La Citadelle


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La Citadelle - Des terrils, des rangées de maisons grises tassées entre les montagnes, c'est tout ce que laisse voir de Blaenelly la pluie qui tombe à verse quand André Manson arrive en octobre 1924 dans cette petite ville minière du Pays de Galles pour devenir l'assistant du docteur Page. Le paysage est lugubre, le travail pénible , peu importe au jeune Ecossais qui fait là ses premiers pas dans la carrière de médecin. Pour lui, la vie est comme une citadelle perdue dans les nuag...

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Détails La Citadelle

Le Titre Du LivreLa Citadelle
AuteurA. J. Cronin
ISBN-102253006793
EditeurLe Livre de Poche
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.93 étoiles sur 5 de 121 Commentaires client
Nom de fichierla-citadelle.pdf
La taille du fichier23.82 MB


07 octobre 2017
Intéressée par la lecture d'un autre auteur écossais puisque j'étais en vacances en Écosse, j'ai décidé de découvrir cet auteur que je ne connaissais pas du tout, et ce fut une bonne surprise. En effet, je ne m'attendais pas du tout à autant apprécier ce livre. L'histoire de ce jeune médecin m'a vraiment intéressée, je me suis attachée à lui en grande partie, même si je ne validais pas toujours tous ses choix. Mais c'est un jeune homme sympathique, qui a de bonnes intentions et c'est donc très plaisant de suivre son histoire. Son histoire, parlons-en ; elle commence simplement, il est pris comme assistant d'un médecin et arrivent les premières péripéties. de fil en aiguille, il va devenir de plus en plus important, monter en grade, changer de lieu où pratiquer la médecine… jusqu'à avoir son propre cabinet à Londres, et une prise de conscience puisqu'il s'est éloigné de ses propres convictions. Cette évolution est très intéressante à suivre, mais surtout très intelligente. le héros passant par plusieurs étapes de sa vie, que ce soit au niveau professionnel ou personnel, étant confronté à des personnes bien ou mal intentionnées, il ne peut forcément rester tout le temps le même. L'auteur, sans changer son caractère et sa personnalité, le rend adaptable aux situations, mais lui permet de prendre conscience de cela vers la fin du roman. Étant donné qu'on suit le héros pendant une bonne partie de sa vie, on l'accompagne dans toutes sortes de situations. du coup, je suis passée par plusieurs émotions pendant ma lecture. J'ai eu l'impression d'être avec le personnage, de vivre avec lui ces moments joyeux ou malheureux. De plus, l'écriture fluide de l'auteur semble si moderne qu'on pourrait croire que ce roman a été écrit ces dernières années. Pourtant, il est paru en 1937 ! Il paraît qu'il s'agirait d'une sorte d'autobiographie puisque l'auteur aurait sensiblement vécu la même chose. Ça ne m'étonnerait pas, car ce qu'il décrit semble parfois si réel tant il y a de détails. Ce roman qui me semble oublié, en tout cas peu connu du grand public, s'est donc révélé être une très bonne surprise. L'auteur a écrit d'autres livres et je vais sûrement m'y intéresser un jour. + Lire la suite

28 août 2012
Il se rendait compte, avec une cruelle perspicacité, que tous ses prétendus maux étaient dus à l’argent. Elle n’avait de sa vie travaillé un seul jour, elle se dorlotait, se soignait, se nourrissait trop bien. Si elle ne dormait pas, c’était parce qu’elle ne prenait aucun exercice... pas plus pour son cerveau que pour ses muscles. Elle n’avait rien à faire qu’à détacher les coupons de ses titres, à penser à ses dividendes, à secouer sa femme de chambre et à combiner des menus pour elle et son chouchou, un loulou de Poméranie. Si elle voulait bien sortir de son cabinet et faire quelque chose de sensé, renoncer à toutes les pilules, à tous les sédatifs, soporifiques, cholagogues et autres niaiseries... donner de son argent aux pauvres, aider les autres et ne plus penser uniquement à elle... Mais jamais, jamais elle n’y consentirait, ce n’était même pas la peine de le lui demander. Elle était moralement morte et lui aussi l’était, dieu lui pardonne. + Lire la suite

28 août 2012
“- Ah ! s’écria Sir Rumbold, alors vous aussi vous avez payé votre tribut”. Et en s’éclaircissant la voix et mettant son pince-nez sur l’organe dont il était richement pourvu, il attira l’attention de toute la table. Sir Rumbold était très à son aise en pareil cas : depuis des années déjà l’attention du grand public britannique se concentrait sur lui. C’était lui qui, il y avait un quart de siècle, avait stupéfait l’humanité en déclarant qu’une certaine portion de l’intestin était non seulement inutile, mais décidément nuisible. Dès centaines de gens s’étaient immédiatement précipités pour se faire enlever ce dangereux morceau et, bien que Sir Rumbold ne fût pas lui-même de ce nombre, le bruit que fit cette opération, appelée par les chirurgiens “l’excision Rumbold-Blanc” établit sa réputation de diététiste. Depuis lors, il s’était maintenu au premier rang, faisant adopter avec succès par ses compatriotes successivement le son comme aliment, le yogourt et le bacille de l’acide lactique. Il inventa ensuite la “mastication Rumbolt-Blanc” et à présent, sans compter son rôle actif dans nombre de conseils d’administration, il rédigeait les menus de la série des fameux restaurants Railey : “Venez, mesdames et messieurs, permettez à Sir Rumbold-Blanc, M.D., F.R.C.P. de vous aider à choisir vos calories”. Nombreux étaient les murmures et les protestations parmi les guérisseurs plus authentiques, déclarant qu’on aurait dû depuis des années rayer Sir Rumbold de la liste officielle des médecins... A quoi on répondait évidemment : “Que serait donc cette liste sans Sir Rumbold?” + Lire la suite