Le siège de Bogota


Livres Couvertures de Le siège de Bogota
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Le siège de Bogota - Bogotá est assiégée depuis des mois. Le gouvernement a fui à Carthagène, la guérilla contrôle le sud de la ville et affronte l’armée et les paramilitaires. Tandis que les obus pleuvent sur la ville, deux journalistes étrangers, la belle Islandaise Bryndis Kiljan et le Maltais Olaf K. Terribile enquêtent sur une sombre histoire de trafic d’armes entre la guérilla et l’armée, dont les ramifications les guideront à travers une Bogotá clandestine jusqu’aux clés d’un con...

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Détails Le siège de Bogota

Le Titre Du LivreLe siège de Bogota
AuteurSantiago Gamboa
ISBN-102864246988
EditeurMétailié
Catégorieschroniques
Évaluation du client3.36 étoiles sur 5 de 11 Commentaires client
Nom de fichierle-siège-de-bogota.pdf
La taille du fichier23.55 MB


12 décembre 2012
- Ce truc, je peux pas te le dire, mignonne, dit le lieutenant Cote, je te répète, hip, que cette affaire est top secret. […] Bryndis luis saisit la main et la plongea sous son chemisier : - Tiens, regarde, touche ! Mes nichons valent bien quelques infos. Juste les noms et les gardes, d’accord ? - Tu déconnes, même si tu me baisais six mois de suite, ça ne vaudrait pas ce que je peux te dire. Même si je te mettrais dans tes meubles et que je te faisais un enfant, ça ne serait pas assez cher payé. Bryndis en avait marre de marchander. Elle déboutonna son jean et le tira en avant. A l’intérieur brilla un élastique doré. Et un minuscule triangle de même couleur. - Mate un peu et écoute-moi bien, andouille, c’est mon dernier prix, dit-elle. Si tu me dis ces noms, je te laisse mettre la main et faire tout ce que tu voudras jusqu’à ce que j’ai vidé ma bouteille. C’est à prendre ou à laisser. Le lieutenant la regarda, baissa les yeux et essaya de se concentrer sur le ventre lisse de la journaliste. - Ah, mon amour, tu ne me facilites pas les choses. Voyons, laisse-moi voir ce qu’il reste. Bryndis brandit la bouteille. Il en restait un peu moins de la moitié. - Sans blague, tout ce que je veux ? - Je te l’ai déjà dit. Tu acceptes ? - D’accord. La journaliste sortit un carnet et un stylo-bille de la poche de son chemisier. - Écris-les ici et signe, lui dit Bryndis. Si c’est un mensonge, demain je te dénonce au colonel de la brigade. Je lui dirai que tu m’as attirée ici et que tu m’as violée. - Allons, ne dramatise pas, répliqua le lieutenant Cote. Donne-moi ce truc. Il écrivit maladroitement sur le carnet. Bryndis relut, vérifia que c’était lisible et glissa le tout dans sa poche. - Ok, dit Cote. Et maintenant place aux bonnes choses avec votre permission ? Il glissa sa main dans l’entrejambe et Bryndis, écartant un peu les cuisses, se mit à boire au goulot. Pendant qu’il essayait de la pénétrer avec son doigt, elle déglutissait, gorgée après gorgée, sans reprendre son souffle, le liquide brûlant. En moins d’une minute, la bouteille était vide et Bryndis referma les jambes. - Fini, lui dit-elle. Le contrat a été rempli. - Mais mon amour, je n’ai même pas encore eu le temps de bander. - La prochaine fois, tu n’as qu’à être plus vif. + Lire la suite

30 novembre 2012
Bryndis Kiljan, correspondante de guerre au Ferhoer Bild de Reykjavik, ouvrit les yeux et comprit qu’elle avait forcé sur la bouteille en réalisant deux choses : premièrement, qu’elle n’était pas dans sa chambre, et deuxièmement qu’elle était toute nue. Elle fit un effort de mémoire mais son esprit brumeux refusa de réagir, et l’espace d’un instant un sentiment de culpabilité dévastateur se mêla à la migraine. Elle se retourna mais ne vit personne d’autre dans le lit, ce qui la soulagea un peu. Elle vit sa culotte au pied d’un petit canapé, et ses autres vêtements sur le tapis. Il y avait des odeurs de tabac et de vodka, et aussi de transpiration. Elle eut la nausée. Avec qui elle était ? Impossible de se le rappeler. Ses souvenirs n’allaient pas au-delà du dîner, quand elle était partie boire avec un groupe de journalistes qui venaient d’arriver à Bogotá. Sur la table, elle vit un paquet de préservatifs Durex entamé et, plutôt rassurée, elle se dit que même dans les plus terribles soûlographies elle conservait le sens des priorités. + Lire la suite

15 novembre 2012
Et je la vis sortir – Louise, je veux dire -, sa jupe à la main et le chemisier ouvert. Une culotte violette se perdait dans les plis de chair noire et abondante. - Viens, me dit-elle, nous allons voler ensemble vers le Gabon, sans escale et sans sortir de cette pièce. Sans me laisser le temps de répondre, elle m’a poussé sur le lit, m’a déshabillé et brusquement une partie de moi a disparu entre ses lèvres. Ensuite elle s’est assise sur mes hanches en basculant vers l’avant une chevelure noire qui m’aveugla en me plongeant dans une quasi-obscurité et elle a entamé une litanie entrecoupée de cris en français et en diverses langues que moi, photographe international, je ne pouvais pas comprendre mais qui me paraissaient superbes, chargés de senteurs inconnues, de santal et d’aloès… + Lire la suite