L'éducation sentimentale.


Livres Couvertures de L'éducation sentimentale.
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L'éducation sentimentale. - De 1840 à 1867, la vie fait L'Éducation sentimentale de Frédéric Moreau et de toute une jeunesse idéaliste qui a préparé dans la fièvre la révolution de 1848. Le roman s'ouvre sur des rêves exaltés et s'achève sur la médiocrité des uns et des autres. Entre temps, la vie s'est écoulée autour de Frédéric, qui semble n'avoir pas plus participé aux mutations de son temps qu'à l'édifice de sa propre destinée potentielle. Au cours de cette existence, Madame Arnoux, dont l...

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Détails L'éducation sentimentale.

Le Titre Du LivreL'éducation sentimentale.
AuteurGustave Flaubert
ISBN-102070308790
EditeurGallimard
Catégoriesroman d'apprentissage
Évaluation du client3.69 étoiles sur 5 de 2110 Commentaires client
Nom de fichierl-éducation-sentimentale.pdf
La taille du fichier24.14 MB


16 avril 2013
Aïe ! Que j'ai souffert, mon coeur, que j'ai souffert, et comme j'eusse voulu qu'il n'en fût jamais ainsi. Je vous hais, très cher monsieur B., vous qui fûtes mon odieux professeur de français au lycée, vous qui commîtes l'hérésie de m'imposer cette lecture à un âge où l'on rêve tellement d'autre chose. Je puis bien vous le dire maintenant, car il y a prescription, vous m'avez dégoûté à jamais du parfum de cette oeuvre que jamais plus maintenant je ne pourrai relire. Vous avez commis le péché capital de l'enseignant, en risquant l'écoeurement définitif et irréversible de vos élèves, et en particulier d'une âme pas spécialement fermée aux choses de la littérature. Merci à vous monsieur B. Allez crever en enfer et qu'on ne vous revoie jamais plus traîner de près ou de loin à côté de ce qui pourrait ressembler à un élève. Quelle misère ! Imposer cela à des petites gens à peine formées, avec des téguments jaunes au bord du bec et tout juste trois minces duvets sur les pommettes et sous le menton. Nous étions tous consternés par cette lecture, pas plus d'un sur trois était allé au bout et le rayon " profil Hatier " de la librairie d'à côté était dévalisé. Pas un qui eût pu dire dans ma classe qu'il avait apprécié alors que nous n'étions pas tous nécessairement hermétiques aux belles lettres. Ah ! cher monsieur B., comme vous nous regardiez avec un oeil condescendant, ayant toujours l'air de penser : " Bande d'abrutis, vous ne savez pas apprécier la littérature. Je vous emmerde et j'en suis ravi. " Quel sinistre connard vous étiez, monsieur B., et non, décidément, quelque chose était pourri en votre royaume du savoir... Voici donc l'exemple typique de ce qu'il NE FAUT PAS faire au lycée en littérature mesdames et messieurs les enseignants et c'est une enseignante réchappée in extremis du péril qui vous en parle. Par pitié pour Flaubert, par pitié pour vos élèves, allez voir ailleurs. le XIXème est si beau, si riche, Flaubert lui-même recèle tellement d'autres trésors. À quoi bon briser des âmes à peine écloses aux choses du verbe ? Ce livre est particulièrement ennuyeux. Bien écrit, très bien écrit, mais ennuyeux, très ennuyeux. L'auteur y règle un peu ses comptes avec ses jeunes années, témoignant quelque mépris pour ce qu'il a adoré lorsqu'il était adolescent ou jeune adulte. Ces choses ou ces gens, qu'il avait montées sur un piédestal et qui désormais lui apparaissent ringardes. Un peu comme un quadragénaire ou un quinquagénaire qui se retourne sur ses goûts musicaux de quand il avait seize ans et qui s'exclame : " Quoi ! j'ai pu écouter ça, j'ai pu aimer cela ?! " Eh oui ! vous avez pu aimer cela. Et vous avez changé. Grand bien vous fasse. Gustave Flaubert nous conduit donc, à travers des chemins largement empruntés à son autobiographie sur les berges de son premier amour dans les lacets de la Seine tandis qu'il montait à Paris depuis sa Normandie natale. Il croyait ployer le monde en la capitale et c'est le monde qui l'a ployé, lui qui se pensait si grand, si exceptionnel, avec tellement de goût et de raffinement. Finalement, bien des années plus tard, avec un soupçon d'amertume en bouche, il se rend compte qu'il n'était rien que de très ordinaire et que toutes ses idoles n'étaient que pacotilles, rêves creux et illusions d'optique. Et lui alors, qu'est-il ? Un livre qui place très haut la forme et que je vous déconseille FORMELLEMENT de lire avant trente ans (pour les raisons sus-mentionnées). Je suis cruellement triste de ne plus pouvoir le découvrir maintenant, totalement vierge d'a priori, car il est probable que je l'aimerais, mais il m'évoque trop de cicatrices, trop de supplices, trop de rimes en " ice ". Néanmoins (ou oreille en plus), ceci, encore une fois, n'est que mon triste ressenti personnel, c'est-à-dire, rien qu'un peu de vent dans une mèche folle, autant dire, pas grand-chose. + Lire la suite

13 novembre 2009
Jamais il n'avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait. Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitaient connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu'elles avaient portées, les gens qu'elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n'avait pas de limites. + Lire la suite

26 avril 2014
Autant le dire de suite, je trouve qu'il s'agit - mais cela n'engage que moi - du moins bon roman de Flaubert. Dans "Madame Bovary", cette dernière avait une certaine profondeur, prenait le devant de la scène. Ici, Frédéric Moreau est un bien piètre personnage, un anti-héros dans toute sa splendeur. Que raconte ce livre ? Rien... ou, du moins, pas grand chose, et c'est bien ce que voulait Flaubert d'ailleurs. Frédéric, jeune bachelier, nourrit le projet de faire son droit à Paris. Mais il doit retourner chez lui, à Nogent-sur-Seine, pendant deux mois. Il prend donc le bateau, le "Ville-de-Montereau", le 15 juillet 1840. Là, il fait la connaissance d'un amateur d'art, éditeur de "l'Art industriel", Jacques Arnoux, et de son épouse, que le jeune diplômé remarque, faisant naître des sentiments inconnus de lui jusque là. de retour à Paris, il erre lamentablement. Ses études capotent. Il fait la connaissance de Rosanette, dite "La Maréchale", femme entretenue qui, disons, va le divertir... Mais un heureux hasard lui fait revoir Jacques et, bien sûr, la délicieuse Marie... L'auteur s'était fortement inspiré d'une histoire personnelle. Marie Arnoux n'est autre qu'Élisa Foucault, qui deviendra la femme de l'éditeur de musique Maurice Schlesinger. Muse de Flaubert, elle hantera son esprit. Ainsi, l'Éducation sentimentale serait presque - j'ai bien dit presque - une autobiographie romancée. le roman n'a pas obtenu de succès à l'époque de sa parution, en 1869. Il est vrai que l'on est quand même loin de "Salammbô"... Lien : http://www.lydiabonnaventure.. + Lire la suite