raison et sentiments ».

03 janvier 2018
Je les vois même les yeux ouverts, les cottages de Highbury et ses routes humides traversant les bois, cette communauté de familles provinciales aisées qui se rencontrent et partagent leurs intrigues et commérages dans un monde fermé. Emma, au centre, jeune femme intelligente, belle, perspicace et détachée qui observe ceux et celles qui l'entourent, s'amusant à créer des couples, les poussant les uns vers les autres, avant d'être prise au piège... Comme toujours chez Jane Austen, les actes et les attitudes sont bien plus importants que n'importe quelle parole dans cette société aux convenances primordiales. Dans cet univers où tout n'est qu'apparences et bienséance, Emma scrute ce qui se cache derrière, les amours naissantes, les jalousies, les mesquineries. Et se trompe à plusieurs reprises, créant la zizanie dans le coeur de sa protégée, Harriett, jeune orpheline désargentée. Parmi ces personnages, il y en a d'exécrables, mais entre Churchill et Knightley, j'ai du mal à choisir lequel me plaît le plus! Dans ce pavé, il y a bien quelques longueurs, voulues, dans les dialogues, mais l'ironie est présente à chaque réplique, et ça rend la lecture bien agréable malgré tout! + Lire la suite