La Maison sur le rivage


Livres Couvertures de La Maison sur le rivage
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La Maison sur le rivage - Dick est invité par son ami Magnus Lane à passer ses vacances, en solitaire, dans le charmant petit village de Tywardreath en Cornouailles. Il en a bien besoin car il se sent harcelé par son épouse Vita qui le pousse à quitter la maison d'édition où il travaille pour aller vivre aux États-Unis. En fait, Magnus, professeur de biophysique à l'Université de Londres, a besoin de lui pour expérimenter une drogue qu'il a récemment mise au point. Quoique réticent, Dick ing...

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Détails La Maison sur le rivage

Le Titre Du LivreLa Maison sur le rivage
AuteurDaphné Du Maurier
ISBN-102253007625
EditeurLe Livre de Poche
Catégoriesmystère
Évaluation du client3.84 étoiles sur 5 de 146 Commentaires client
Nom de fichierla-maison-sur-le-rivage.pdf
La taille du fichier20.1 MB


06 février 2014
Vous ne pouvez pas comprendre ! Si vous n'avez jamais passé des vacances à la côte belge (ce que je vous souhaite du fond du coeur), vous ne pouvez pas avoir idée de mon calvaire. D'abord, à la côte belge, il ne fait pas bon. Il pleut, le vent est froid. C'est la Belgique, quoi, pas de surprise. Et si par hasard arrive un jour vraiment chaud, la plage est couverte de monde et ne vous offre pas le moindre coin d'ombre pour vous abriter. Puis la côte belge, c'est laid. A l'exception de quelques privilégiés, pas question ici de "maison sur le rivage", non, les gens s'entassent dans des cages à poules, sur une ligne de buildings affreux qui parcourt tout le littoral le long d'une digue de béton. Puis, c'est pas vraiment la côte belge, c'est la côte flamande. Les gens parlent une langue bizarre et vous lancent des regards méprisants si vous parlez pas comme eux. Alors, imaginez-vous, adolescent, alors que vous n'avez rien demandé, devoir quitter votre chez-vous confortable, vos disques de Pink Floyd et vos copains pour aller passer des vacances à la côte belge avec vos parents ! Bien sûr, au début, j'ai râlé, mais ça ne servait à rien, j'ai bien du me résigner. Heureusement, j'avais trouvé une librairie qui vendait des bouquins d'occase en français. Chaque matin, j'allais m'acheter un livre et je restais enfermé à lire toute la journée dans la cage à poules. Je ne me souviens d'aucun de ces livres sauf d'un ; mais celui-là fut extrêmement important pour moi. Croyez-le ou non, "La maison sur le rivage" est en effet le livre qui m'a fait découvrir la musique "classique", dans une famille où on n'en écoutait pas. J'ai le souvenir très fort d'un héros qui trouvait du réconfort ou du ressourcement en écoutant « la Mer » de Debussy. Et l'auteur décrivait tellement bien l'ambiance créée par la musique et son effet sur le personnage qu'il m'avait fallu trouver ce disque d'urgence. A cette époque, si je n'avais pas lu le bouquin en question, je crois que l'ado que j'étais serait resté totalement indifférent à ce genre de musique, mais en l'occurrence, ce fut un coup de foudre, et encore aujourd'hui, la Mer reste un de mes morceaux fétiches. Du moins, ça, c'est l'impression que j'en gardais de nombreuses années après. Ce que j'ai retrouvé dans le livre, avec beaucoup de plaisir, c'est l'histoire de Dick Young, qui accepte d'expérimenter sur lui-même une drogue mise au point par son ami le biochimiste Magnus Lane. L'effet de ce puissant hallucinogène est de plonger Dick dans les Cornouailles du XIV siècle, avec un réalisme sidérant... à moins qu'il ne s'agisse pas vraiment d'hallucinations, mais de quelque chose de plus réel. Le thème de la fuite dans un monde parallèle est magnifique, et comme à son habitude, Du Maurier nous gratifie d'une superbe caractérisation des personnages, aussi bien ceux de notre époque que ceux surgis du passé. D'ailleurs, à mon avis, les caractères crédibles, c'est bien souvent un des éléments centraux qui font qu'un récit extraordinaire passe ou pas. Le récit suit une progression et un enchaînement rigoureux, sans aucune longueur, et la tension croissante est parfaitement gérée dans les deux histoires parallèles. Remarquable, donc ! Cependant, à ma grande surprise, alors que -selon mes souvenirs, je croyais retrouver la musiquie de Debussy imprégnant toutes ces pages, je n'y ai noté que quelques allusions. Trois phrases, tout au plus, concentrées sur la même page. "... ce ne furent pas les accords mesurés de Bach que perçurent mes oreilles tandis que je m'étendais sur le canapé devant le feu de bois, mais l'insidieux et troublant murmure de 'la Mer' de Debussy. ... A moins que son incursion dans l'inconnu n'eut éveillé en lui le désir d'entendre cette harmonie mystique, cette magique incantation de la mer sur le rivage ? ... Tandis que le flux et le reflux de 'La Mer' persistaient dans ma tête, je traversai le hall et gagnai la bibliothèque pour regarder celle qu'on voyait par la large baie." C'est peu, à moins que je n'aie fait moi aussi un voyage parallèle en lisant ce livre. En même temps, c'est beaucoup, car d'une manière imagée, c'est bien l'expérience de notre héros, qui quitte le monde "bien tempéré" de Bach pour s'immerger dans le monde plein de mystère de Debussy. Cette musique, qui c'est vrai, persiste en vous, comme les visions de Dick Young au retour de ses "voyages dans le temps". Ce livre reste un coup de coeur, mais pour sa qualité littéraire, pas seulement pour ses influences musicales. Toutefois, je vous conseille cette expérience, que j'ai faite, bien sûr, de relire ce livre en écoutant 'La Mer', ce chef d'oeuvre absolu de la musique, qui ne se laisse jamais totalement cerner. C'est un tout autre voyage. + Lire la suite

