Mes prix littéraires


Livres Couvertures de Mes prix littéraires
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Mes prix littéraires - Sous prétexte de parler de tous les prix littéraires qu’il a reçus, Bernhard se livre, dans ces textes inédits, à ce qu’il fait le mieux : exercer sa détestation. Jurés, organisateurs, notables allemands ou autrichiens, personne n’est épargné par l’humour vengeur d’un auteur hypersensible à la médiocrité. Irrésistiblement méchant et drôle, Bernhard excelle aussi dans l’art de la miniature. Chaque récit est un joyau, et se lit comme une courte nouvelle. Derrière une ...

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Détails Mes prix littéraires

Le Titre Du LivreMes prix littéraires
AuteurThomas Bernhard
ISBN-102070125513
EditeurGallimard
Catégoriesrécits
Évaluation du client3.99 étoiles sur 5 de 55 Commentaires client
Nom de fichiermes-prix-littéraires.pdf
La taille du fichier26.22 MB


07 juin 2010
Finalement (...) le président Hunger se leva, rejoignit l'estrade et proclama l'attribution à ma personne du prix Grillparzer. Il lut quelques phrases élogieuses au sujet de mon travail, non sans citer quleques titres de pièces dont j'étais censé être l'auteur, mais je n'avais pas du tout écrites...

22 août 2010
Féroce et réjouissant, drôle et méchant, sincère et mensonger, le livre étant tout petit il est bon de lui trouver une grande quantité de qualificatifs. J'ai lu et parfois aimé, mais pas toujours, Thomas Bernhard, je savais qu'il détestait son pays et que celui-ci le lui rendait bien mais j'étais loin de me douter qu'il a failli être enseveli sous les prix littéraires, parfois à des périodes difficiles de son existence « comme si je venais de tomber sans rémission dans un épouvantable puits sans fond. J'étais persuadé que l'erreur d'avoir placé tout mes espoirs dans la littérature allait m'étouffer » On découvre ainsi avec un brin de jalousie que nous ne sommes pas les seuls à cultiver les prix, nos voisins ne sont pas avares non plus. Et plus surprenant que chez nous, il arrive que ces prix soient donnés par d'improbables académies, fédérations industrielles, cercles et associations de tous poils. Parfois la récompense lui semble un peu iméritée « le Président Hunger se leva, rejoignit l'estrade et proclama l'attribution à ma personne du prix Grillparzer. Il lut quelques phrases élogieuses au sujet de mon travail, non sans citer quelques titres de pièces dont j'étais censé être l'auteur, mais que je n'avais pas du tout écrites » Il fait ainsi de multiples voyages qui sont pour lui l'occasion de voyager au frais de la princesse littérature vers des villes qu'il n'aime pas « le Danube ne cessait de s'étrécir, le paysage ne cessait de s'embellir, avant de redevenir d'un seul coup morne et fade, et me voilà arrivé à Ratisbonne » Les cérémonies sont l'occasion pour lui de s'offrir un costume neuf ou une magnifique Triumph Herald et pour nous de faire connaissance avec sa tante/compagne qui l'accompagne partout. Thomas Bernhard fulmine, se moque, se répand dans son allocution en propos hargneux ou inintelligibles et lorsqu'il se voit traité d'« écrivaillon » par une ministre, il quitte simplement la salle mais ...empoche le prix et en fait très bon usage. Vous me direz il y a un côté « je crache dans la soupe » oui mais c'est avec un tel talent et un tel humour, les situations racontées sont tellement drôles ou tellement choquantes qu'on y résiste pas même si tous les récits ne se valent pas. Lien : http://asautsetagambades.hau.. + Lire la suite

12 octobre 2011
Assez décevant : la présentation de l'éditeur annonce des récits mordants et vengeurs, mais je n'en ai trouvé que d'assez fades, ou plutôt exerçant beaucoup moins de détestation que je ne l'attendais de ce livre. Chacun des neuf prix littéraires fait l'objet d'une petite nouvelle pour raconter son déroulement et, parfois, son avant – la recherche d'un costume ou d'un discours, le dilemme pour décider s'il faut accepter ce prix ou non – et son après, comme ce qu'il a fait de l'argent reçu avec ce prix (voyages, voiture, etc.) Étant donné le mépris clairement proclamé par Bernhard pour les prix et les institutions littéraires, je pensais pouvoir m'attendre à une certaine justification de cette haine, à un exposé des motifs qui ont causé celle-ci, mais ils sont assez peu présents. Bien sûr, il y a toutes les erreurs – tout à fait grossières et inimaginables pour les profanes que nous sommes – commises lors des discours de ces cérémonies (inversion du sexe des deux écrivains récompensés, biographies et bibliographies erronées, notamment) et la condescendance des jurés et responsables du prix, mais c'est d'après moi bien mince : emblématique de la méconnaissance des écrivains récompensés par les responsables même de ces prix, mais mince. Ce qui m'a également déçue, c'est la redondance générale de ce livre : autant d'une nouvelle à l'autre qu'à l'intérieur même de celles-ci. le déroulement des prix littéraires et les raisonnements de Bernhard (je méprise tous ces gens, mais j'accepte tout de même le prix pour l'argent, car j'en manque actuellement cruellement) se suivent et se ressemblent dans leur structure. de plus, à l'intérieur même de ces récits, la même idée est souvent répétée plusieurs fois, comme si l'écriture suivait le fil des pensées de l'écrivain. J'ignore si ce style redondant interne est dû à la traduction ou s'il m'aurait fait le même effet en langue originale, mais il m'a déplu. C'est pour ces deux raisons principales que je me suis davantage intéressée aux discours prononcés lors de certains prix littéraires, insérés à la fin du recueil. Ils constituent une bonne illustration des propos précédents et énoncent des idées tout à fait intéressantes (celle selon laquelle, après la guerre, les gens du 20e siècle ne vivent plus, mais existent, m'a particulièrement intéressée par exemple). Lien : http://minoualu.blogspot.com.. + Lire la suite