Le plaisir du texte


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Le plaisir du texte - Que savons-nous du texte ? La théorie, ces derniers temps, a commencé de répondre. Reste une question : que jouissons-nous du texte ? Cette question, il faut la poser, ne serait-ce que pour une raison tactique : il faut affirmer le plaisir du texte contre les indifférences de la science et le puritanisme de l'analyse idéologique; il faut affirmer la jouissance du texte contre l'aplatissement de la littérature à son simple agrément. Comment poser cette question? Il s...

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Détails Le plaisir du texte

Le Titre Du LivreLe plaisir du texte
AuteurRoland Barthes
ISBN-102020060604
EditeurSeuil
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.84 étoiles sur 5 de 83 Commentaires client
Nom de fichierle-plaisir-du-texte.pdf
La taille du fichier26.06 MB


09 mai 2014
Un essai remarquable sur le plaisir et la jouissance du texte. Un essai qui nous ouvre les yeux sur l'appréhension du texte comme corps. C'est ainsi la matérialité du texte qui est ici approchée, jusqu'à sa sensualité : "Qu'est-ce que la signifiance ? C'est le sens en ce qu'il est produit sensuellement". Sensualité, jouissance du texte, plaisir plus que désir....Plaisir supérieur au désir au yeux de l'auteur, en ce sens que "le Désir aurait une dignité épistémique, le Plaisir non". Barthes ravit le lecteur jusqu'à la possibilité d'une caresse des mots qui pousse à une sorte de contemplation. Comme un poème, ce texte non seulement pousse à la réflexion mais à l'abandon au rêve... Ce texte est émotion. En conclusion, et cette idée parcourt implicitement tout le livre, Barthes place le lecteur au coeur d'un paradoxe en l'obligeant à penser l'écriture vocale, ou écriture à haute voix. Comment en avoir une idée ? Qu'est-ce qu'une écriture hors du silence des mots ? "Il suffit en effet que le cinéma prenne de très près le son de la parole (c'est en somme la définition généralisée du "grain" de l'écriture) et fasse entendre dans leur matérialité, dans leur sensualité, le souffle, la rocaille, la pulpe des lèvres, toute une présence du museau humain (que la voix, que l'écriture soient fraîches, souples, lubrifiées, finement granuleuses et vibrantes comme le museau d'un animal), pour qu'il réussisse à déporter le signifié très loin et à jeter, pour ainsi dire, le corps anonyme de l'acteur dans mon oreille : ça granule, ça grésille, ça caresse, ça râpe, ça coupe, ça jouit." (phrase finale). Dépasser le signifié, la représentation, afin que le lecteur puisse se laisser porter par une voix qui peut l'émouvoir... jusqu'au point le plus haut. + Lire la suite

09 mai 2014
S'il était possible d'imaginer une esthétique du plaisir textuel, il faudrait y inclure : L'ECRITURE A HAUTE VOIX. Cette écriture vocale (qui n'est pas du tout a parole), on ne la pratique pas, mais c'est sans doute elle que recommandait Artaud et que demande Sollers. Parlons-en comme si elle existait. (...) ce qu'elle cherche (dans une perspective de jouissance) ce sont les incidents pulsionnels, c'est le langage tapissé de peau, un texte o l'on puisse entendre le grain du gosier, la patine des consonnes, la volupté des voyelles, toute une stéréophonie de la chair profonde : l'articulation du corps, de la langue, non celle du sens, du langage. + Lire la suite

27 février 2015
C'est le rythme même de ce qu'on lit et de ce qu'on ne lit pas qui fait le plaisir des grands récits : a-t-on jamais lu Proust, Balzac, Guerre et paix, mot à mot ? ( Bonheur de Proust : d'une lecture à l'autre, on ne saute jamais les mêmes passages. )