Le Contrat de Mariage


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Le Contrat de Mariage - Après avoir mené une intense vie mondaine à Paris et à travers l'Europe, le jeune comte Paul de Manerville décide de se retirer dans sa région natale pour se marier. C'est à Bordeaux qu'il fait la connaissance de Natalie Evangelista, dont le père était très fortuné. Paul la demande en mariage, mais lors de la préparation du contrat de mariage, le notaire de Paul découvre que la fortune de Natalie a été dilapidée par sa mère. Celle-ci et Natalie vont t...

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Détails Le Contrat de Mariage

Le Titre Du LivreLe Contrat de Mariage
AuteurHonoré de Balzac
ISBN-10207010866X
EditeurGallimard
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.95 étoiles sur 5 de 29 Commentaires client
Nom de fichierle-contrat-de-mariage.pdf
La taille du fichier26.97 MB


11 juin 2018
Quelle drôle d'idée les bourgeois ont-ils eue d'introduire, après la Révolution, pour se démarquer des moeurs d'une noblesse bien mieux avisée, l'idée que l'amour puisse être le fondement d'un mariage? Un bon contrat, une union d'intérêts bien compris, voilà la recette d'un mariage réussi dans laquelle les hommes pouvaient pour servir leurs carrières s'appuyer sur des épouses qui en retour obtiennent d'eux le train de vie qui leur sied, sans compter que les patrimoines familiaux sont alors bien préservés. Malgré les mises en garde de son ami de Marsay et les conseils avisés d'un notaire qui en a vu d'autres, le débonnaire comte de Manerville ne prendra hélas pas à son compte cette règle de bonne hygiène sociale en tombant en pâmoison devant la belle Nathalie qui, cornaquée par sa redoutable mère, aura vite vu en lui le pigeon à plumer et le ficellera bien vite dans un mariage contractualisé à son seul avantage. Un Balzac grinçant à souhait sur les moeurs d'une vieille noblesse bordelaise qui sous des dehors altiers et brillants n'a que le calcul de ses intérêts en tête. + Lire la suite

08 février 2016
Je suis ton ami, mon gros Paul, tu le sais, dit de Marsay (...), eh ! bien, sois bon père et bon époux, tu deviendras ridicule pour le reste de tes jours. Si tu pouvais être heureux et ridicule, la chose devrait être prise en considération : mais tu ne seras pas heureux. Tu n'as pas le poignet assez fort pour gouverner un ménage. (...) Je te vois d'ici, mené grand train par madame la comtesse de Manerville, allant contre ton gré plus souvent au galop qu'au trot, et bientôt désarçonné !... oh ! mais désarçonné de manière à demeurer dans le fossé, les jambes cassées. (...) Qui se marie aujourd'hui ? des commerçant dans l'intérêt de leur capital ou pour être deux à tirer la charrue, des paysans qui veulent, en produisant beaucoup d'enfants se faire des ouvriers, des agents de change ou de notaires obligés de payer leurs charges, de malheureux rois qui continuent de malheureuses dynasties. + Lire la suite

24 octobre 2014
- Chère Natalie, dit Paul, comprenez donc que ce n’est ni moi, ni votre mère, ni vous qui exigeons ces sacrifices, mais les enfants… - Et si je ne me marie pas ? dit-elle en l’interrompant. - Vous ne m’aimez donc point ? dit Paul. - Allons, petite folle, crois-tu qu’un contrat soit un château de cartes sur lequel tu puisses souffler à plaisir ? Chère ignorante, tu ne sais pas combien nous avons eu de peine à bâtir un majorat à l’aîné de tes enfants ! Ne nous rejette pas dans les ennuis d’où nous sommes sortis. - Pourquoi ruiner ma mère ? dit Natalie en regardant Paul. - Pourquoi êtes-vous si riche ? répondit-il en souriant. - Ne vous disputez pas trop, mes enfants, vous n’êtes pas encore mariés, dit madame Evangélista. + Lire la suite