Les mille talents d'Euridice Gusmão


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Les mille talents d'Euridice Gusmão - L'histoire d'Euridice Gusmao, ça pourrait être la vôtre, ou la mienne. Celle de toutes les femmes à qui on explique qu'elles ne doivent pas trop penser. Et qui choisissent de faire autrement. "Responsable de l'augmentation de 100 % du noyau familial en moins de deux ans, Euridice décida de se désinvestir de l'aspect physique de ses devoirs matrimoniaux. Comme il était impossible de faire entendre raison à Antenor, elle se fit comprendre par les kilos qu'elle...

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Détails Les mille talents d'Euridice Gusmão

Le Titre Du LivreLes mille talents d'Euridice Gusmão
AuteurMartha Batalha
ISBN-102253070084
EditeurLe Livre de Poche
Catégoriesroman
Évaluation du client3.51 étoiles sur 5 de 122 Commentaires client
Nom de fichierles-mille-talents-d-euridice-gusmão.pdf
La taille du fichier24.11 MB


01 juin 2017
Une cérémonie simple unit Eurídice Gusmão et Antenor Campelo, une jeune fille de bonne famille et un homme à la situation stable. S'ensuivit une fête tout aussi simple. Certains se demandaient même pourquoi ils s'étaient mariés. La lune de miel, elle, fut plus compliquée : la jeune femme ne saigna pas. Après quelques « trainée » criées ici et là et quelques larmes, la situation s'apaisa. D'autant que neuf mois plus tard, Cécília naquit, suivie, l'année suivante, par Afonso. La situation de la petite vie de la petite famille se stabilisa ensuite avant que ne s'installa une certaine routine. Antenor allait travailler tous les matins, les enfants, d'abord restés à la maison, fréquentaient l'école tandis qu'Eurídice restait à la maison. Faire le ménage et les courses, laver, repasser, cuisiner. Inlassablement. Tous les jours. Sa condition de femme au foyer était telle que son mari n'envisageait même pas qu'elle puisse travailler. Pourtant, Eurídice pensait et réfléchissait, voulait occuper ses mains et son esprit. Aussi s'essaya-t-elle à la cuisine avant de se passionner pour la couture... Dans ce roman choral, l'on fait la connaissance d'Eurídice, une jeune femme au foyer qui supporte mal cette condition, d'Antenor, son mari traditionnaliste mais aussi de Guida, la soeur d'Eurídice qui a fui le foyer familial, de Marcos, son mari pendant un court laps de temps, de Zélia, la voisine qui adore les commérages, d'Antônio, le libraire amoureux d'Euridíce, d'Eulália, la mère de ce dernier.... Toute une galerie de personnages, tantôt loufoque, tantôt touchante et très attachante qui gravite autour des deux soeurs. Martha Batalha nous plonge dans une société où la position de la femme ne se résume qu'à son foyer. Mais Eurídice ne veut pas se cantonner à ce seul rôle. Tour à tour cuisinière hors-pair, couturière aux doigts de fée, lectrice boulimique, écrivain sans oublier mère et épouse modèle, cet esprit malicieux, curieux, ouvert et intelligent continuera d'apprendre, de découvrir et d'approfondir moult sujets. N'en déplaise à Antenor, ce mari obtus, parfois naïf mais aimant. Dans ce Rio de Janeiro des années 40-60, il n'était pas toujours facile, pour les femmes, de vivre comme bon leur semblait mais l'auteur apporte suffisamment de sel et de piment pour relever ce quotidien parfois morose. Un roman piquant, drôle et touchant, bercé de joie et de drame, servi par une écriture dynamique et enjouée. + Lire la suite

01 juin 2017
On peut encore les [Eurídice et Guida] croiser. On les retrouve la nuit de Noël, où elles passent le plus clair de leur temps assises, serviette à la main. Ce sont les premières à arriver, et les premières à partir. Elles parlent des croquettes de morue, de la canicule ou de la pluie de la journée, du vin que certaines d'entre elles boivent encore, mais pas beaucoup, rien qu'un tout petit peu. Elles demandent si le mari va bien, si la petite-nièce a déjà un amoureux, si le petit-neveu est déjà en chemin. Certaines ont besoin d'aide pour quitter le sofa et s'asseoir à la table du dîner. Beaucoup ont perdu l'appétit, et considèrent la dinde avec détachement. D'autres s'animent à l'heure du dessert, parce que du pain perdu, ça ne se refuse jamais. Elles retournent s'asseoir sur le sofa et regardent les plus jeunes ouvrir leurs cadeaux, avec l'air de celles qui ne parviennent plus qu'à voir le passé. Préface + Lire la suite

28 janvier 2017
Pour Feliciano, il était toujours aussi surprenant de constater que le chaos qu’il trouvait en rentrant chez lui était pire que celui qu’il quittait chaque matin pour aller travailler. Le salon était jonché de langes sales, de peaux d’orange, de petites voitures en bois, de bébés à la dérive et de bavoirs maculés. Les lits étaient dans le même état que toujours, à faire. La cuisine était sous la domination des blattes, qui trottinaient sur la vaisselle incrustée de restes. Dans le seul fauteuil qui ne faisait pas office de penderie, il retrouvait Maria Rita, encore en chemise de nuit,absorbée par les vers qu’elle écrivait dans son petit carnet.......Le couple se disputait chaque jour à cinq heures quarante et à dix-sept heures. "Tu ne me comprends pas, je suis une poétesse, une artiste ! Un esprit libre qu’on a enchaîné à cette vie. -Maria Rita, je te soutiens dans ton art, mais ce bébé a les fesses aussi rouges que celles d’un babouin ! Et regarde un peu les cheveux de notre fille, il va falloir les lui couper ras la nuque, avec tous ces nœuds." + Lire la suite