Le moulin de la sourdine


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Le moulin de la sourdine - Ayant accompagné son ami Buq dans l'ascension du clocher de la cathé-drale, le jeune Antoine se trouve à point nommé pour apercevoir à cinq heures sonnantes le notaire, maître Marguet, en train de fermer la fenêtre d'une mansarde dans sa belle maison au fronton Renaissance. L'action lui paraît fort naturelle jusqu'au moment où il apprend qu'à cet instant précis et dans cet endroit même a été perpétré un crime dont on accuse le nommé Troussequin. L'innocence d...

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Détails Le moulin de la sourdine

Le Titre Du LivreLe moulin de la sourdine
AuteurMarcel Aymé
ISBN-102070203921
EditeurGallimard
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.7 étoiles sur 5 de 15 Commentaires client
Nom de fichierle-moulin-de-la-sourdine.pdf
La taille du fichier27.92 MB


04 avril 2012
Depuis plus de douze heures que le crime était connu de toute la ville, Rigault n'en était pas encore informé. Il avait employé sa matinée du dimanche à désherber les allées du jardin, et, une heure avant midi, il envoyait son fils acheter un journal au plus proche bureau de tabac, près du pont de chemin de fer. Au retour, Antoine avait si pleine tête de Bug, de Marie-Louise, de leurs amours, et du quartier de la Malleboine où il avait pris pied la veille en descendant du clocher, qu'il ne songea pas à regarder le journal et le donna sans l'avoir déplié à son père. La commission faite, il alla s'asseoir avec un livre derrière un buisson du terrain vague, qui l'abritait du soleil et de ses parents... (extrait du chapitre VIII) + Lire la suite

01 juin 2008
"Le Moulin de la Sourdine" débute à la sortie de l'école, par un défi que se lancent les membres d'un groupe d'enfants. Très vite, émerge du lot le petit Antoine Rigaud qui noue ici amitié avec le jeune Buquanant, gamin issu d'un milieu plus populaire et, partant, jouissant de plus de liberté après l'école et, bien sûr, le samedi. D'ailleurs, dès le lendemain, Buquanant a pour projet d'emmener sa petite amie, Marie-Louise, tout en haut du clocher du village. Il propose à Antoine de les accompagner et Antoine, non sans peine car son père est très strict quant à ses fréquentations, parvient à s'échapper. Et voilà que, tandis qu'il s'écarte discrètement pour laisser Buquanant et Marie-Louise marivauder en paix, son regard tombe sur la fenêtre de la mansarde, dans la maison faisant face à l'église. Une femme qui se débat, un homme qui se penche, une calvitie aisément reconnaissable ... ... Antoine vient d'assister au meurtre de la servante du notaire et l'assassin n'est autre que M° Marguet en personne. Le secret écrase l'enfant mais le pire est encore à venir : les soupçons se portent tout de suite sur Troussequin, le SDF du village, qui effectuait ce jour-là un petit travail dans la maison du notaire. le malheureux a beau protester de son innocence, rien n'y fait : tout semble l'accuser ... Sans avoir l'air d'y toucher, "Le Moulin de la Sourdine" dénonce l'impact désastreux de la religion sur la sexualité d'un homme qui, pourtant, est loin d'être une brute et nous est même bien souvent sympathique. En parallèle, Marcel Aymé pointe d'un doigt vengeur la façon exemplaire dont les notabilités d'une petite ville peuvent s'unir pour tenter de taire la vérité lorsque celle-ci risque de leur nuire. Même si la fin voit la libération de Troussequin, le rire ici résonne cruel et implacable. ;o) + Lire la suite

03 avril 2012
Un crime révoltant vient de mettre en émoi la population de Dôle. Le théâtre de cet effroyable drame est une charmante demeure de style, le propriétaire n'est autre que maître Marguet, notaire de son état, qui s'est acquis une juste réputation de droiture et de bonté. La victime est Charlotte Richon, douce et candide créature qui servait chez maître Marguet depuis à peine six mois. Marcel Aymé nous offre, avec ce malicieux roman, une enquête policière, prétexte à se moquer du milieu bourgeois et de ses petits arrangement électoraux. C'est un ouvrage magnifique où le verbe ironique de l'auteur met en opposition la sincérité des quartiers populaires et les faux-semblants de la haute bourgeoisie. Mais avec Marcel Aymé rien n'est jamais aussi simple que ce qu'il paraît...