La Maison sur le rivage


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3.84 étoiles sur 5 de 146 Commentaires client

La Maison sur le rivage - Dick est invité par son ami Magnus Lane à passer ses vacances, en solitaire, dans le charmant petit village de Tywardreath en Cornouailles. Il en a bien besoin car il se sent harcelé par son épouse Vita qui le pousse à quitter la maison d'édition où il travaille pour aller vivre aux États-Unis. En fait, Magnus, professeur de biophysique à l'Université de Londres, a besoin de lui pour expérimenter une drogue qu'il a récemment mise au point. Quoique réticent, Dick ing...

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Détails La Maison sur le rivage

Le Titre Du LivreLa Maison sur le rivage
AuteurDaphné Du Maurier
ISBN-102253007625
EditeurLe Livre de Poche
Catégoriesmystère
Évaluation du client3.84 étoiles sur 5 de 146 Commentaires client
Nom de fichierla-maison-sur-le-rivage.pdf
La taille du fichier25.19 MB


30 janvier 2018
La Maison sur le rivage c'est avant tout une histoire complexe mais diablement intéressante. Ce livre nous propose de suivre deux récits enchevêtrés, l'un se déroulant à l'époque du bas Moyen-Âge, vers 1320, l'autre se déroulant à la fin su Xxème siècle, dans un comté d'Angleterre appelé les Cornouailles. J'ai pris énormément de plaisir à suivre ces deux intrigues et à voyager dans le temps aux côtés de Richard. Ce fut une agréable expérience que j'ai très envie de réitérer. En ouvrant ce livre je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, je ne pensais pas voir apparaître des éléments de fantastique ainsi que des personnages historiques dans un même récit à la fois dense, riche et complexe. Richard, le personnage principal, va être le témoin d'une expérience extraordinaire. Marcus, son ami d'enfance avec lequel il partage plus d'une passion, va gentiment lui prêter sa maison des Cornouailles le temps de quelques semaines, la contrepartie n'est pas explicite mais Richard devine les attentes de son vieux camarade... Marcus a mis au point une sorte drogue dont les effets sur l'homme dépassent toutes les attentes. En apparence inoffensif, le breuvage une fois ingurgité vous permet de plonger dans le passé, de vivre des scènes appartenant à une autre époque, de vous promener aux côtés de personnes dont le coeur a cessé de battre il y a plus de 600 ans... Cette drogue permet l'impensable. Quelques contre-indications sont toutefois énoncées, comme celle de ne pas toucher un être animé ou encore de ne pas boire d'alcool dans les heures qui suivent l'absorption du breuvage. Une ambiance presque inquiétante commence à se mettre en place. L'histoire est relativement lente à se mettre en place, je qualifierais ce récit de "rampant" tant on avance doucement, à tâtons, presque dans le noir ( à pas de loup ) tout en mettant nos sens en exergue. Cela peut être déstabilisant au début mais on s'habitude relativement vite au style et on prend plaisir à lire et découvrir les "voyages" de Richard. Je n'ai pas vu le temps passer lors de ma lecture mais je pense toutefois que je n'aurais pas supporter 100 pages de plus tant on a envie d'accélérer les choses