La grande beuverie


Livres Couvertures de La grande beuverie
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La grande beuverie - Une descente dans les abîmes. René Daumal explore ceux du monde matérialiste, et aussi ceux que chacun de nous recèle en lui. Au cours d'une beuverie, l'auteur visite la Jérusalem contre-céleste, où séjournent les Évadés. Artistes, scientistes, faux sages s'y enivrent de paradis artificiels. Puis vient le réveil. L'auteur va apprendre à mieux se connaître, à approfondir la voie introspective. « Alors que la philosophie enseigne comment l'homme prétend penser,...

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Détails La grande beuverie

Le Titre Du LivreLa grande beuverie
AuteurRené Daumal
ISBN-102070705862
EditeurGallimard
Catégoriesroman d'aventure
Évaluation du client4.24 étoiles sur 5 de 31 Commentaires client
Nom de fichierla-grande-beuverie.pdf
La taille du fichier23.28 MB


03 mars 2013
Il est bien difficile de présenter l'originalité de René Daumal. On est toujours entre le conte philosophique, le roman d'aventures à la Jules Vernes, avec un zeste de surréalisme pataphysique à la Jarry… L'incipit : « Il était tard lorsque nous bûmes. Nous pensions tous qu'il était grand temps de commencer. Ce qu'il y avait eu avant, on ne s'en souvenait plus. On se disait seulement qu'il était déjà tard. Savoir d'où chacun venait, en quel point du globe (et en tout cas ce n'était pas un point), et le jour du mois de quelle année, tout cela nous dépassait. On ne soulève pas de telles questions quand on a soif. » Le ton et donné… « La grande beuverie » (1938), un des deux seuls textes publiés du vivant de l'auteur – l'autre, un recueil de poèmes publié en 1936, « le contre-ciel » – est un texte pataphysique dans le sens où la pataphysique chère à Jarry n'est autre que la « science des solutions imaginaires » … René Daumal, créateur de l'éphémère (trois numéros) revue « le grand jeu », de 1928 à 1930 avec Roger-Gilbert Lecomte, Roger Vailland et le peintre Josef Sima, en quête de « l'au delà du réel » essayera de nombreux « véhicules » de « sublimation de la pensée » : éther, opium, et même du tétrachlorure de carbone, le produit chimique utilisé par les entomologistes pour conserver les papillons morts. Dans la misère, il décédera de la tuberculose à trente-six ans, nous laissant ce texte parfois abscons, mais tellement beau par ailleurs… Un roman éthylique ? Pas seulement. Il y a du Blondin, là dedans, et du Blondin poète… + Lire la suite

17 février 2016
Un texte hilarant et profond dont on sort soi-même complètement grisé.

03 mars 2013
Il y a un sommet où la douleur vole de ses propres ailes, ainsi il y a une certaine intensité de la pensée où les mots n’ont plus part. Les mots conviennent à une certaine précision de la pensée, comme les larmes à un certain degré de la douleur.