Adam Bede


Livres Couvertures de Adam Bede
3.78 étoiles sur 5 de 9 Commentaires client

Adam Bede - Adam Bede, présente la vie d'Hayslope, une communauté rurale (fictive) très unie de l'Angleterre profonde en 1799. Le roman s'organise autour d'un rectangle d'amour constitué par la ravissante Hetty Sorrel, trop innocemment vaniteuse pour résister au charme du jeune squire, le capitaine Arthur Donnithorne, ainsi qu'Adam Bede, son soupirant malheureux, et Dinah Morris, sa cousine prédicatrice méthodiste, dont la beauté et la ferveur n'ont d'égales que la vertu.

Télécharger Livres En Ligne

Détails Adam Bede

Le Titre Du LivreAdam Bede
AuteurGeorge Eliot
ISBN-10B0018KHF36
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.78 étoiles sur 5 de 9 Commentaires client
Nom de fichieradam-bede.pdf
La taille du fichier27.4 MB


25 avril 2011
Ah ! dit Bartle en ricanant, les femmes sont assez promptes, bien assez promptes. Elles savent les bons côtés d'une histoire avant de l'avoir écoutée, et peuvent vous dire les pensées d'un homme avant qu'il les aie eues. - C'est assez probable, dit Mme Poyser, car les hommes sont si lents que leurs pensées les dépassent, et qu'ils ne peuvent les raccrocher que par la queue. Je puis compter les mailles de mon bas pendant qu'un homme retourne sa langue pour parler ; et quand, enfin, sa phrase arrive, il y a peu de profit à en faire. Ce sont les oeufs clairs qui sont couvés le plus longuement. Cependant, je ne nie pas que les femmes ne soient des sottes ; le Dieu tout-puissant les a faites pour convenir aux hommes. - Convenir ! oui, comme le vinaigre convient aux dents. Si un homme dit un mot, sa femme aura une contradiction toute prête ; s'il a envie de viande chaude, elle lui servira du lard froid ; s'il est en train de rire, elle sera à se lamenter. Elle lui conviendra comme le taon convient au cheval : il a justement le venin qui doit le mieux l'irriter... le venin qui doit le mieux l'irriter. - Oui, dit Mme Poyser, je sais bien ce que les hommes aiment ; une pauvre innocente qui leur sourit comme à une image du soleil qu'ils fassent bien ou mal ; qui les remercie pour un coup de pied et qui prétende qu'elle ne savait pas s'il fallait se tenir sur la tête ou sur les pieds, avant que son mari ne le lui eût appris. Voilà ce que les hommes désirent, pour la plupart, dans une femme ; ils veulent s'assurer d'une imbécile pour qu'elle leur dise qu'ils sont des sages. Mais il s'en trouve qui peuvent se passer de cela ; ils ont déjà si bonne opinion d'eux-mêmes ! C'est pourquoi il existe des vieux garçons. + Lire la suite

25 avril 2011
Au village de Hayslope, endroit très rural qui n'a pas été encore touché par la modernité, se trouve toute une communauté gravitant aux côtés de la famille Bede. Dans la famille Bede, il y a le père, ancien excellent ouvrier ayant sombré dans l'alcoolisme, la mère, excellente femme mais encline aux jérémiades continuelles, le fils aîné Adam, jeune homme solide et entreprenant sur lequel reposent les espoirs et attentes de toute sa famille, et son frère cadet Seth, rêveur et attiré par une belle prédicatrice méthodiste. Comme dans Middlemarch, nous avons droit à une description incluant de nombreuses personnalités du village, même si dans ce roman, je trouve que l'auteure explore plus le monde paysan et artisan. Il y est beaucoup question de religion, ce qui m'a fait un peu peur au départ - je ne suis pas très religieuse. Mais le dessin des personnages, leur évolution, leurs aventures, leurs réflexions, l'humour de George Eliot et son habileté à nous conter de passionnantes histoires ont fait que je n'ai pas vu passer les pages de ce roman (plus de 570 dans mon édition). Tout comme dans Middlemarch, je trouve que certains personnages s'en tirent bien par rapport à l'énormité de leurs actes (un meurtre impuni dans Middlemarch, une conduite extrêmement légère ayant conduit à... certains événements dans Adam Bede), mais après tout, c'était peut-être le cadre de l'époque et reflétait une vérité contemporaine ? C'est le deuxième roman de George Eliot que je dévore, je sens que ce ne sera pas le dernier. + Lire la suite

25 avril 2011
Le loisir s'en est allé ; il s'en est allé où sont partis les rouets et les chevaux de bât, les lents chariots et les colporteurs qui venaient commercer à votre porter par les après-midi ensoleillés. D'astucieux philosophes vous expliquent peut-être que le grand avantage de la machine à vapeur est de procurer du loisir à l'humanité. Ne les croyez pas. Elle ne fait que créer un vide dans lequel se précipite la pensée insatiable. Même l'oisiveté se montre insatiable aujourd'hui. Elle a soif d'amusements, de trains d'excursion, de musées d'art, de littérature périodique, de romans captivants et même de théories scientifiques, et de rapides observations au microscope. Le vieux Loisir était un personnage bien différent. Il ne lisait qu'un seul journal vierge de tout éditorial et n'était pas encore victime de ce retour régulier de fortes impressions qu'on appelle l'heure de la poste. C'était un monsieur contemplatif, plutôt corpulent, à la digestion excellente. Avec ses perceptions calmes, peu incommodé par les hypothèses, il se satisfaisait de son inaptitude à connaître les causes de toutes choses et préférait connaitre les choses elles-mêmes. Il vivait surtout à la campagne, dans de plaisantes et vastes demeures, aimait à flâner le long du mur où les arbres fruitiers poussaient en espaliers, à humer le parfum des abricots tiédis par le soleil du matin ou à s'abriter sous les ramures du verger à midi quand les poires de la Saint-Jean tombaient. + Lire la suite