La littérature et le mal


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La littérature et le mal - " La littérature est l'essentiel, ou n'est rien. Le Mal - une forme aiguë du Mal - dont elle est l'expression, a pour nous, je le crois, la valeur souveraine. Mais cette conception ne commande pas l'absence de morale, elle exige une " hypermorale ". La littérature est communication. La communication commande la loyauté : la morale rigoureuse est donnée dans cette vue à partir de complicités dans la connaissance du Mal, qui fondent la communication intense.

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Détails La littérature et le mal

Le Titre Du LivreLa littérature et le mal
AuteurGeorges Bataille
ISBN-102070326071
EditeurGallimard
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.84 étoiles sur 5 de 32 Commentaires client
Nom de fichierla-littérature-et-le-mal.pdf
La taille du fichier27.12 MB


01 mai 2015
Difficile de produire la critique d'un ouvrage de critique...Mais Bataille est tellement plus qu'un critique littéraire : on peut lire La littérature et le mal pour le seul "plaisir du texte". Cette édition Folio, outre qu'elle est facile d'accès, présente l'intérêt de réunir quatre sources différentes du manuscrit d'origine. On y trouve donc en notes des extraits de parutions antérieures supprimés par la suite ; en particulier la préface de J. Paulhan sur Les infortunes de la vertu, de D.A.F. de Sade ("Mais Sade avec ses glaciers et ses gouffres, et ses châteaux terrifiants...") ou le prière d'insérer de l'édition de 1957 ("Les hommes diffèrent des animaux en ce qu'ils observent des interdits, mais les interdits sont ambigus. Ils les observent mais il leur faut aussi les violer.") La littérature et le mal rassemble huit essais. Sept d'entre eux (Emily Brontë, Baudelaire, William Blake, Sade, Proust, Kafka, Genet) parurent initialement dans la revue Critique entre 1947 et 1957. Celui sur Michelet constituait la préface d'une édition de 1946 de la Sorcière. Rien de mieux que de laisser la parole à G. Bataille pour tenter la synthèse du recueil : "La transgression des interdits n'est pas leur ignorance : elle demande un courage résolu. le courage nécessaire à la transgression est pour l'homme un accomplissement. C'est en particulier l'accomplissement de la littérature..." + Lire la suite

01 mai 2015
La littérature authentique est prométhéenne. L'écrivain authentique ose faire ce qui contrevient aux lois fondamentales de la société active.

16 août 2014
On ne fait pas, dit-on, de la littérature avec des bons sentiments. Pour Bataille, il semble même nécessaire que la littérature se tourne vers le mal, qu'elle l'explore jusqu'au bout, qu'elle s'en saisisse. Il étudie alors quelques auteurs qui s'y sont frottés, qui s'y sont parfois, en mots ou en vie, vautrés, sans que ce soit pour dénoncer le mal ou pour en dire du mal en vue d'un plus grand bien. Deux exemples peut-être sortent du lot. Bien entendu, Bataille évoque Sade, qui détaille le mal parce qu'il l'aime, qui s'enfonce sans frémir ou en frémissant de joie dans des horreurs qui lassent le lecteur, le mettent mal à l'aise, le bousculent par leur monotonie. Il évoque aussi Genet, le malfrat écrivain, celui qui s'adonne au mal et qui l'écrit pour être souverain, pour échapper à l'ordinaire de la morale, pour devenir sacré. le mal en littérature, au fond, c'est le moment où les mots s'échappent du terre à terre pour se confronter au divin, pour vivre dans la page ce que des mots venus d'ailleurs interdisent, pour affirmer une liberté sans limite. + Lire la suite