Comment améliorer les oeuvres ratées ?


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Comment améliorer les oeuvres ratées ? - De Joachim du Bellay à Marguerite Duras, les plus grands écrivains de notre littérature ont connu des moments de faiblesse et ont raté certaines de leurs œuvres. Histoires aberrantes, personnages inconsistants, style boursouflé, vers boiteux – ces textes plongent tout lecteur sensé dans la consternation. Comment ces auteurs en sont-ils arrivés là ? Tenter de répondre à cette question conduit à interroger, avec l’aide de la psychanalyse, les mystères de l’acte...

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Détails Comment améliorer les oeuvres ratées ?

Le Titre Du LivreComment améliorer les oeuvres ratées ?
AuteurPierre Bayard
ISBN-10270731725X
EditeurEditions de Minuit
Catégorieslittérature
Évaluation du client4.1 étoiles sur 5 de 10 Commentaires client
Nom de fichiercomment-améliorer-les-oeuvres-ratées.pdf
La taille du fichier25.48 MB


23 décembre 2017
Si l'on pose, comme nous l'avons fait ici, que la rencontre avec l'œuvre ouvre l'espace d'un dialogue interfantasmatique, c'est ce dialogue qui prime dans la manière dont le lecteur se détermine par rapport à l'œuvre, quels que soient ses efforts de justice intellectuelle pour tenter d'échapper aux particularités du jugement personnel. Cette position éminemment relative va au rebours du courant dominant de l'esthétique — que l'on pourrait qualifier de " kantien " —, qui postule plus ou moins explicitement le caractère universel du jugement de goût, et donc la possibilité d'une entente concertée entre lecteurs de bon sens et de culture semblable dans la définition de critères d'appréciation. Position qui méconnaît la place de l'inconscient et la spécificité du rapport au fantasme, en postulant qu'il existerait un site extérieur à l'œuvre, d'où il serait possible de l'apprécier objectivement hors de tout effet de subjectivité. B) RÉFLEXION, Chapitre IV : La décision de ne pas aimer. + Lire la suite

02 janvier 2015
Pierre Bayard a de l'audace, c'est le moins que l'on puisse dire, et ses titres sont autant de provocations. De Joachim du Bellay à Marguerite Duras, les plus grands écrivains de notre littérature ont connu des moments de faiblesse et ont raté certaines de leurs oeuvres. Histoires aberrantes, personnages inconsistants, style boursouflé, vers boiteux – ces textes plongent tout lecteur sensé dans la consternation. Comment ces auteurs en sont-ils arrivés là ?

20 décembre 2017
Parmi les exemples les plus caractéristiques de cet effet d'époque, on pourrait citer le LIEU COMMUN, auquel notre temps, héritier de Flaubert, est particulièrement sensible, attentif à ce qui se répète malencontreusement d'une œuvre à l'autre. De nombreuses œuvres […] souffrent de l'incapacité de l'auteur à faire entendre sa voix, noyée dans un discours partagé avec lequel il ne parvient pas à prendre ses distances. […] Plus qu'une pensée commune ou dépourvue d'originalité, le lieu commun — qu'il s'exprime sous la forme d'une véritable réflexion ou tienne à une situation ou un personnage — est en effet une PENSÉE MORTE, c'est-à-dire une pensée que l'auteur n'a pas forgée lui-même, mais dont il a hérité, consciemment ou à son insu, et qu'il s'est contenté de reproduire sans y imprimer sa marque. Or il importe de remarquer que le lieu commun est moins une pensée morte en soi qu'une pensée qui meurt avec le temps, lequel accentue ou même produit le sentiment de répétition. En effet, le passage du temps met les œuvres en perspective et les restitue à une histoire de la littérature qui accentue cruellement ce qui se répète. Mais il fait aussi surgir des répétitions, puisque d'autres œuvres ont été écrites dans l'intervalle, et ce qui n'était pas lieu commun à l'origine a fini, avec le temps et ses redites, par le devenir. À l'entendre, au-delà de sa signification ordinaire, en un sens moins restreint qui lui ferait désigner tout ce qui manque d'originalité dans une œuvre, le lieu commun apparaît ainsi largement comme un produit du temps, ou, si l'on veut, comme ce lent mouvement de mise à mort que le temps effectue en gangrenant peu à peu les parties vives d'un texte. En cela, le temps ne se contente pas de modifier notre perception de l'œuvre, il modifie l'œuvre elle-même. B) RÉFLEXION, Chapitre III : Le temps des œuvres. + Lire la suite