Dire presque la même chose


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Dire presque la même chose - " Supposons que dans un roman anglais, un personnage dise it's raining cats and dogs. Le traducteur qui, pensant dire la même chose, traduirait littéralement par il pleut des chats et des chiens serait stupide. On le traduira par il pleut à torrents ou il pleut des cordes. " Dire presque la même chose n'est pas un essai théorique sur la traduction, mais une illustration des problèmes que pose la traduction à travers des exemples qu'Umberto Eco a vécus : en t...

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Détails Dire presque la même chose

Le Titre Du LivreDire presque la même chose
AuteurUmberto Eco
ISBN-10224665971X
EditeurGrasset
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.87 étoiles sur 5 de 31 Commentaires client
Nom de fichierdire-presque-la-même-chose.pdf
La taille du fichier28.89 MB


19 juin 2018
Comme souvent dans les textes d'Eco, il manque à celui-ci un peu de passion, un peu d'envolée fantaisiste qui le rendre pleinement séduisant. Mais la très grande érudition d'Eco et la subtilité de ses lectures parvient à nous donner l'impression de faire l'expérience d'une réalité constituée dans d'innombrables langues, bien que l'on sache qu'il ne s'agit que d'une illusion et que ce n'est que le travail de lecture et de collection qui mène le sémiologue à ce résultat. On se demande d'ailleurs où il a trouvé le temps de rassembler tous ces exemples. Eco pêche peut-être, pour une fois, par une méthode un peu défaillante : la succession des thèmes paraît un peu confuse. Reste la subtilité de ses lectures et l'amusement de la prise de conscience d'une réalité mondialisée, car l'auteur s'est amusé manifestement dans ses textes à poser des problèmes aux lecteurs non immédiatement visés par ses romans, c'est-à-dire italophones... et il s'est aussi amusé dans ce texte-ci à insérer des renvois intertextuels. Un gros travailleur tout de même cet Eco. + Lire la suite

23 septembre 2012
Umberto Eco se lance dans la comparaison de traductions, dans l'analyse du procédé même... Oui, je ne suis pas trop inspirée pour le résumé. Normal, y en a partout. Dans le cadre précis de la traduction, ça part dans tous les sens. Disons que j'ai trouvé ça bien long. Surtout qu'Eco s'évertue à comparer les traductions allemande, anglaise, française, catalane et j'en passe de ses propres écrits et ceux d'autres grands qu'il a lui-même traduits. le problème, c'est que, même si, grâce à ma formation linguistique, je suis capable de comprendre le minimum dans plusieurs langues européennes, je suis loin d'en ressentir les nuances nécessaires à une bonne traduction. Ce qui fait qu'on s'ennuie ferme dans tous les passages où le maître montre que lui sait ces distinctions, et qu'il est capable de dire si son traducteur portugais a fait le bon choix à un problème posé ou pas. Ce qui me dérange, c'est qu'Eco dit que tout bon traducteur devrait être capable de lire et comprendre la langue originelle d'un livre traduit qu'il doit à son tour traduire. Il donne en cela l'exemple à suivre du traducteur japonais qui doit traduire la version anglaise d'un écrit français (ou autres langues, mais c'est de toute façon le même principe). Parce qu'on sait que traduire des traductions c'est pas top, ledit traducteur japonais s'est référé au texte français pour vérifier si l'anglais correspondait ou s'il y avait des divergences. Excusez-moi si j'ai oublié d'apprendre le suédois ou le tamoul quand j'étais plus jeune, mea culpa. Franchement, tout traducteur ne peut pas maîtriser plusieurs langues au point d'en percevoir TOUTES les subtilités !! Ou alors Umberto Eco s'y croit trop. Néanmoins, on trouve dans cet ouvrage des choses intéressantes, même si le début inventorie toutes les règles de base qu'un traducteur digne de ce nom sait déjà. Enfin, on trouve des choses amusantes, entre dix-douze citations de nos copains linguistes "relous" Benjamin, Sappir et Cie. Brrr, je suis contente d'avoir fini ! Lien : http://livriotheque.free.fr/.. + Lire la suite

27 juin 2015
Partageant l'opinion de Malivriotheque, j'ajoute pour ma part que cette lecture "imposée" pour moi (formation à l'ITIRI de Strasbourg) a également été marquée par un certain scepticisme lié à la maîtrise réelle de trop de langues à la fois. Par delà l'aspect utilitaire (comme pour les véhicules), cette lecture me prouve au final que le mieux c'est de traduire (parfois même en justice) quitte à ne pas savoir comment on le fait exactement, mais avec la conscience de servir l'oeuvre (et rien d'autre) car "elle le vaut bien". Je salue donc la traductrice de Eco pour son admirable travail !