La consolante


Livres Couvertures de La consolante
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La consolante - Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l’impression d’avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu’il est devant l’évier, s’asperge le visage en gémissant. Retourne ensuite vers les autres. Vers la v...

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Détails La consolante

Le Titre Du LivreLa consolante
AuteurAnna Gavalda
ISBN-102842631528
EditeurLe Dilettante
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.29 étoiles sur 5 de 2541 Commentaires client
Nom de fichierla-consolante.pdf
La taille du fichier29.7 MB


25 mai 2010
[...] A quoi ca sert de faire des mômes s'ils n'ont pas le droit de te parler de leurs amours quand ils sont grands, hein ? (...) Hein ? Et qu'est ce qu'il reste alors ? Qu'est ce qui nous reste si on ne parle pas d'amour ou de plaisir ? Nos feuilles de paye ? La météo ? (...) Les enfants, c'est la vie, merde ! Et c'est parce qu'on a baisé nous aussi qu'ils sont là, non ? Et qu'est ce qu'on s'en fout des papiers du sexe de l'autre ? Deux garçons, deux filles, trois garçons, une pute, un gode, une poupée, deux fouets, trois menottes, milles fantasmes, il est où, le problème, là ? Il est où ? C'est la nuit, non ? Et la nuit, il fait noir ! C'est sacré, la nuit ! Et même le jour, c'est... C'est bien aussi... Elle essayait de sourire et se resservait à boire entre chaque point d'interrogation. [...] + Lire la suite

13 mai 2018
Charles Balanda approche la cinquantaine. Archtiecte à Paris, il voyage en Russie pour surveiller des chantiers et nous apparaît surmené. Il emploie très souvent l'expression"Je suis fatigué" pour exprimer sa lassitude mais aussi pour couper court aux questions de son entourage. Il vit avec Laurence et la fille de celle-ci, Mathilde, une adolescente avec qui il entretient une relation très franche entre le père et le copain. Lors d'une fête de famille, chez ses parents, il ouvre du courrier qui lui est adressé où il apprend qu'une ancienne voisine, Anouk, mère de son ami d'enfance Alexis est décédée. Cette femme a beaucoup compté pour lui en raison de son côté non conventionnel, son humanité et son affection. A partir de ce moment Charles va plonger dans ses souvenirs et commence pour lui une période qui semble nécessaire pour retrouver son âme perdue de travailleur acharné qui m'a semblé en plein burn-out, terme non employé au moment de la parution du livre en 2008. J'ai trouvé cette partie du roman un tantinet trop longue. Il faut dépasser la page 300 pour voir arriver un changement dans la vie de Charles. A ce moment, il retrouve le fils de la voisine, Alexis, qui a quitté Paris, vit à la campagne avec sa famille dans un milieu très proche de la nature. La vie de Charles va changer. Il était temps pour la lectrice que je suis et pour lui... Le style d'Anna Gavalda est un peu différent du premier livre que j'avais lu d'elle "Ensemble, c'est tout", plus original dans la construction de phrases, moins fluide. Pas question de passer une ligne car l'auteure change de scène et de personnage en deux temps, trois mouvements. Cette écriture surprenante m'a beaucoup plu. L'auteur glisse très souvent un humour que j'ai bien apprécié et des références musicales proches de mon registre connu. Une lecture bien agréable. Le personnage de Charles est attachant, surtout dans son évolution : c'est une condition indispensable pour que j'aime un livre qui compte quand même 635 pages. C'est dire si on passe un petit temps ensemble. Challenge pavés 2018 + Lire la suite

15 juillet 2014
C'est un livre dont tout le monde a parlé et depuis longtemps (il est sorti en 2008) Et c'est un livre finalement plus compliqué que prévu, sur un thème qui apparaissait en réalité assez simple. Il est compliqué en raison du nombre et de la personnalité des personnages, du style employé et de la structure de l'ouvrage choisie par l'auteur. Il faut arriver à la seconde moitié du livre pour se dire qu'il y a en fait, un véritable récit, puis comprendre que le style « décomposé » du début a un sens si on le relie au sujet. Cette lecture n'est pas vraiment évidente immédiatement et cela peut décourager (mais j'ai horreur d'abandonner un livre en cours de lecture – Cela n'a du m'arriver que deux fois, et j'en ai toujours été culpabilisé…) Sans entrer dans le détail, l'histoire conte le destin de Charles Ballandra , quarante sept ans, architecte doué et bourreau de travail, un peu sous la coupe de son associé, et dont la vie professionnelle et sociale correspondent à son statut officiel, qui va après quelques infos qui l'obligent à remonter dans ses souvenirs, se trouver déstabilisé. Il rencontrera une Anglaise, plus jeune, un peu écolo, baba-cool, qui s'est retirée à la campagne avec plein d'enfants et d'animaux. En ce qui concerne le thème, on est en pleine exploration de la crise de la cibnquantaine (Il parait qu'elle exxiste !) avec des souvenirs qui nous ramènent à des films comme « le lauréat (1967 de Mike Nichols) et en lisant certains passages on n'est pas loin d'entendre Simon and Garfunkel chanter « Mrs Robinson » Ces souvenirs, chez Charles Ballandra vont conditionner la seconde partie du récit, avec une rencontre qui va aider chacun à se rassurer sur sa capacité à plaire, puis se transformer en véritable rencontre amoureuse, qui change une vie et remet en cause tout un passé. Quant au style, alors là il y a beaucoup à dire . J'avoue que quand j'ai jeté un oeil à mes notes à la fin de ma lecture, 90% d'entre-elles étaient relatives au syle de l'auteur. Pour le moins, le début du livre est déroutant. On ne sait jamais de quel personnage on parle, on saute de l'un à l'autre, d'une époque à une autre, sans indication. Il n'y a pas de pronoms (Il, elle….). Les verbes, quand ils existent, n'ont pas de sujets… Si, dans nos écoles, nous avions écrit comme cela, le résultat aurait été cuisant ... Mais on comprend peu à peu que le style choisi accompagne l'époque relatée. On a en gros 300 pages d'exposé du problème et de la déstabilisation de Charles, puis 300 pages d'ébauche de solution, d'évolution vers des équilibrages avec leurs difficultés ou leurs plaisirs associés. Les gens qui parlent de ce roman, varient dans le choix de leurs qualificatifs de « Magnifique » à « déstabilisant », « décousu », voire « lourd ». C'est bien le signe d'un livre qui ne laisse pas indifférent. J'avais tant aimé les nouvelles de « Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part », que j'ai eu du mal à aborder ce roman. Cependant je suis loin d'être dégoutté de Gavalda et j'en lirai certainement d'autres. Je sors pourtant de cette lecture avec un sentiment mitigé, et je me dis que tous les qualificatifs employés par les lecteurs sont en effet justifiables. Et il est bien intéressant que certains auteurs prennent des risques en faisant des essais d'écriture nouvelle. + Lire la suite