Le Contrat de Mariage


Livres Couvertures de Le Contrat de Mariage
3.95 étoiles sur 5 de 29 Commentaires client

Le Contrat de Mariage - Après avoir mené une intense vie mondaine à Paris et à travers l'Europe, le jeune comte Paul de Manerville décide de se retirer dans sa région natale pour se marier. C'est à Bordeaux qu'il fait la connaissance de Natalie Evangelista, dont le père était très fortuné. Paul la demande en mariage, mais lors de la préparation du contrat de mariage, le notaire de Paul découvre que la fortune de Natalie a été dilapidée par sa mère. Celle-ci et Natalie vont t...

Télécharger Livres En Ligne

Détails Le Contrat de Mariage

Le Titre Du LivreLe Contrat de Mariage
AuteurHonoré de Balzac
ISBN-10207010866X
EditeurGallimard
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.95 étoiles sur 5 de 29 Commentaires client
Nom de fichierle-contrat-de-mariage.pdf
La taille du fichier20.28 MB


03 octobre 2013
[Livre audio lu par Jean Debucourt] Cette histoire a bien dû faire rire les gens de l'époque. Et faire grincer les dents ou faire couler les larmes de certains autres. Pour nous autres, pauvres habitants du vingt-et-unième siècle, les tenants et les aboutissants de ce récit sont plus obscurs. Que de tractations aux termes malaisés à saisir ! On comprend tout de même qu'en gros, un couillon amoureux aux poches bien garnies se fait pigeonner en beauté malgré les conseils avisés de son vénérable notaire. Je reste curieuse de savourer les subtilités de cette entourloupette, je suis frustrée d'être passée à côté. Il faudra que je réécoute ce livre, un dictionnaire encyclopédique sous la main. Lien : http://versautrechose.fr/blo..

04 mars 2018
Garçon, tu peux te dire : - " Je n'aurai que telle somme de ridicule, le public ne pensera de moi que ce que je lui permettrai de penser. " Marié, tu tombes dans l'infini du ridicule ! Garçon, tu te fais ton bonheur, tu en prends aujourd'hui, tu t'en passes demain ; marié, tu le prends comme il est, et, le jour où tu en veux, tu t'en passes. Marié, tu deviens ganache, tu calcules des dots, tu parles de morale publique et religieuse, tu trouves les jeunes gens immoraux, dangereux ; enfin tu deviendras un académicien social. Tu me fais pitié. Le vieux garçon dont l'héritage est attendu, qui se défend à son dernier soupir contre une vieille garde à laquelle il demande vainement à boire, est un béat en comparaison de l'homme marié. Je ne te parle pas de tout ce qui peut advenir de tracassant, d'ennuyant, d'impatientant, de tyrannisant, de contrariant, de gênant, d'idiotisant, de narcotique et de paralytique dans le combat de deux êtres toujours en présence, liés à jamais, et qui se sont attrapés tous deux en croyant se convenir ; non, ce serait recommencer la satire de Boileau, nous la savons par coeur. Je te pardonnerais ta pensée ridicule, si tu me promettais de te marier en grand seigneur, d'instituer un majorat avec ta fortune, de profiter de la lune de miel pour avoir deux enfants légitimes, de donner à ta femme une maison complète distincte de la tienne, de ne vous rencontrer que dans le monde, et de ne jamais revenir de voyage sans te faire annoncer par un courrier. Deux cent mille livres de rente suffisent à cette existence, et tes antécédents te permettent de la créer au moyen d'une riche Anglaise affamée d'un titre. Ah ! Cette vie aristocratique me semble vraiment française, la seule grande, la seule qui nous obtienne le respect, l'amitié d'une femme, la seule qui nous distingue de la masse actuelle, enfin la seule pour laquelle un jeune homme puisse quitter la vie de garçon. Ainsi posé, le comte de Manerville conseille son époque, se met au-dessus de tout et ne peut plus être que ministre ou ambassadeur. Le ridicule ne l'atteindra jamais, il a conquis les avantages sociaux du mariage et garde les privilèges du garçon. […] Le garçon libre et sans soins, toujours agresseur, n'a rien à craindre d'un insuccès. En état de mariage, un échec est irréparable. S'il est possible à un amant de faire revenir une femme d'un arrêt défavorable, ce retour, mon cher, est le Waterloo des maris. Comme Napoléon, le mari est condamné à des victoires qui, malgré leur nombre, n'empêchent pas la première défaite de le renverser. La femme, si flattée de la persévérance, si heureuse de la colère d'un amant, les nomme brutalité chez un mari. […] Puis, la lutte est inverse. Une femme est disposée à refuser ce qu'elle doit ; tandis que, maîtresse, elle accorde ce qu'elle ne doit point. + Lire la suite

08 février 2016
Une vision, comme toujours, très désenchantée de l'humain, de la famille, de l'amour, du mariage, quand on l'observe d'une étude de notaire. Me Mathias est le notaire de Paul de Manerville, jeune noble de province, très en vue, qui ambitionne de faire un beau mariage, pourquoi pas d'amour, et de devenir pair de France. Sa route croise celle de Natalie Evangélista, jeune lionne bordelaise d'origine espagnole, qui, curieusement n'a pas encore été demandée en mariage, malgré sa naissance et sa beauté. le notaire s'avise que le train de vie de la future fiancée et de sa mère, veuve, est trop élevé et témoigne d'une mauvaise gestion. Quand Me Solonet, sur la demande de la future belle-mère, demande à "la partie adverse" (le langage du combat domine) de prétendre avoir reçu des sommes qu'elle n'a pas présentées, comme quittance de la bonne gestion de la fortune du défunt père de Natalie, Me Mathias comprend qu'on tente de duper son amoureux client. Les discussions pourront paraître ardues, surannées car certains points de débat juridique sont caducs désormais, mais on sera plutôt frappés par le caractère de Mme Evangélista, véhémente et cruelle, instrumentalisant sa fille à son profit. (2015) Note de lecture du 9 août 2010. Lien : http://aufildesimages.canalb.. + Lire la suite