Ombres sur la prairie


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3.75 étoiles sur 5 de 24 Commentaires client

Ombres sur la prairie - Personne ne pourra ouvrir ce merveilleux livre sans céder du début à la fin au charme impétueux, tendre et plein d'humour, de l'auteur. Il ne semble guère possible, au cours des quatre récits brefs et limpides composant l'ouvrage, de manifester autant de féminité authentique jointe à une indomptable vaillance virile. Et c'est pourtant l'évidence : Karen Blixen tue un lion comme une femme ordinaire se rend au marché. Dans une ferme située sur les hauts...

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Détails Ombres sur la prairie

Le Titre Du LivreOmbres sur la prairie
AuteurKaren Blixen
ISBN-102070393097
EditeurGallimard
Catégoriesrécits
Évaluation du client3.75 étoiles sur 5 de 24 Commentaires client
Nom de fichierombres-sur-la-prairie.pdf
La taille du fichier21.24 MB


23 février 2011
Sans m'en rendre bien compte, je savais déjà sur cette pente herbeuse que j'avais atteint le plus haut sommet auquel il me serait jamais donné de parvenir sur cette terre. Créature minuscule dans cet alambic formidable de l'air, de la terre et des herbes mais cependant ne faisant qu'un avec eux. Me doutais-je alors que j'avais atteint aussi le sommet de ma propre vie ? L'espace autour de moi était empreint d'une sorte de solennité douloureuse. + Lire la suite

12 février 2018
Karen Blixen, dans Ombres sur la prairie évoque les personnes et les moments qu'elle a connus quand elle était à la tête de sa ferme africaine, avec un premier témoignage en forme d'hommage à Farah son homme de confiance, somali musulman, celui qui l'accueille quand elle arrive pour la première fois en Afrique et celui qui la verra partir définitivement en Europe. Elle évoque également des moments comme la chasse et les safaris qu'elle pratique et auxquels elle renonce (sauf la chasse au lion) ainsi que sa fonction de "médecin", consultée régulièrement par la population environnante. le dernier évoque son retour et les nouvelles qu'elle obtient de temps en temps de ses amis africains qui maintiennent son souvenir vivant. A la lecture d'Ombres sur la prairie, c'est une femme à la fois forte et sensible qui nous est révélée, une femme qui à force d'humilité et de patience, s'adapte aux populations somali, kikuyu, masaïs, des groupes dont il faut souvent ménager les rites et traditions pour obtenir leur respect. On sent à chaque page l'amour et le bonheur qu'elle décrit et même l'honneur qu'elle ressent d'avoir connu des personnes d'exception, quelque soit leur statut social, leur religion, coutumes ou nationalité. On peut ressentir un peu de colonialisme mais il faut replacer ces récits dans leur contexte et l'attitude respectueuse dont Karen Blixen fait preuve pendant sa vie au Kenya montre qu'elle a toujours placé sur un pied d'égalité le personnel avec lequel elle travaillait et ses amis européens. Une belle leçon de respect et d'humanité. + Lire la suite

02 avril 2012
Denys Finch Hatton, le Concerto pour clarinette, le survol de l'Afrique... Tous les fans d'Out of Africa connaissent ces images ainsi que celle de Karen Blixen, incarnée par Meryl Streep dans son plus beau rôle (enfin, d'après moi^^), le destin exceptionnel de Karen Blixen, née au Danemark en 1885. Rejetant un mode de vie bourgeois et linéaire, elle part s'installer en Afrique avec le baron Bror Blixen où elle reste de 1914 à 1931. Elle est obligée de quitter sa ferme africaine après avoir fait faillite et retourne au Danemark, mais elle reste fidèle à cette nation où elle aurait « désiré laisser ses os ». Si la biographie de Jean-Noël Liaut, Karen Blixen m'a montrée que sa relation avec Denys était largement moins idyllique que dans le film, elle m'a donné envie de me plonger dans son oeuvre. Je lirai donc d'ici peu Les Contes d'hiver et pourquoi pas Les Contes gothiques, dont le titre m'attire beaucoup... La plus grande partie de la vie de Karen Blixen en Afrique est racontée dans La Ferme africaine et dans les Lettres qu'elle a échangées avec ses amis et sa famille ; Ombres sur la prairie constitue un prolongement de ces oeuvres et régalera ceux qui rêvent de retrouver cet univers. Composé de quatre récits, ce recueil est un tissu de souvenirs, d'émotions, de réflexions anthropologiques, et d'érudition, liés par un fil parfois ténu mais toujours présent. Karen Blixen raconte les liens de confiance tissés avec ses domestiques et les tribus vivant sur « ses » terres, les échanges, les difficultés mais aussi les moments émouvants qu'ils ont pu partager et réussit à retrouver leurs traces vingt ans après son départ d'Afrique. Si certaines remarques peuvent surprendre le lecteur contemporain, par exemple sur les comparaisons qu'elle établit entre les différents peuples qu'elle rencontre et sa propre culture, il faut situer l'oeuvre dans un contexte colonial, à une époque où les européens s'installaient en Afrique en conquérants, pour y faire fortune, parfois aux dépens de la population. Ce qui n'est finalement pas le cas de Karen Blixen qui s'est sincèrement intéressée au sort des peuples vivant sur ses terres, à leur santé, leurs coutumes, leur manière d'envisager le monde. En témoigne la première nouvelle, Ombres sur la prairie, où elle rend hommage à son domestique Farah et où on la voit soigner avec dévouement ses « gens ». Ma préférence va Barua a soldani, dans lequel elle raconte comment une lettre écrite de la main du roi du Danemark devient une sorte de talisman pour les gens qui vivent sur ses terres et permet d'apaiser les souffrances les plus terribles par le simple contact. Un mélange de réalisme, de réflexion et de poésie dans lequel elle révèle une grande humanité et beaucoup de sang-froid. + Lire la suite