La Trilogie de béton : Crash, L'Île de béton, I.G.H.


Livres Couvertures de La Trilogie de béton : Crash, L'Île de béton, I.G.H.
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La Trilogie de béton : Crash, L'Île de béton, I.G.H. - Crash ! Après avoir causé la mort d'un homme lors d'un accident de voiture, James Ballard, le narrateur, développe une véritable obsession — y compris sexuelle — pour la tôle froissée. L'Île de béton Alors qu'il revient de son bureau, Robert Maitland est victime d'un accident : sa voiture quitte l'autoroute et vient s'échouer en contrebas sur un îlot surplombé par un échangeur. A priori rien de plus simple que d'être secouru, mai...

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Détails La Trilogie de béton : Crash, L'Île de béton, I.G.H.

Le Titre Du LivreLa Trilogie de béton : Crash, L'Île de béton, I.G.H.
AuteurJames Graham Ballard
ISBN-102207258378
EditeurDenoël
Catégoriesroman
Évaluation du client3.98 étoiles sur 5 de 26 Commentaires client
Nom de fichierla-trilogie-de-béton-crash-l-île-de-béton-i-g-h.pdf
La taille du fichier21.42 MB


15 février 2018
Complètement barré, Crash! est une sorte de road-trip perverti, qui serait confiné à une toute petite aire de la périphérie de Londres et où les mêmes motifs se répètent inlassablement : le béton, les parkings, le toboggan de l'aéroport, la route qu'on prend sans destination et qui ne nous mène jamais bien loin… Dans un texte trash et clinique, Ballard et son alter-ego mêlent sexe et carrosserie, blessures et jouissance, technologie et coïts mécaniques. C'est un roman fait pour l'oeil, où on découvre la violence inénarrable (sauf ici) d'un accident de voiture, des modifications des corps dans un ralenti de crash-test en même temps que les érections parallèles aux leviers de vitesse. Littérature du ressassement, de l'ordure, Crash! est une perfection du vide, de l'anéantissement de l'homme dans la machine. C'est dans ce genre de moment que je regrette de ne pas pouvoir pleinement savourer la lecture en V.O. L'écriture se fait plus sage dans L'île de béton, mais le propos est presque aussi perturbant. Un type se rend compte qu'il est prisonnier d'un terrain vague entouré d'autoroutes fréquemment empruntées, parce que personne ne s'arrêtera, parce qu'on le prendra pour un clochard. Evidemment, Maitland est contraint s'organiser sa survie, de trouver à boire, à manger, un endroit où dormir, et peu à peu, il s'éloigne de la civilisation pourtant toute proche. J'ai adoré ce Robinson revisité, suivre ses tentatives d'évasions qui se font de plus en plus molles ou ambigües, au coeur des herbes et de la ferraille pas si inhospitalière. le plus fou, c'est que tout en me disant que la situation était absurde, je n'ai eu aucun mal à y croire finalement… Et le coeur du récit se situe peut-être quelque part de ce côté. Finissons avec I.G.H. Des individus tout ce qu'il y a de plus respectable deviennent cinglés au sein d'une tour de béton de quarante étages dernier cri avec piscines, supermarché et école. Peu importe qu'ils soient issus de la même catégorie sociale, les habitants recréent des clivages entre ceux du bas, ceux du milieu et ceux du haut. le processus de retour à l'état sauvage est fascinant à suivre à travers le prisme de trois personnages : en haut, l'architecte de la tour, en bas un producteur de documentaires avide d'ascension et au milieu, un prof d'université en médecine qui tient à sa tranquillité. le summum du lieu du progrès, de la technologie et de l'autosuffisance s'effrite peu à peu. Ca commence par les poubelles, les nuisances sonores, les gosses, les chiens… Et on finit par élever des barricades et à chercher de quoi se sustenter pour le lendemain en craignant pour sa vie. Absolument passionnant. Lien : https://prettyrosemary.wordp.. + Lire la suite

05 décembre 2017
Crash: j'ai un peu de mal à entrer dans le délire mécanico-sexuel. j'arrive pas à comprendre la folie, le plaisir que peuvent retirer les protagonistes à la vision ou à la seule évocation de tôle froissée ou de parfum de tableau de bord enduit en sperme et de sang... En tout ça, on peut dire que ça y va, et même si ça ne m'est pas apparu au début de la lecture, entre senteurs froides métalliques et vieux cuir rance recouvert de matière fécale, ce livre ne sent pas bon ! IGH : Nous ne sommes pas faits pour vivre dans des cages à poules, entassés les uns sur les autres... Tôt ou tard "ça pête"... Ici c'est un peu extrème, très vite le rationnel disparait je trouve et la folie s'installe et prend ses aises à tous les étages... L'île de béton : est le texte le plus aéré du livre mais ça sent quand même l'huile de vidange et le béton humide...

06 juin 2011
Avec ses quarante étages et ses milles appartements, ses piscines et son supermarché, sa banque et son école primaire - tout cela, en fait, livré à l'abandon en plein ciel -, la tour n'offrait que trop de possibilités de violences et d'affrontements. (extrait d' I.G.H.)