La Trilogie de béton : Crash, L'Île de béton, I.G.H.


Livres Couvertures de La Trilogie de béton : Crash, L'Île de béton, I.G.H.
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La Trilogie de béton : Crash, L'Île de béton, I.G.H. - Crash ! Après avoir causé la mort d'un homme lors d'un accident de voiture, James Ballard, le narrateur, développe une véritable obsession — y compris sexuelle — pour la tôle froissée. L'Île de béton Alors qu'il revient de son bureau, Robert Maitland est victime d'un accident : sa voiture quitte l'autoroute et vient s'échouer en contrebas sur un îlot surplombé par un échangeur. A priori rien de plus simple que d'être secouru, mai...

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Détails La Trilogie de béton : Crash, L'Île de béton, I.G.H.

Le Titre Du LivreLa Trilogie de béton : Crash, L'Île de béton, I.G.H.
AuteurJames Graham Ballard
ISBN-102207258378
EditeurDenoël
Catégoriesroman
Évaluation du client3.98 étoiles sur 5 de 26 Commentaires client
Nom de fichierla-trilogie-de-béton-crash-l-île-de-béton-i-g-h.pdf
La taille du fichier23.92 MB


19 janvier 2016
AVIS NE CONCERNANT QUE I.G.H. !!! Tout se passe dans un immeuble de quarante étages, où chaque habitant est logé en fonction de son statut social : les moins aisés en bas, la classe moyenne dans les étages du milieu, et forcément la classe aisée tout en haut de la tour. Peu à peu, les habitants vont perdre leur humanité et tout l'immeuble va être le théâtre de « révolutions sociales » puis de la déchéance humaine. On est plongés dans ce qu'il y a de pire de l'humanité, encouragé par le progrès de l'Homme lui-même : cet immense immeuble. Je dois dire que le pitch de base me plaisait beaucoup, et j'ai beaucoup apprécié l'histoire en elle-même… je pense que c'est le traitement qui ne m'a pas convaincue. On n'a pas vraiment le temps de bien cerner l'univers que les problèmes commencent. Pourtant, c'est très simple à comprendre, il n'y a rien de complexe, mais j'aurais aimé avoir un peu plus de temps pour m'adapter à l'ambiance du roman. du coup, la violence et l'ascension de la folie des humains arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. La folie des habitants s'intensifie en même temps que la violence, et même si on en connaît l'origine (la vie en communauté dans un immeuble qui fait tout pour nous isoler), j'ai eu du mal à comprendre comment ils ont pu en arriver là. Cette hiérarchie étagée nous livre une belle critique de la société, et quoi que l'on puisse faire pour rendre l'humain civilisé, il restera toujours un animal, et le progrès, le fait de vivre constamment dans une jungle de béton ne fait qu'accentuer la perversité de l'homme. Pourtant, les habitants s'acclimatent à cette violence, ils en parlent sur un ton détaché et semblent même s'en réjouir, comme si ces horribles événements les rapprochaient, les solidarisaient, alors qu'ils étaient individualistes quelques mois auparavant. L'évolution du comportement des humains est amenée petit à petit, presque subtilement. D'abord délinquants puis assassins, ils redeviennent des animaux puis on a l'impression qu'ils se transforment en homme préhistoriques, avec évidemment tous les comportements qui vont avec. le progrès fait régresser l'humain. J'ai vu certains avis où les lecteurs se plaignaient du rôle de la femme dans ce roman, mais il faut se rappeler que l'être humain redevient petit à petit un animal, un homme de Néanderthal, le rôle de la femme est donc forcément très réducteur. C'est triste mais logique. En revanche, je dois avouer que la violence à outrance a fini par me déranger légèrement. Je ne suis pourtant pas très sensible, mais là j'avais presque l'impression que c'était du voyeurisme. Bref, c'est là un avis très mitigé. Une bonne histoire de base, mais la façon dont l'auteur l'a présenté ne m'a pas conquise. + Lire la suite

05 décembre 2014
L'homme trouvant son plaisir dans les accidents de la route et les blessures infligées au corps (Crash!); l'homme immobile et coincé en contrebas d'une autoroute où personne ne passe (L'île de béton) et l'homme en conflit avec son voisinage dans une tour de quarante étages transformée en champ de bataille (I.G.H.). Un triptyque fascinant.

04 juillet 2016
Critique complète sur le site. Dur, violent, glauque et dérangeant. On pourrait dire tout cela d'IGH. Parfois presque trop d'ailleurs. Mais qu'importe. Ballard a instauré une direction qu'il compte suivre, et nous mène de situations impensables en comportements aberrants, et pourtant si logique dans l'esprit et la continuité des événements de la tour. Entre régression en mode tribal et retour à une enfance dégénérée, les personnages d'IGH se complaisent dans leur folie, et attendent que d'autres suivent. Ballard, comme à son habitude, fait preuve d'une acuité et d'une modernité assez glaçante. Lien : http://www.undernierlivre.ne..