Trois jours avec Norman Jail


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3.35 étoiles sur 5 de 30 Commentaires client

Trois jours avec Norman Jail - Qui est vraiment Norman Jail ? Quand Clara pousse la porte de sa maison du bord de mer, au printemps de l'an 2000, elle veut comprendre pourquoi ce mystérieux écrivain est resté l'homme d'un seul roman, Qui se souviendra de nous ?, paru l'année de ses vingt ans en pleine Occupation. Étudiante en littérature, la jeune femme découvre peu à peu que derrière le pseudonyme de Norman Jail se cache un maître de l'illusion dévoré par la rage d'écrire, auteur de nombreux man...

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Détails Trois jours avec Norman Jail

Le Titre Du LivreTrois jours avec Norman Jail
AuteurEric Fottorino
ISBN-102072720141
EditeurGallimard
Catégorieschroniques
Évaluation du client3.35 étoiles sur 5 de 30 Commentaires client
Nom de fichiertrois-jours-avec-norman-jail.pdf
La taille du fichier29.53 MB


25 avril 2016
Trois jours avec un écrivain. J'ai eu du mal dans la première moitié du livre, me demandant si j'allais persévérer. Comme souvent dans la littérature française contemporaine, je trouvais le style un peu ampoulé, l'histoire moyennement intéressante. Si ami lecteur, vous passez par ce passage à vide, allez de l'avant. Le livre se révèle dans les quatre-vingt dernières pages. Là où d'autres s'essoufflent, c'est le moment où l'auteur prend son envol. Le rythme atteint sa cadence véritable. J'ai terminé d'un seul allant. Et la prouesse de l'auteur reste d'avoir réussi à créer chez le lecteur de l'empathie pour un personnage d'écrivain ô combien antipathique, tellement, finalement, il est misérable et donc humain.

15 mai 2016
[...] J'ai été employé aux écritures. La vérité sur l'Affaire Norman Jail ? Oui mais que dire de ces Trois jours avec Norman Jail ? Que dire de ces trois heures passées avec Eric Fottorino ? Ça commence plutôt bien, et c'est même ce qui nous a piégé, parce que le bonhomme sait écrire : il n'est pas journaliste et directeur du Monde pour rien. Les effets sont enfilés avec brio comme des perles dont l'éclat aurait été terni, le brillant épuisé, d'avoir été passées d'un collier à un autre puis à un autre encore. Mais justement son bouquin parle (trop) du travail d'écriture : un sujet battu et rebattu, qui fera à coup sûr les unes de la blogoboule, un thème qui ne sent peut-être pas la finale du prix qu'on court mais tout au moins l'épreuve éliminatoire, peut-être même le match de gallinacées et très certainement l'entrainement par équipe sous le maillot gallimard (Fottorino est mordu de vélo). Pendant de trop longues pages et d'interminables chapitres, les premiers jours passés avec Norman Fottorino s'étirent en longueur pendant qu'il nous raconte, avec brio, les affres de l'écriture, de l'écrivain, de son stylo et de sa page blanche. Avec brio mais sans grande originalité. Tout a déjà été dit, du moins sur ce ton là, et n'est pas Bukowski qui veut, qui osait se mettre à nu, au propre comme au figuré. Dans ce registre où les écrivains parlent des écrivains, Norman Jail a beau se dire buvard, on n'est très très loin du charme magique du premier roman de Julia Kerninon et en dépit d'un dénouement qui se donne des allures de polar, on est également très loin de l'auto-dérision haletante de l'Affaire Harry Québert. Et puis, Fottorino le dit lui-même, le lecteur n'aime pas trop qu'on lui démontre les tours de magie des écrivains et préfère rester sur sa naïve surprise : ô bravo, mais d'où lui est venue cette tournure-là, ô joli, mais de quel chapeau ou stylo sort-il cette belle phrase aux oreilles de lapin, ... L'écriture comme la prestidigitation doit rester un peu secrète et la voici étalée et décortiquée sur des dizaines de pages. [...] Un roman réussi est un tour de magie. [...] Vous ne savez pas bien comment l'auteur a fait, et si vous le saviez, le charme serait brisé. Alors oui, le spectateur est bien déçu. le show est bien rodé, les éclairages sont professionnels, la musique est de qualité, alors on reste dans la salle jusqu'au clou du spectacle. Un retournement que même le lecteur le plus inattentif a vu venir de loin mais Norman Fottorino n'est pas avare de son métier et nous ressert encore un ou deux twists, des rappels en quelque sorte. Mais nos applaudissements ne sont guère enthousiastes. Pour celles et ceux qui aiment les écrivains. Lien : http://bmr-mam.blogspot.fr/s.. + Lire la suite

23 avril 2016
Quand on commence un billet, une chronique ou un avis, appelez cela comme vous voulez, on se retrouve, comme l'écrivain, confronté à la page blanche, à la recherche des premiers mots à partager pour tenter de donner envie à d'autres lecteurs de découvrir à leur tour notre dernière lecture, notre dernier coup de coeur. Et pour ce livre à l'écriture sublime, c'est d'autant plus difficile. « Un jour j'ai réalisé que le mot 'Écrire' contenait toutes le lettres du mot 'Crier'. Un homme qui écrit est un homme qui crie. » "Trois jours avec Norman Jail" nous raconte l'histoire d'une rencontre. Un quasi tête à tête entre une jeune étudiante en littérature, et un écrivain, Norman Jail, l'homme d'un seul roman. Une rencontre qui ferait rêver plus d'un lecteur, moi la première. Partager, échanger, s'interroger, tenter de tout découvrir sur ce mystérieux auteur. S'immerger dans sa vie, déterrer les secrets, tenter de comprendre pourquoi d'autres livres n'ont pas suivi le premier... « le reste de sa vie, Norman Jail l'avait passé à noircir des milliers de pages, n'en publiant aucune. Son oeuvre était un monument aux mots. » « Je ne suis pas un buveur, je suis un buvard. » À travers ces conversations, l'histoire s'installe, entre réel et imaginaire, et Éric Fottorino nous balade dans un récit brillant, où se révèle également une analyse profonde de l'auteur face au processus d'écriture. Une véritable passion pour les mots. « Un livre est un essaim de mots parfaitement alignés, sans hésitations ni repentirs. Les traces de lutte à mort ont disparu : les violences, les accrocs, la rage, l'abattement, l'à-quoi-bon. Tout ce qui fait un livre à l'état brut, ses impasses, ses sorties de route, ses doutes à n'en plus finir. » Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises, l'histoire de cet homme est édifiante. En approchant de la fin, on s'aperçoit une fois encore que les écrivains sont de grands manipulateurs, qu'ils transforment la vérité au gré de leurs envies, et nous lecteurs, envoûtés par ces agencements de belles phrases, nous y tombons à pieds joints. « Il avait beaucoup parlé, j'avais beaucoup écouté. » « C'était sans doute cela, un écrivain, un être pour qui plus rien ne compte, excepté ce qu'il était. » Un récit remarquable, une plume que j'ai pris plaisir à retrouver, après l'avoir découverte avec "Chevrotine", son précédent et magnifique roman (noir). Je vous invite à savourer ce roman, avec à portée de mains carnet et stylo, car si comme moi vous aimez les belles phrases, ici elles foisonnent, pour notre plus grand plaisir de lecteurs amoureux de belle littérature. Gros coup de coeur. + Lire la suite