Chateaubriand : Essai sur les révolutions - Génie du Christianisme


Livres Couvertures de Chateaubriand : Essai sur les révolutions - Génie du Christianisme
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Chateaubriand : Essai sur les révolutions - Génie du Christianisme - Ce volume contient les oeuvres suivantes : Essai historique, politique et moral sur les Révolutions anciennes et modernes, considérées dans leurs rapports avec la Révolution française - Génie du Christianisme ou beautés de la religion chrétienne. Édition de Maurice Regard.

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Détails Chateaubriand : Essai sur les révolutions - Génie du Christianisme

Le Titre Du LivreChateaubriand : Essai sur les révolutions - Génie du Christianisme
AuteurFrançois-René de Chateaubriand
ISBN-102070108635
EditeurGallimard
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.83 étoiles sur 5 de 6 Commentaires client
Nom de fichierchateaubriand-essai-sur-les-révolutions-génie-du-christianisme.pdf
La taille du fichier29.12 MB


25 octobre 2017
Chers Babéliens, La lecture de « Génie du christianisme » de FR vicomte de C, est une affaire de longue haleine, commencée il y a déjà plusieurs mois. C'est ce qui se produit lorsque l'on entreprend de front plusieurs grands ouvrages. Mais c'est ma façon de lire. Je viens donc de le retrouver ; sa composition en chapitres courts favorise les interruptions. Il suffit de s'arrêter à la fin d'un chapitre. Cela veut dire que mes critiques vont avancer au gré des progrès de ma lecture. L'oeuvre est une hagiographie (au sens élargi du mot) de l'église romaine, de ses dogmes et de ses rites. Mais ce n'est pas seulement cela. C'est aussi un hymne à la beauté de la nature et de l'univers tout entier, et de laquelle l'écrivain induit la preuve de l'existence de Dieu, loue la sagesse et la science de la Providence. Fénelon et d'autres avant lui, ont abouti aux mêmes conclusions avec les mêmes démonstrations. C'est du reste ce que nous enseignent les livres sapientiaux bibliques : Dieu est tout entier dans sa création, il suffit d'avoir les yeux grands ouverts, le jugement en éveil, la raison méditative. Chers babéliens, je dois dire que c'est mon cas, s'il est permis ici d'émettre de telles pensées. Après tout pourquoi pas, notre immense et vénéré Louis Pasteur n'a-t-il pas déclaré que : un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup y ramène. C'est un peu la démonstration de notre grand écrivain qui se désole de l'ignorance et de l'orgueil des sachants, pour faire court. Lorsque l'homme effleure le savoir, il se prend pour Dieu et évince celui-ci de son oeuvre, en déclarant comme Laplace, Dieu ? Je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse. L'arbre du savoir, selon lui, a été la cause de la chute originelle. Et le savoir orgueilleux, la cause de l'éloignement constant de l'homme, de son Dieu. Mais revenons à la littérature ; la prose De Chateaubriand est magnifique et magnifiquement poétique. Dans une écriture ample et simple, lyrique et romantique, il peint les munificences de la nature, les beautés du cosmos, les mystères du comportement des animaux, des oiseaux surtout qu'il semble connaître particulièrement, les immenses et merveilleux espaces de la vierge Amérique qu'il a sillonnés. Et toujours, il se retrouve dans la proximité de son Créateur en méditant sur ce qu'il observe. Les scientifiques d'aujourd'hui sont-ils capables d'une telle poésie dans la description de leur découverte ou dans l'observation qu'ils font de la nature ? le style De Chateaubriand a été perdu depuis longtemps, mais il s'est trouvé des savants de grand renom pour dispenser un peu de poésie au vulgum pecus dont je suis. Il me souvient avoir entendu Hubert Reeves qualifier l'univers de « grande pensée ». J'ai trouvé cela très beau. L'astronomie se prête au rêve et à la poésie. Elle rapproche du divin, aussi. Tout naturellement, il en vient à glorifier Dieu dans la merveilleuse constitution de l'homme. Et pour cela il convoque Cicéron qui s'émerveillait de nos sens et de nos organes physiques absolument propres à leur destination. Et il nous livre en même temps l'exclamation admirative d'un Galien qui, laissant glisser son scalpel, s'écriait : « Ô toi qui nous as faits ! En composant un discours si saint, je crois chanter un véritable hymne à ta gloire. Je t'honore plus en découvrant la beauté de tes ouvrages, qu'en te sacrifiant des hécatombes entières de taureaux, ou en faisant fumer tes temples de l'encens le plus précieux. La véritable piété consiste à me connaître moi-même, ensuite, à enseigner aux autres quelle est la grandeur de ta bonté, de ton pouvoir, de ta sagesse. Ta bonté se montre dans l'égale distribution de tes présents, ayant réparti à chaque homme, les organes qui lui sont nécessaires ; ta sagesse se voit dans l'excellence de tes dons ; et ta puissance, dans l'exécution de tes desseins. » Voilà, tout le sel que je trouve au contact des grands écrivains qui élèvent notre âme et nous extraient de cette médiocrité culturelle moderne. Il faut lire Chateaubriand pour se ressouvenir des métamorphoses d'Ovide, des textes de Virgile et d'Homère, des mythes oubliés, des belles aventures scientifiques du passé si élégamment racontées. Bon, me voici au début d'un livre nouveau, le sixième qui traite de l'immortalité de l'âme. A la prochaine…Donc. Pat + Lire la suite

22 octobre 2015
Il n'est rien de beau, de doux, de grand dans la vie, que les choses mystérieuses. Les sentiments les plus merveilleux sont ceux qui nous agitent un peu confusément : la pudeur, l'amour chaste, l'amitié vertueuse sont pleines de secrets. On dirait que les coeurs qui s'aiment s'entendent à demi-mot, et qu'ils ne sont que comme entrouverts. L'innocence, à son tour, qui n'est qu'une sainte ignorance, n'est-elle pas le plus ineffable des mystères ? L'enfance n'est si heureuse que parce qu'elle ne sait rien, la vieillesse si misérable, que parce qu'elle sait tout ; heureusement pour elle, quand les mystères de la vie finissent, ceux de la mort commencent. Génie, p. 472, I-I-2 + Lire la suite

21 octobre 2015
Il y a des pages magnifiques dans ces deux ouvrages, surtout dans le second, qui fit sa gloire tout au long du XIX°s. mais sommes-nous capables d'appréhender ces deux oeuvres comme des ensembles cohérents, et de dire un mot sur leur démarche, leurs buts, leur signification globale ? Il me semble que l'école ne nous a que trop habitués aux morceaux choisis, et qu'il est difficile pour ceux qui ont contracté cette habitude de lire la totalité de l'Essai ou du Génie du christianisme. de plus, ces deux ouvrages ont assez mauvaise réputation : l'un est un parallèle à la Plutarque entre les révolutions du passé et celle du présent (1789-1794), l'autre une tentative de réhabilitation du christianisme malmené par les Lumières, mais sur des arguments purement esthétiques (la théologie est un peu légère). Quant à l'Essai sur les révolutions, l'érudition l'étouffe un peu et il n'est pas sûr que la forme néo-classique du parallèle soit le meilleur outil pour comprendre l'événement, dont Chateaubriand saisit la nouveauté radicale. Peut-être alors faut-il se résigner à lire de magnifiques extraits. + Lire la suite