Ma grande


Livres Couvertures de Ma grande
4.04 étoiles sur 5 de 14 Commentaires client

Ma grande - "La vérité, c'est : je t'ai tuée et c'est tout. J'ai sans doute pas raison. Je regrette rien, et c'est mal." Ils se sont rencontrés à la piscine. Ils se sont aimés pas longtemps. Ils se sont acheté une maison. Il n'a jamais cessé de subir et malgré tout un enfant est né. Il n'était pas vraiment un homme battu : pas de bleus, rien de visible. Et pourtant des coups il y en a eu. Alors on se demande pourquoi il est resté.

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Détails Ma grande

Le Titre Du LivreMa grande
AuteurClaire Castillon
ISBN-102072786258
EditeurGallimard
Catégoriesmagique
Évaluation du client4.04 étoiles sur 5 de 14 Commentaires client
Nom de fichierma-grande.pdf
La taille du fichier26.66 MB


23 mai 2018
Un roman que j'ai dévoré, subjuguée par la détresse de cet homme ! Ce long monologue d'un homme martyrisé moralement par sa femme, piégé dans sa relation de couple est poignant. Ce n'est pas tant la fin de leur couple la mort par noyade de la femme que l'on connait depuis le début du texte qui nous incite à lire cette confession mais la liste, l'accumulation de toutes les vexations, humiliations qu'a subi cet homme. La description de ce qui ressemble à un enfer conjugal est glaçante : on s'interroge sur la véracité de ce type de relation au sein d'un couple. On est figé devant l'horreur , et on comprend même l'acte lui-même , on excuserait presque cet homme humilié. Une histoire moderne à une époque où on dénonce la violence conjugale. Les choses sont remises à leur place : la souffrance morale et les hommes .

29 avril 2018
Écrire, je le fais juste quand je le fais, parce que je m’entends parler, vraiment, et que personne m’interrompt pour me dire que je suis con. Avec toi, je pouvais plus. Tu m’avais coupé la plume aussi. Je voulais partir dans mon voyage mais t’étais tout le temps au péage à me dire Contrôle, stop, tes papiers. Tu me fouillais. Je me retrouvais à poil. Je pouvais plus aligner deux mots quand tu te mettais à gueuler trop. Je perdais les verbes comme faire, penser. Être, je l’ai perdu pendant des années. Un jour, j’ai écrit un poème avec que des noms. J’avais plus rien. Le seul verbe qui venait c’était Meurt. + Lire la suite

30 avril 2018
C.Castillon est jolie comme un coeur, l'air toujours serein malgré les pages désenchantées qu'elle nous envoie depuis bientôt 20 ans. Un peu de perversité, un zeste bien acide de citron, et nous voilà dans les tréfonds de l'âme humaine. Je la trouve fascinante et regrette de ne l'avoir jamais rencontrée. Cette fois c'est la mort d'un couple qui est le centre de son attention, et pour ne pas abonder dans la vague actuelle des femmes victimes, c'est un homme qui est l'acteur principal de ce roman, acteur peu actif certes mais tout de même . Ce fils unique à l'adolescence heureuse, poète à ses heures, tombe amoureux en deux minutes d'une jolie jeune fille rencontrée à la piscine. Ce qui sera un enfer va vite se développer, et ni le mariage ni la venue d'une petite fille ne pourra freiner la descente. Celle que dans l'intimité il appelle « ma grande » est déroutante, violente dans les mots, jalouse, envieuse, le coupe de sa famille et de ses amis au point d'exiger un mariage , seuls en Californie sans prévenir quiconque. Perverse l'épouse, pas vraiment, immature sûrement, quant au jeune homme il finira par accepter cette vie débilitante pour lui, pas de carte bleue, rendre des comptes pour chaque acte qui lui est permis, au fait, il se prend une gifle quand même ; lâche c'est sur, mais avec toujours l'espoir que les choses s'arrangeront. Heureusement ça finira mal si j'ose dire, et enfin l'amoureux des mots pourra à travers ce texte raconter incognito son calvaire qui dure quand même une quinzaine d'années, et pourtant la sérénité et l'envie d'être heureux ne reviennent pas: il y avait peut-être encore un peu d'amour qui résistait... + Lire la suite