23 avril 2013
Isolda, la femme de Sir Oliver Carminowe, n'avait pas de guimpe encadrant son visage, mais elle portait sa blonde chevelure tressée en deux macarons, et une bande d'étoffe ornée de pierres précieuses maintenait un voile court sur sa tête. À la différence des autres femmes, elle n'avait pas non plus de manteau par-dessus sa robe, qui était plus ajustée et dont la jupe était moins ample que celles de ses compagnes, avec de longues manches collantes descendant jusqu'au-dessous du poignet. Comme elle devait avoir vingt-cinq ou vingt-six ans et être plus jeune que les autres dames présentes, peut-être suivait-elle la mode de plus près, mais elle le faisait sans ostentation, avec une grâce pleine de naturel. [...] Il est dans le destin de tout homme, je suppose, d'apercevoir un jour ou l'autre, parmi la foule, un visage qu'il ne peut plus oublier et qu'il aura peut-être la chance de retrouver dans un restaurant ou une réception. S'il le revoit trop souvent, l'enchantement sera brisé et engendrera la déception. Mais cela ne risquait pas de se produire en l'occurrence, car c'était par-delà les siècles que je contemplais ce que Shakespeare appelait « une beauté non pareille », laquelle, hélas, ne me verrait jamais. + Lire la suite

19 avril 2013
Il n'y avait ni passé, ni présent ni futur. Tout ce qui vivait faisait partie d'un tout. Nous étions tous rattachés les uns aux autres, à travers le temps et l'éternité ; et lorsque nos sens seraient ouverts à une nouvelle perception de l'existence, comme les miens l'avaient été par la drogue de Magnus, la fusion s'opérerait, il n'y aurait plus de séparation, il n'y aurait plus de mort... Voilà à quoi aboutirait finalement l'expérience : grâce a cette possibilité de déplacement dans le temps, la mort serait abolie. + Lire la suite