Notre vie antérieure


Livres Couvertures de Notre vie antérieure
3.78 étoiles sur 5 de 32 Commentaires client

Notre vie antérieure - Bertier aimait Laure, Laure aimait Aurélien et Aurélien aimait la vie. Ils étaient jeunes et sans doute pouvaient-ils encore espérer qu'avec le temps ce triangle amoureux revisité finisse par trouver son équilibre. Il n'en fut rien.Devenue écrivain, Laure n'a pourtant jamais évoqué dans son ?uvre cette période de sa vie. Dix-sept romans, mais pas une ligne sur les nuits blanches à Saint-Germain-des-Prés, les après-midis studieux à la bibliothèque Sainte-Geneviève, l...

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Détails Notre vie antérieure

Le Titre Du LivreNotre vie antérieure
AuteurAnne-Sophie Brasme
ISBN-102213683603
EditeurFayard
Catégoriesrécits
Évaluation du client3.78 étoiles sur 5 de 32 Commentaires client
Nom de fichiernotre-vie-antérieure.pdf
La taille du fichier28.69 MB


27 juin 2017
J'ai bien aimé "Notre vie antérieure" mais quelques détails de ce court roman m'ont un peu mises mal à l'aise.D'abord (et ça c'est un sentiment tout personnel qui n'a rien à voir avec la qualité du roman) j'ai été gênée par les propos de la narratrice, écrivain confirmée ayant publié dix-sept romans, qui dénigre son travail. Etant une lectrice assidue (compulsive ?), j'avoue que l'écrivain est un peu mon héros idéal : celui qui me permet d'oublier, de rêver, de m'évader grâce à ses histoires, ses personnages, son style, etc. Alors le voir descendu de son piédestal, ramené au rang des travailleurs ordinaires qui font leurs huit heures par jour sans état d'âme ni passion, c'est franchement glaçant. J'ai aussi trouvé dommage que l'émotion ne transparaisse pas davantage dans le texte. Après tout la narratrice évoque son premier amour, une période déterminante qui a profondément marqué sa personnalité et j'ai eu l'impression qu'elle en parlait avec un détachement que quarante années n'expliquent pas (comme d'autres lectrices j'ai été surprise en lisant que l'été à l'île d'Oléron se passait dans les années 1990, mais puisque rien ne vient contredire (sauf si je suis passée à côté de quelque chose..) que la partie où la narratrice a 65 ans se passe dans les années 2030, pour quoi pas ?). Comme L'Irrégulière j'ai deviné les grandes lignes de l'histoire juste en lisant la quatrième de couverture et l'extrait Des Vagues de Virginia Woolf placé en exergue. Les intrigues prévisibles ne me posent généralement pas de problème (après tout je lis beaucoup et les histoires originales sont plutôt rares et ne garantissent pas forcément de bons romans), sauf que l'auteur essaye de maintenir absolument un certain suspense qui m'a du coup semblé plutôt artificiel. Malgré cela, j'ai passé un très bon moment avec ce livre grâce à la plume d'Anne-Sophie Brasme : un très beau texte, fluide et épuré, pour un roman que je n'ai pas pu fermer avant d'en avoir lu la dernière ligne... + Lire la suite

26 juin 2016
Un petit livre bien écrit, limpide qui se lit d'une traite. Laure, Bertier et Aurélien, ce trio d'adultes à venir, nous remue et nous interroge sur notre part d'espoir, de promesse en l'avenir ou au contraire de regret et de nostalgie . Une fois le livre refermé un se prend à regarder sa vie, son déroulement jusque là où nous en sommes et, à se demander quelle part de hasard il y a eu, quelle part de certitude de jeunesse s'est confirmée ou au contraire ensevelie dans des renoncements, l'oubli ? Quelle part de nos décisons influe sur le mouvement de notre vie? Le sens que l'on veut donner à sa vie et celui, qu'avec les année passées, nous lui trouvons- ou contraire ne lui trouvons pas. Les reves avortés , les espoirs déçus, l'illumination flamboyante d'un instant de bonheur sur lequel repose une vie entière jusqu'à s'y perdre. le point de tension où tout est possible et où tout pourtant est déjà joué. La vie coule, se roule, s'enroule, se déroule , nous avec ....nous avec les intempéries et les rayonnements de notre coeur. Et nos fissures qui réapparaissent, parfois, comme un long miaulement inconsolable auquel on se doit de se faire une raison pour continuer à se rouler dans les jours qui restent. + Lire la suite

17 septembre 2016
Après cela, je n'en ai plus reparlé. Je me disais qu'après tout nous aurions fait de bien mauvais parents. Nous sommes trop égoïstes, trop exigeants ; nous détestons tout ce qui est imprévisible, tout ce que nous ne maîtrisons pas. Alors, mon désir d'enfant, je l'ai pris entre les mains, et je l'ai roulé en boule au fond de moi.