La Mort de Virgile


Livres Couvertures de La Mort de Virgile
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La Mort de Virgile - Virgile est mort à l'âge de cinquante et un ans, à Brindisi, le 21 septembre 19 av. J. -C ; au retour d'un voyage en Grèce où il avait contracté la malaria. Déçu par son temps, il avait voulu, au cours de ses derniers jours, détruire le manuscrit de L'Enéide. Tels sont les faits historiques qui ont servi de point de départ à l'ouvrage d'Hermann Broch, vaste méditation lyrique où les rêves du poète à l'approche de la mort se mêlent, dans le flux d'un monologu...

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Détails La Mort de Virgile

Le Titre Du LivreLa Mort de Virgile
AuteurHermann Broch
ISBN-102070221539
EditeurGallimard
Catégorieslittérature
Évaluation du client4.55 étoiles sur 5 de 31 Commentaires client
Nom de fichierla-mort-de-virgile.pdf
La taille du fichier18.32 MB


04 mai 2012
"Toute vie humaine, toute oeuvre humaine entraîne avec soi un reste d'inaccomplissement caché; ce sort nous a été imposé à tous."

12 avril 2011
incipit : "Bleu d'acier et légères, agitées par un imperceptible vent debout, les vagues de l'Adriatique avaient déferlé à la rencontre de l'escadre impériale lorsque celle-ci, ayant à sa gauche les collines aplaties de la côte de Calabre qui se rapprochaient peu à peu, cinglait vers le port de Brundisium, et maintenant que la solitude ensoleillée et pourtant si funèbre de la mer faisait place à la joie pacifique de l'activité humaine, maintenant que les flots doucement transfigurés par l'approche de la présence et de la demeure humaine la peuplaient de nombreux bateaux, - de ceux qui faisaient route également vers le port et de ceux qui venaient d'appareiller, - maintenant que les barques de pêche aux voiles brunes venaient de quitter, pour leur expédition nocturne, les petites jetées des nombreux villages et hameaux étendus le long des blanches plages, la mer était devenue presque aussi lisse qu'un miroir." + Lire la suite

16 décembre 2016
En effet, comme conscient de l’abolition de toute durée, comme conscient de l’unité du commencement et de la fin, mais comme conscient également de la dualité à laquelle toute unité est soumise, à laquelle lui aussi devait se soumettre, il se défit de l’unité de son être, il devint, tout au moins pour un certain temps, dualité; d’une part restant assis dans une tranquille quiétude sur le banc des rameurs,d’autre part se levant et s’approchant avec l’allure souple du marin, lui tendant le gobelet une nouvelle fois, afin que l’ami altéré-oh ! était-il altéré?- y puisse boire encore une fois ! Et lorsque cela s’accomplit, Ô miracle, ce ne fut pas l’absorption d’un breuvage que l’on boit, ce ne fut pas comme l’étanchement, une soif que l’on étanche, non, ce fut une participation, ce fut une part à la double existence reflétée, ce fut une intégration à la marée infinie des eaux, ce fut le sentiment d’une pénétration de soi par la vue intérieure du monde invisible, mais ce fut aussi, un savoir sans savoir, au point où se referme le cycle de la connaissance, qui enclot le néant, ce fut cette fermeture même, ce fût la jonction des infinis divergents, la jonction par laquelle l’avenir se mue en passé, le passé en avenir, ô duplication à l’intérieur de la duplication, réflexion à l’intérieur de la réflexion, invisibilité à l’intérieur de l’invisible. Il n’était donc plus besoin d’un médiateur ni d’un ustensile, ni du gobelet qui enferme le liquide, ni de la main qui tend le gobelet, à peine besoin de la bouche qui accueille le liquide, il n’en était plus besoin parce que toute action, celle de boire ou une autre, parce que les liens de toute vie avaient été relâchés et dénoués en vertu d’une connexion qui annulait toute discordance… Et voilà que l’ivoire du gobelet se métamorphosa en une corne de brune et solide qui se dissipa en un nuage brun et léger; en même temps le passé se dissipa aussi, entièrement, non pas comme un simple phantasme, mais comme une réalité vue en rêve, autorisée à demeurer, dans l’assurance qu’elle n’aura pas été vaine…Voilà ce qui eût lieu,tandis que le liquide sans humidité, la boisson sans goût, courait sur ses lèvres et à travers son gosier, sans que ses lèvres sa langue et son gosier en fussent humectés. + Lire la suite