par moments, de bousculer l'ordre des événements. Les voyages, terme utilisait par Richard et Marcus pour parler de ce qu'ils voyaient durant leur saut dans le temps, étaient vraiment fascinants, on se serait cru là-bas, témoins des mêmes scènes que Richard, fantômes du futur observant les personnages du passé. Tout bascule quand passé et présent se mélange, quand la distinction entre ces deux mondes se fait de plus en plus floue. On observe avec une fascination non dissimulée l'évolution du personnage de Richard, son déclin progressif ainsi que ses tentatives pour garder la tête hors de l'eau. Roger, Isolda, Marcus, Richard, autant de personnages qui vous feront vibrer et frémir. Isolda est une figure centrale du XIV, une femme qui vous envoûtera autant qu'elle a envoûte de nombreux hommes de différentes époques... Un voile de mystère enveloppe cette femme, une délicieuse brume dans laquelle je n'ai pas eu peur de me perdre, que j'ai pris plaisir à tenter de traverser. de retour dans le présent, Richard est vite rejoint par Vita et les garçons, ces derniers nous apparaissent comme autant d'obstacles pour replonger dans le passé. Comment ingurgiter une drogue en toute tranquillité quand votre famille est à proximité ? le jeu des stratagèmes et des mensonges commence, c'est parti pour une lecture qui vous crispera tant vous n'avez pas envie que Richard se fasse prendre... Je dois vous avouer que j'ai davantage aimé le récit du passé que celui du temps du livre. Tout comme notre personnage principal je n'avais qu'une hâte : replonger au coeur du XIV et retrouver les habitants de cette époque, vivre une deuxième vie par procuration grâce à une puissante drogue hallucinogène. J'ai trouvé les sauts dans le temps et les retours à la réalité très bien insérés dans le texte, comme si tout cela était d'une logique implacable. Sans nous forcer à prendre la moindre drogue, l'auteur parvient à créer chez le lecteur une certaine forme d'accoutumance, une obsession pour ces voyages. Un brillant coup de génie! Ce que j'ai aimé, outre les voyages dont est ponctué le récit, c'est toute la réflexion que l'auteure apporte et distille autour de l'incompréhension, du doute et de la folie. Qui croire et que croire quand notre esprit n'est pas clair ? Quand nous avons perdu le contrôle de notre corps et de notre esprit ? Comment distinguer le vrai du faux, la folie du réel ? C'est tout un questionnement que l'auteure met en avant en pointant du doigt l'idée de dépendance, d'accoutumance et ce que cela entraîne, les conséquences que cela peut avoir sur le cerveau humain... Richard va faire les frais de la drogue, incapable de distinguer le passé du présent, prit au piège entre deux mondes dans lesquels il n'a pas vraiment sa place. Ce livre fut donc une très belle découverte, fabuleux voyage au coeur du XIV. J'ai très envie de retenter l'expérience avec cette auteure même s'il s'agit d'une traduction. le personnage de Richard est très intéressant, ses "voyages" sont incroyables, je vous recommande ce livre si vous aimez les sauts dans le temps et les histoires rampantes qui éveillent nos sens et développent notre curiosité. + Lire la suite

