La consolante


Livres Couvertures de La consolante
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La consolante - Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l’impression d’avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu’il est devant l’évier, s’asperge le visage en gémissant. Retourne ensuite vers les autres. Vers la v...

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Détails La consolante

Le Titre Du LivreLa consolante
AuteurAnna Gavalda
ISBN-102842631528
EditeurLe Dilettante
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.29 étoiles sur 5 de 2541 Commentaires client
Nom de fichierla-consolante.pdf
La taille du fichier22.51 MB


15 février 2015
J'ai beaucoup de facilité à parler des livres que j'aime, mais il en est pour lesquels je reste plutôt muette tant ils font partie intégrante de moi, tant j'ai de pudeur à les exposer pour éviter qu'ils soient écorchés, raillés, abimés par d'autres. Il y en a peu. La Consolante de Anna Gavalda en fait partie. Je le garde près de mon lit, jalousement, je ne le prête jamais, mais je l'offre. Comment parler de ce livre sans évoquer le fil à plomb, celui qu'on utilise pour descendre tout au fond de soi, pour mieux se connaitre et s'introspecter ? Mon compagnon cherche à savoir pourquoi ce livre, pourquoi cette histoire bancale m'a autant prise, autant touchée. Je cherche aussi. Dans ma seconde lecture assidue, je suis confirmée dans mes pensées intimes : ce livre c'est moi sans que je ne sois encore parvenue à savoir pourquoi. Suis-je Charles, ce quinquagénaire qui a pris la mauvaise direction de sa vie, abandonnant la Madone de son enfance à la vieillesse et à la solitude ? Suis-je Anouk, la Madone, celle qui aime tant qu'elle finit par se détruire et mourir abandonnée de tous ? Suis-je au contraire cette nouvelle vie qui se dessine pour Charles lorsqu'enfin il fait le choix de réapprendre à vivre en s'écoutant vraiment ? Peut-être un peu de tout ça en même temps... Le style est haché, parfois difficile à suivre, il faut entrer dans les méandres de la pensée de Charles pour s'en dépatouiller, c'est bourré de tas de clins d'oeil aux années 70, les phrases ont souvent oublié les pronoms ou les sujets mais on s'en fout, c'est remarquablement bien écrit, original, sans égal dans la littérature contemporaine que j'affectionne particulièrement. La Consolante c'est le livre d'une vie d'amour fou entre Anouk, une femme-enfant et deux garçons : le sien, Alexis, qu'elle élève seule comme elle peut, et le petit voisin, Charles qui grandit avec eux et partage leur quotidien, fuyant sa propre famille rigide et convenue. Lorsque des années plus tard, Charles mène une vie d'architecte où aucune place n'est laissée au plaisir et au bonheur, il reçoit un message sibyllin l'informant qu'Anouk est morte. Et c'est à partir de ce moment que sa vie va prendre une tout autre tournure. Il va rembobiner l'histoire, se la repasser en boucle jusqu'à ce qu'elle la mène devant l'entrée d'un jardin d'Eden... Finalement, en écrivant ces mots, je me dis que nous avons tous droit à une seconde chance, à rattraper le temps perdu, à retrouver notre véritable chemin, celui de nos rêves d'enfant ou tout au moins ce qui s'en approche le plus. Ce qui nous manque le plus souvent c'est le courage pour y parvenir... + Lire la suite

13 mai 2018
Charles Balanda approche la cinquantaine. Archtiecte à Paris, il voyage en Russie pour surveiller des chantiers et nous apparaît surmené. Il emploie très souvent l'expression"Je suis fatigué" pour exprimer sa lassitude mais aussi pour couper court aux questions de son entourage. Il vit avec Laurence et la fille de celle-ci, Mathilde, une adolescente avec qui il entretient une relation très franche entre le père et le copain. Lors d'une fête de famille, chez ses parents, il ouvre du courrier qui lui est adressé où il apprend qu'une ancienne voisine, Anouk, mère de son ami d'enfance Alexis est décédée. Cette femme a beaucoup compté pour lui en raison de son côté non conventionnel, son humanité et son affection. A partir de ce moment Charles va plonger dans ses souvenirs et commence pour lui une période qui semble nécessaire pour retrouver son âme perdue de travailleur acharné qui m'a semblé en plein burn-out, terme non employé au moment de la parution du livre en 2008. J'ai trouvé cette partie du roman un tantinet trop longue. Il faut dépasser la page 300 pour voir arriver un changement dans la vie de Charles. A ce moment, il retrouve le fils de la voisine, Alexis, qui a quitté Paris, vit à la campagne avec sa famille dans un milieu très proche de la nature. La vie de Charles va changer. Il était temps pour la lectrice que je suis et pour lui... Le style d'Anna Gavalda est un peu différent du premier livre que j'avais lu d'elle "Ensemble, c'est tout", plus original dans la construction de phrases, moins fluide. Pas question de passer une ligne car l'auteure change de scène et de personnage en deux temps, trois mouvements. Cette écriture surprenante m'a beaucoup plu. L'auteur glisse très souvent un humour que j'ai bien apprécié et des références musicales proches de mon registre connu. Une lecture bien agréable. Le personnage de Charles est attachant, surtout dans son évolution : c'est une condition indispensable pour que j'aime un livre qui compte quand même 635 pages. C'est dire si on passe un petit temps ensemble. Challenge pavés 2018 + Lire la suite

02 février 2016
C'était... Il aurait bien été incapable de l'expliquer... Comme une lumière... Comme si la certitude de savoir qu'elle existait, même loin de lui, même en dehors de lui, suffisait à l'apaiser. Bien sûr, nourrissait des pensées plus... incarnées quelques fois, mais pas tant que ça... Fanfaronnait quand il rêvait de jouer aux Petits Beurres avec elle. En vérité, se sentait... comment dire... impressionné peut-être... Oui, allez... va pour impressed. Elle avait eu beau tout faire pour n'en être pas tributaire, transpirer, roter, l'envoyer chier en levant sa bague, bouder, râler, jurer, se moucher dans sa manche, boire like a fish, violer l'Education nationale, baiser les services sociaux, fustiger ses rondeurs, ses mains, son orgueil, se dénigrer souvent et l'abandonner sans le moindre adieu, cet adjectif lui allait bien. C'était idiot, c'était dommage, c'était inhibant, mais c'était ainsi. Quand il pensait à elle, concevait un monde, plutôt qu'une femme cicatrisée en étoile. + Lire la suite