Poèmes sacrés et profanes


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Poèmes sacrés et profanes - Tu as sagement fait de m'éveiller ; pourtant Tu ne l'as pas brisé, tu le poursuis, mon Rêve, Tu es tant vérité qu'à toi penser suffit. A faire vrai le rêve, et histoire la fable ;Viens dans ces bras ; puisque tu as jugé le mieux de me couper mon rêve, eh bien ! vivons le reste. John Donne, le Rêve. Et il nous faut nous arrêter : le monde qui, l'instant d'avant, était riant, ou terne, éclatant ...

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Détails Poèmes sacrés et profanes

Le Titre Du LivrePoèmes sacrés et profanes
AuteurJohn Donne
ISBN-102743615184
EditeurPayot et Rivages
Catégoriesfables
Évaluation du client5 étoiles sur 5 de 1 Commentaires client
Nom de fichierpoèmes-sacrés-et-profanes.pdf
La taille du fichier23.23 MB


14 août 2012
Ô mort, ne sois pas fière : on t'a nommée puissante Et terrible, pourtant, au vrai, tu ne l'es pas, Car ceux-là que tu crois, ô pauvre mort, abattre, Ne meurent pas, et moi tu ne peux me tuer. Du repos, du sommeil (de toi pures images), Coule bien du plaisir, alors combien de toi? Et les meilleurs de nous vont les premiers à toi, Pour reposer leurs os et leur âme affranchir. Rois et désespérés, Sort, Destin te commandent, Tu vis avec poison, et guerre, et maladie, Et charmes ou pavot font dormir aussi bien, Même mieux, que ton coup ; aussi, pourquoi t'enfler? Un petit somme fait, vient l'éternelle veille, Et plus jamais la mort ; oui, mort, tu vas mourir. + Lire la suite

14 août 2012
Je tiens mon oeil sur le tien fixe, et là, Je plains, qui brûle en ton oeil, mon image ; Regardant plus bas je la vois noyée Dans une larme transparente ; Si tu as l'art cruel De tuer en faisant, défigurant, images, De combien de façons pourrais-tu donc le faire ? Mais vois, j'ai bu tes larmes douces-amères, Et quoiqu'encor tu en verses, je pars ; Mon image enfuie, disparaît la peur Que cet art me puisse léser ; Quoique de moi tu gardes Une image encor, pourtant celle-là Est à l'abri du mal, puisqu'elle est dans ton coeur. + Lire la suite

14 août 2012
J'ai toujours eu l'impression que Donne faisait partie des poètes qui devaient être terriblement compliqués à traduire, notamment en raison de sa place d'icône de la poésie métaphysique. Après tout c'est une sorte de poésie où rien que le choix de la ponctuation prend plus de sens que dans n'importe où ailleurs, où tout est question de subtilités ou concepts, ce qui la rend fascinante (autant que frustrante dans le cas où le lecteur n'est pas anglophone). On est face à des textes du 17ème siècle, avec peu d'imagerie poétique touchant à la sensibilité directe mais pouvant, au contraire, donner l'impression d'une certaine austérité. Ces traits sont déjà évidemment présents dans les poèmes originaux mais je trouve que le passage à la traduction leur donne un effet « coup de vieux » qui a tendance à noyer le reste. Et sans être particulièrement experte mais pour avoir lu d'autres traductions de Donne, c'est avec celle-ci que j'ai le plus ressenti ça. Cette édition (bilingue) a, comme son nom l'indique, l'avantage de proposer des poèmes sacrés et profanes, ce qui permet de ne pas se limiter à un seul registre de l'auteur. Quand je parlais d'un aspect vieillissant mal, c'est sans doute moins fort dans la partie profane. Pourtant j'ai une légère préférence pour les sonnets sacrés. Donne, qui était prédicateur, était un homme extrêmement religieux et c'est peut-être ce qui fait que c'est dans ce registre-là qu'il me touche le plus. Absolument pas par partage de convictions mais par la façon dont il y aborde et tutoie la mort, de manière calme et profonde, comme si elle était démystifiée grâce à sa foi. Donc je le recommande à ceux qui s'intéressent déjà un peu au genre mais que ceux qui doivent encore être amadoués commencent/continuent avec quelque chose d'autre sous peine de se braquer et de camper sur la série d'arguments qu'on reproche déjà généralement à la poésie. + Lire la suite