Le Moulin sur la Floss


Livres Couvertures de Le Moulin sur la Floss
3.7 étoiles sur 5 de 91 Commentaires client

Le Moulin sur la Floss - Ce sommet de l'histoire du roman anglais (qui en compte d'ailleurs beaucoup) date de 1860. Le thème principal en est l'amour tragique entre un frère et une sœur, qui se brouillent, pour se réconcilier dans la mort. Entre-temps, la jeune fille a été amoureuse d'un infirme, puis du fiancé de sa cousine : mal lui en prendra. Le meilleur du livre est dans la peinture poétique de l'existence quotidienne la plus humble, dans "le sentiment de la question mystérieu...

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Détails Le Moulin sur la Floss

Le Titre Du LivreLe Moulin sur la Floss
AuteurGeorge Eliot
ISBN-102070426270
EditeurGallimard
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.7 étoiles sur 5 de 91 Commentaires client
Nom de fichierle-moulin-sur-la-floss.pdf
La taille du fichier28.63 MB


27 mai 2009
Ce roman, paru en 1860 et se déroulant dans les années 1830, nous emmène rarement plus loin que le moulin de la famille Tulliver et le proche village de Saint Ogg. Angleterre rurale, avec ses classes bien distinctes, où des changements s'annoncent (allusions à la vapeur et à l'irrigation), parcourue par des colporteurs, tel Bob le roublard au grand coeur, et des bohémiens auquels la petite Maggie Tulliver cherche à se joindre. Maggie est une petite fille imaginative, impulsive et passionnée, avide d'affection, qu'elle trouve chez son père mais que son frère Tom lui refuse souvent. Les deux enfants Tulliver sont différents physiquement et intellectuellement. Mais Tom est un garçon, c'est donc lui qui apprendra le latin et les mathématiques, sans grande envie ni grand succès. Etre un garçon offre bien des avantages, à part le fait de recevoir plus d'argent de poche! Il étudie avec Philippe Wakem, sans qu'ils deviennent amis, au contraire de Maggie qui lui offre son amitié sans se préoccuper du fait que le père de Philippe, le notaire Wakem, est en froid avec le meunier Tulliver. C'est à cause de Wakem que le père de Maggie sera ruiné ... Quelques années plus tard, Tom réussira dans les affaires, non pas grâce à ses études antérieures, mais à ses qualités et son obstination, plus le coup de pouce de son oncle. Il pourra rembourser les dettes de la famille. Philippe Wakem déclarera son amour à Maggie, qui n'ignore pas que ce sentiment est sans avenir étant donné la haine vouée au notaire Wakem par son père et son frère Tom. Il serait dommage que je raconte toute l'histoire (éviter aussi de lire les préfaces avant!!!). C'est le moment de convaincre qu'il faut absolument découvrir ce roman! Maggie est une héroïne tellement attachante, pas parfaite, mais elle sait reconnaître ses torts. Un peu trop d'ailleurs, mais elle idolâtre son frère Tom tout en le redoutant car elle connait son inflexibilité. Les sentiments de Maggie dès l'enfance sont très bien décrits, la pauvre souffre de ne pas être belle, sage, patiente, prudente. George Eliot nous invite à nous souvenir de ce que nous ressentions enfants afin de ne pas considérer les réactions des enfants comme s'ils avaient une vision adulte. Non seulement les parents, mais les oncles et tantes de Maggie ont une grande place dans ce roman, et on s'amuse beaucoup à découvrir leurs dialogues et leurs opinions bien tranchées sur l'appartenance au "clan" qui prime tout, même les différents. On se brouille, mais on ne change pas le testament! "Je raconte l'histoire de gens très simples, qui n'avaient jamais eu de doutes susceptibles de les éclairer concernant l'intégrité et l'honneur personnels." Ce roman est très très riche, j'ai déjà évoqué les différences faites entre filles et garçons. La mère de Maggie n'avait aucune connaissance de l'état des affaires financières de son mari. Maggie, contrairement à Tom, ne pourra aider son père financièrement. Elle restera solitaire à la maison. Et malheureusement l'opinion de la petite ville sur un comportement variera beaucoup selon qu'il s'agisse d'une femme ou d'un homme... Et la Floss? Présente tout au long du roman: "La destinée de Maggie nous est donc cachée pour le moment, et nous devons attendre qu'elle se révèle comme le cours d'une rivière qui n'est pas encore tracé sur les cartes; nous savons seulement que la rivière est pleine et rapide, et que toutes les rivières ont la même destination finale." Lien : http://en-lisant-en-voyagean.. + Lire la suite

04 décembre 2012
Ce sont précisément les hommes les plus fiers et les plus obstinés qui cherchent à tourner les difficultés de leur position et qui se contredisent d'une manière soudaine : tout leur est plus facile que d'envisager le simple fait qu'ils ont été complètement battus et qu'il faut recommencer la vie à nouveau.

24 mai 2018
Grand roman, beaux personnages...Pourtant, à la relecture, je me demande où George Eliot a exactement voulu en venir et quel est le thème réel de son texte. Tout part de l'opposition de caractère entre Tom et Maggie Tulliver, sa soeur. L'un incarne la raison, la justice, le devoir (d'ailleurs, il ne tombe pas amoureux) et l'autre la passion, l'émotion, l'empathie (elle n'arrête pas de tomber amoureuse de tout et n'importe qui, surtout ceux qu'il lui est interdit d'aimer : le fils bossu du notaire qui a ruiné son père, le fiancé ténébreux de sa cousine Lucy, une des seules personnes qui l'aime et la soutient comme une soeur. C'était à prévoir : pendant son enfance, Maggie avait fait exprès de faire tomber Lucy dans la boue, parce que Tom la punissait en ne lui adressant pas la parole et en ne s'adressant qu'à la douce Lucy. On le voit, les deux frères et soeurs sont coriaces à fréquenter. Ils ont un moulin sur la Floss...Mais les vicissitudes de la fortune et le caractère emporté de Mr. Tulliver les ruine. A me lire, on dirait que les deux zouaves sont des petits démons, mais ce n'est pas du tout ainsi qu'ils sont présentés. Maggie est une héroïne très tourmentée, torturée, consciente de son "devoir", mais emportée par des passions qui la dépassent et qu'elle n'assume pas (à la différence de la Cathy d'Emily Brontë, dans une certaine mesure). Tom est rigide, droit, mais c'est lui qui détient la force dans la famille...Tout cela est embrouillé, car je ne trouve toujours pas le centre magnétique de tout cela. George Eliot aborde la condition des femmes, les préjugés envers elles, qu'elle démonte à force d'ironie, la bassesse et la mesquinerie de la société à travers le microcosme où évoluent les personnages principaux, soumis aux commérages des voisins, à l'avarice et à la stupidité de leurs proches, tous sexes confondus...Elle aborde la nostalgie de l'enfance, la force des passions, la force du devoir...Mais il y a quelque chose qui m'échappe, qui tient à Tom et Maggie, que je ne comprends pas, et qui ne m'avait pas frappée la première fois. Il faudra donc que je le relise, ce qui sera un grand plaisir. + Lire la suite