Notre vie antérieure


Livres Couvertures de Notre vie antérieure
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Notre vie antérieure - Bertier aimait Laure, Laure aimait Aurélien et Aurélien aimait la vie. Ils étaient jeunes et sans doute pouvaient-ils encore espérer qu'avec le temps ce triangle amoureux revisité finisse par trouver son équilibre. Il n'en fut rien.Devenue écrivain, Laure n'a pourtant jamais évoqué dans son ?uvre cette période de sa vie. Dix-sept romans, mais pas une ligne sur les nuits blanches à Saint-Germain-des-Prés, les après-midis studieux à la bibliothèque Sainte-Geneviève, l...

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Détails Notre vie antérieure

Le Titre Du LivreNotre vie antérieure
AuteurAnne-Sophie Brasme
ISBN-102213683603
EditeurFayard
Catégoriesrécits
Évaluation du client3.78 étoiles sur 5 de 32 Commentaires client
Nom de fichiernotre-vie-antérieure.pdf
La taille du fichier29.76 MB


04 mars 2015
Le hasard des lectures m’a fait découvrir ce court roman après «Les rumeurs du Nil», le pavé de Sally Beauman. Mais quelquefois le hasard fait bien les choses, car les deux auteurs s’y prennent de la même manière pour mettre en scène leur récit. Il font alterner d’une part le regard de l’écrivain aujourd’hui sur l’épisode qui a le plus profondément marqué leur vie et la narration de cet épisode lui-même, au moment où les personnages le vivent. Une technique qui permet d’une part de conserver la fraîcheur du récit et ses zones d’ombre et d’autre part d’effectuer une analyse introspective et d’éclairer le chemin parcouru. Nous sommes au début des années 90, au moment où Laure, la narratrice, rencontre Aurélien et Bertier, venus étudier comme elle à Paris. C’est une période à la fois insouciante et studieuse, légère et grave. L’avenir est devant eux, sans pour autant pouvoir deviner de quoi il sera fait. La liberté a un doux parfum, mais il s’évapore bien vite devant les contingences matérielles. L’amour est encore un jeu, mais il peut très vite tourner au casse-tête. Comme par exemple si le délicat équilibre du trio est rompu. C’est ce qui arrive sur l’île d’Oléron où la famille d’Aurélien possède une maison de vacances. Laure va se jeter dans les bras d’Aurélien alors que Bertier est amoureux d’elle. Mais comme dans les tragédies grecques, Thanatos va donner rendez-vous à Eros : Aurélien va faire une mauvaise chute sur les rochers au bord de la plage et meurt quelques jours plus tard. C’est l’écrivain Laure Narsan, près de quarante ans plus tard, qui va nous dire ce qu’il est advenu alors. Il serait bien entendu dommage de déflorer ici la fin du roman. Disons simplement qu’Anne-Sophie Brasme a parfaitement su rembobiner le fil de son histoire. Les tourments de l’âme sont servis par une écriture limpide, ce qui permet au lecteur de ne pas croire le personnage-écrivain quand il affirme que son œuvre est somme toute plutôt banale. L’auteur-écrivain nous prouvant le contraire, page après page. + Lire la suite

14 janvier 2017
Voilà un roman qui ravira les fans d'Annie Ernaux. le ton est juste, les mots sont précis, dégraissés du superflu et de tout effet de style, le tout au profit d'une vision aigue de la réalité. Bref, un roman comme on aimerait en lire plus souvent. le récit est basé sur le souvenir, souvenir d'une jeunesse insouciante, des amours de plage, avant que l'on se lance dans la conquête d'un métier, avant que l'on sache quoi faire de sa vie. Laure Narsan, écrivain reconnu à défaut d'être renommée, se souvient de ses vingt ans où elle était tombée follement amoureuse du Bel Aurélien, de ces vacances à Oléron où leur amour a pu, enfin, être "consommé". Mais la vie est pleine de surprises, parfois belles, parfois tristes, et le bel Aurélien ne sera pas l'homme avec lequel Laure fera sa vie. Des surprises, Anne-Sophie Brasme nous en ménage tout au long de ce récit, où le présent de l'écriture alterne avec le passé revécu à l'occasion d'une perte d'inspiration. En prime, un délicieux anachronisme, qui n'en est pas un si l'on y réfléchit bien. À vous de le découvrir… + Lire la suite

17 septembre 2016
Quand Aurélien n'était pas là, on se voyait quelques fois seuls, tous les deux, chez Gibert où nous traînions dans les rayons de la rentrée littéraire, ou devant les étalages de bouquinistes. "Et celui-là, tu l'as lu ? " me disait-il, les yeux brillants ; puis il se lançait dans une explication aussi passionnante que décousue, et je l'écoutais sans perdre un mot.