La folie Baudelaire


Livres Couvertures de La folie Baudelaire
4.4 étoiles sur 5 de 10 Commentaires client

La folie Baudelaire - C’est « la vague Baudelaire » et ses effets dans l’art et la littérature que Roberto Calasso analyse et raconte ici avec l’érudition et le talent narratif qui sont les siens. S’appuyant sur un réseau enchevêtré de citations et de rapprochements, le grand écrivain italien nous propose de déambuler dans un Salon imprévisible où seraient exposées des images de toutes sortes, il nous fait circuler dans les méandres de ce système nerveux qui s’appelait Baudelaire,...

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Détails La folie Baudelaire

Le Titre Du LivreLa folie Baudelaire
AuteurRoberto Calasso
ISBN-102070128806
EditeurGallimard
Catégorieslittérature
Évaluation du client4.4 étoiles sur 5 de 10 Commentaires client
Nom de fichierla-folie-baudelaire.pdf
La taille du fichier18.91 MB


30 juin 2015
"Il y a une vague Baudelaire qui traverse tout. Elle a son origine avant lui et elle se propage au-delà de n'importe quel obstacle. Parmi les pics et les creux de cette vague on reconnaît Chateaubriand, Stendhal, Ingres, Delacroix, Sainte-Beuve, Nietzsche, Flaubert, Manet, Degas, Rimbaud, Lautréamont, Mallarmé, Laforgue, Proust et d'autres, comme s'ils étaient atteints par cette vague et submergés pendant quelques instants. Ou comme si c'était eux qui heurtaient la vague. Des poussées qui se croisent, divergent, se ramifient. Des tourbillons, des remous soudains. Puis le cours reprend. La vague continue à voyager, elle se dirige toujours vers le "fond de l'Inconnu" d'où elle est venue". + Lire la suite

04 septembre 2014
La folie Baudelaire ! C'est Sainte-Beuve qui, pour évoquer la candidature (surprenante) de Baudelaire à l'Académie française (sa demande sera refusée), usa de ce terme pour qualifier son oeuvre. Je ne peux éviter de le citer tant ce passage est remarquablement formulé : « En somme, M. Baudelaire a trouvé moyen de se bâtir, à l'extrémité d'une langue de terre réputée inhabitable et par-delà les confins du romantisme connu, un kiosque bizarre, fort orné, fort tourmenté, mais coquet et mystérieux, où on lit de l'Edgar Poe, où l'on récite des sonnets exquis, où l'on s'enivre avec le haschisch pour en raisonner après, où l'on prend de l'opium et mille drogues abominables dans des tasses d'une porcelaine achevée. Ce singulier kiosque, fait en marqueterie, d'une originalité concertée et composite, qui, depuis quelques temps, attire les regards à la pointe du Kamtchatka romantique, j'appelle cela la folie Baudelaire. L'auteur est content d'avoir fait quelque chose d'impossible, là où on ne croyait pas que personne pût aller. » Voici donc le propos de ce bel essai : la description de cette folie Baudelaire. Pour l'entreprendre, Calasso s'est nourri bien entendu de l'oeuvre même de l'auteur ainsi que de sa correspondance. Mais il la développe par une divagation heureuse sur les artistes de son temps qui l'inspirèrent ou l'irritèrent. C'est ainsi que, pour évoquer la création Baudelairienne, Calasso nous plonge dans l'atelier de Degas, d'Ingres ou de Manet. Cette façon de laisser l'avantage à la pensée plutôt que borner sa réflexion par des principes plus rigoureux est en parfaite adéquation avec le style de Baudelaire dans ses notes critiques. Calasso ouvre ainsi des espaces, permet au lecteur de passer d'un lieu à un autre, d'un artiste à un autre et d'un art à un autre, tissant au final ce paysage grandiose et inquiétant à la pointe de ce Kamtchatka romantique. + Lire la suite

09 novembre 2011
On emboîte le pas à Roberto Calasso, érudit et passionné, réfléchissant ici sur la représentation, la nécessité du chaos et celle du cadre, là sur l'étroitesse des liens entre le sublime et le ridicule, la décadence et la modernité, plus loin encore sur l'articulation entre l'imagination - chacun le sait, « la reine des facultés » -, le rêve et la vérité.