06 février 2014
Vous ne pouvez pas comprendre ! Si vous n'avez jamais passé des vacances à la côte belge (ce que je vous souhaite du fond du coeur), vous ne pouvez pas avoir idée de mon calvaire. D'abord, à la côte belge, il ne fait pas bon. Il pleut, le vent est froid. C'est la Belgique, quoi, pas de surprise. Et si par hasard arrive un jour vraiment chaud, la plage est couverte de monde et ne vous offre pas le moindre coin d'ombre pour vous abriter. Puis la côte belge, c'est laid. A l'exception de quelques privilégiés, pas question ici de "maison sur le rivage", non, les gens s'entassent dans des cages à poules, sur une ligne de buildings affreux qui parcourt tout le littoral le long d'une digue de béton. Puis, c'est pas vraiment la côte belge, c'est la côte flamande. Les gens parlent une langue bizarre et vous lancent des regards méprisants si vous parlez pas comme eux. Alors, imaginez-vous, adolescent, alors que vous n'avez rien demandé, devoir quitter votre chez-vous confortable, vos disques de Pink Floyd et vos copains pour aller passer des vacances à la côte belge avec vos parents ! Bien sûr, au début, j'ai râlé, mais ça ne servait à rien, j'ai bien du me résigner. Heureusement, j'avais trouvé une librairie qui vendait des bouquins d'occase en français. Chaque matin, j'allais m'acheter un livre et je restais enfermé à lire toute la journée dans la cage à poules. Je ne me souviens d'aucun de ces livres sauf d'un ; mais celui-là fut extrêmement important pour moi. Croyez-le ou non, "La maison sur le rivage" est en effet le livre qui m'a fait découvrir la musique "classique", dans une famille où on n'en écoutait pas. J'ai le souvenir très fort d'un héros qui trouvait du réconfort ou du ressourcement en écoutant « la Mer » de Debussy. Et l'auteur décrivait tellement bien l'ambiance créée par la musique et son effet sur le personnage qu'il m'avait fallu trouver ce disque d'urgence. A cette époque, si je n'avais pas lu le bouquin en question, je crois que l'ado que j'étais serait resté totalement indifférent à ce genre de musique, mais en l'occurrence, ce fut un coup de foudre, et encore aujourd'hui, la Mer reste un de mes morceaux fétiches. Du moins, ça, c'est l'impression que j'en gardais de nombreuses années après. Ce que j'ai retrouvé dans le livre, avec beaucoup de plaisir, c'est l'histoire de Dick Young, qui accepte d'expérimenter sur lui-même une drogue mise au point par son ami le biochimiste Magnus Lane. L'effet de ce puissant hallucinogène est de plonger Dick dans les Cornouailles du XIV siècle, avec un réalisme sidérant... à moins qu'il ne s'agisse pas vraiment d'hallucinations, mais de quelque chose de plus réel. Le thème de la fuite dans un monde parallèle est magnifique, et comme à son habitude, Du Maurier nous gratifie d'une superbe caractérisation des personnages, aussi bien ceux de notre époque que ceux surgis du passé. D'ailleurs, à mon avis, les caractères crédibles, c'est bien souvent un des éléments centraux qui font qu'un récit extraordinaire passe ou pas. Le récit suit une progression et un enchaînement rigoureux, sans aucune longueur, et la tension croissante est parfaitement gérée dans les deux histoires parallèles. Remarquable, donc ! Cependant, à ma grande surprise, alors que -selon mes souvenirs, je croyais retrouver la musiquie de Debussy imprégnant toutes ces pages, je n'y ai noté que quelques allusions. Trois phrases, tout au plus, concentrées sur la même page. "... ce ne furent pas les accords mesurés de Bach que perçurent mes oreilles tandis que je m'étendais sur le canapé devant le feu de bois, mais l'insidieux et troublant murmure de 'la Mer' de Debussy. ... A moins que son incursion dans l'inconnu n'eut éveillé en lui le désir d'entendre cette harmonie mystique, cette magique incantation de la mer sur le rivage ? ... Tandis que le flux et le reflux de 'La Mer' persistaient dans ma tête, je traversai le hall et gagnai la bibliothèque pour regarder celle qu'on voyait par la large baie." C'est peu, à moins que je n'aie fait moi aussi un voyage parallèle en lisant ce livre. En même temps, c'est beaucoup, car d'une manière imagée, c'est bien l'expérience de notre héros, qui quitte le monde "bien tempéré" de Bach pour s'immerger dans le monde plein de mystère de Debussy. Cette musique, qui c'est vrai, persiste en vous, comme les visions de Dick Young au retour de ses "voyages dans le temps". Ce livre reste un coup de coeur, mais pour sa qualité littéraire, pas seulement pour ses influences musicales. Toutefois, je vous conseille cette expérience, que j'ai faite, bien sûr, de relire ce livre en écoutant 'La Mer', ce chef d'oeuvre absolu de la musique, qui ne se laisse jamais totalement cerner. C'est un tout autre voyage. + Lire la suite

05 septembre 2015
- Je viens d'arriver à ce que j'estime être un succès dans un domaine très particulier. J'ai composé une drogue, à base de plantes et de produits chimiques, qui a un effet extraordinaire sur le cerveau. Il avait dit cela d'un ton détaché, mais Magnus affectait toujours cet air-là lorsqu'il parlait de ce qui avait beaucoup d'importance pour lui. - N'est-ce pas le cas de tout ce qu'on appelle les hallucinogènes ? retorquai-je. (.....) - Le monde où j'ai eu accès n'avait rien d'imaginaire. Il était on ne peut plus réel Cela piqua ma curiosité. Un monde autre que celui dont il s'était fait le centre devait vraiment avoir quelque chose de très spécial pour présenter de l'attrait aux yeux de Magnus. - Quel genre de monde était-ce ? - Le passé me repondit-il. + Lire la suite