Ma grande


Livres Couvertures de Ma grande
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Ma grande - "La vérité, c'est : je t'ai tuée et c'est tout. J'ai sans doute pas raison. Je regrette rien, et c'est mal." Ils se sont rencontrés à la piscine. Ils se sont aimés pas longtemps. Ils se sont acheté une maison. Il n'a jamais cessé de subir et malgré tout un enfant est né. Il n'était pas vraiment un homme battu : pas de bleus, rien de visible. Et pourtant des coups il y en a eu. Alors on se demande pourquoi il est resté.

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Détails Ma grande

Le Titre Du LivreMa grande
AuteurClaire Castillon
ISBN-102072786258
EditeurGallimard
Catégoriesmagique
Évaluation du client4.04 étoiles sur 5 de 14 Commentaires client
Nom de fichierma-grande.pdf
La taille du fichier23.38 MB


06 avril 2018
« Il te fallait un tatoué ma grande qui t'aurait claqué la gueule rien que pour un regard en biais. Il t'aurait matée comme jamais. Sans ceinture. Avec la pupille. » C'est l'histoire d'une violence conjugale… vécue par un homme. Une violence psychologique, impossible à dénoncer. Pas non plus une violence perverse, plutôt l'histoire d'une femme très chiante, insupportable, sotte, médiocre, que l'on a tous envie de claquer… ou de tuer. Un mariage qui aura duré quinze ans, une maison avec piscine, une petite fille née très vite. Et un quotidien atroce. Une épouse-mégère folle de jalousie, qui pique des crises démesurées, capable de tout, supprimant petit à petit carte bleue, amis, famille du narrateur. Lui, doux, diplomate, trop sans doute, il s'écrasera, malgré lui, il fera toujours en sorte de tempérer, pour leur fille, pour éviter les cris, les larmes, il restera pour cette petite qu'il ne peut pas abandonner à sa folle de mère, peut-être aussi parce qu'il a cru longtemps au schéma de ses rêves, parce qu'il ne voulait plus se rendre seul aux dîners de couple… De la moindre petite fantaisie à sa plus grande passion, elle lui interdira tout, commandera le moindre de ses faits et gestes, même dans quel sens comment tondre le gazon. Elle lui interdira de pleurer son père défunt, de voir ses amis, aller à la piscine, écrire des poèmes. Car oui il écrivait avant, avant elle, avant qu'elle lui ôte la poésie de la vie. Et même après elle —car il y aura un après— parviendra-t-il à revivre à nouveau, lorsque l'on a été ainsi traqué, chaque seconde, jour et nuit, les poches fouillées, privé d'avis, de parole, de projets personnels ? Mon avis En écrivant ces lignes, j'ai l'impression que l'histoire paraît absurde, qu'elle manque de crédibilité. Comment un homme peut-il supporter cela, si longtemps ? Est-ce seulement envisageable de tenir une minute, mais quinze ans? Quel genre d'homme était-il ? Comment l'auteure a-t-elle réussi ce challenge incroyable ? Tout se tient dans le roman, la possession se fait de manière insidieuse, le piège se referme progressivement, les traits de caractère sont bien dosés, l'espoir guette toujours, les années défilent et la situation s'enlise. On lit ce livre en apnée et c'est magique. Parfois, il dérange aussi, car il révèle des traits féminins qui nous appartiennent à toutes, bien que l'on refuse de se reconnaître dans le personnage de l'épouse. Qui n'a pas été sournoise, mesquine, intéressée, jalouse à en crever ? La fin du roman est à elle-seule très intéressante, cette épouse toujours présente malgré sa disparition continue à l'envahir, à l'empêcher d'avancer... est-ce que malgré tout cela il n'y aurait pas eu un peu d'amour dans cette histoire..? Un gros coup de coeur pour le sujet et la façon dont il a été traité, un roman que je recommande. Merci aux Editions Gallimard pour cette lecture ! Lien : https://agathethebook.com/20.. + Lire la suite

29 avril 2018
Écrire, je le fais juste quand je le fais, parce que je m’entends parler, vraiment, et que personne m’interrompt pour me dire que je suis con. Avec toi, je pouvais plus. Tu m’avais coupé la plume aussi. Je voulais partir dans mon voyage mais t’étais tout le temps au péage à me dire Contrôle, stop, tes papiers. Tu me fouillais. Je me retrouvais à poil. Je pouvais plus aligner deux mots quand tu te mettais à gueuler trop. Je perdais les verbes comme faire, penser. Être, je l’ai perdu pendant des années. Un jour, j’ai écrit un poème avec que des noms. J’avais plus rien. Le seul verbe qui venait c’était Meurt. + Lire la suite

29 avril 2018
Quand je te disais Ma grande, tu me souriais vraiment. Ça durait juste le temps de redescendre de là-haut, là-haut où ça te mettait, l’amour dans nos draps froids. Tu avais lu quelque part que grelotter fait brûler. Les calories, je parle. Si toi tu avais froid, il fallait que nous aussi. Tu arrêtais le chauffage. La petite contre son lion. Je me pelais contre toi et tu supportais pas. C’était femmelette. Tu aimais bien les vrais hommes. Je te sentais traversée par un grand courant chaud quand un colonel des armées disait Mes hommes à la télé. Moi, j’étais pas jaloux. + Lire la suite