Noir et Or


Livres Couvertures de Noir et Or
3.38 étoiles sur 5 de 8 Commentaires client

Noir et Or - Issue d'un milieu modeste, Juliette a tout pour elle. Excellente élève, elle est belle, intelligente, obstinée. Elle intègre Sciences Po, cornaquée par le père d'un copain de lycée qui a ses entrées dans le monde politique et lui trouve un point de chute à Paris, chez François de Maule. Ce dernier pourrait être son père, il tombe amoureux d'elle. Guidé par son amant, Juliette fait ses premiers pas au ministère de la Santé. Elle ne tarde pas à s'y faire remarquer par...

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Détails Noir et Or

Le Titre Du LivreNoir et Or
AuteurMichèle Gazier
ISBN-102021239632
EditeurSeuil
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.38 étoiles sur 5 de 8 Commentaires client
Nom de fichiernoir-et-or.pdf
La taille du fichier25.95 MB


29 juin 2015
Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio de m'avoir fait confiance lors de la dernière masse critique si prisée. Lorsque j'ai reçu le livre, j'en étais toute émoustillée ! J'ai trouvé la couverture vraiment belle dans sa simplicité, poétique dans ses couleurs. À ma grande surprise, le noir et l'or ressortaient vraiment bien sur la photo de couverture. Si je me suis longtemps questionnée quant à l'origine de ce titre, j'en ai finalement compris le sens au fil des pages (ou en tout cas je m'en suis fait ma propre analyse). le noir, représente la part malsaine qui habite notre personnage principal, la partie dérangeante du récit et le côté dramatique du monde dans lequel nous évoluons. Tandis que l'or représente l'appât, l'envie, l'orgueil et la face visible de l'iceberg. le beau, le glorieux, l'envieux… Titre et histoire qui renvoient aussi à Stendhal in « le Rouge et le Noir » (Peut-être un peu trop d'ailleurs ?) J'étais assez sceptique concernant les débuts du livre, je l'avoue, puisque je n'appréciais pas forcément l'univers dans lequel les auteurs tentaient de m'embarquer. Pourtant, d'ordre général j'adore vraiment ce genre de livre qui parle de faits divers, de faits dérangeants dont on doute mais que l'on fait semblant de ne pas voir. J'apprécie beaucoup l'économie, le droit et le monde politique. Même si le troisième point me répugne plus qu'il ne m'appâte. La plume des auteurs est très belle, très simpliste mais en même temps recherchée. Nous buvons les mots, nous les engloutissons. Les pages se tournent et se lisent vraiment vite et l'absence de chapitres fait que nous n'avons pas de repères « chronologiques » (généralement, lorsqu'on lit nous nous disons « Allez, je finis ce chapitre et j'arrête » ; ici sans chapitre il est plus dure de s'arrêter au beau milieu d'une phrase…). J'étais donc assez septique concernant ce livre puisque je me demandais si ce genre de thème pouvait donner du pep's à un récit. En règle générale, nous ne sommes pas forcément intéressés par les questions de politique et de moeurs, d'économie et autres. le thème ne me parlait franchement pas des masses (Bien que j'apprécie l'étudier en cours). Mais je me suis quand même laissé embarquer dans l'histoire de cette jeune femme, Juliette. Fille de parents issus d'une classe sociale inférieure à ce qu'elle aspire. Ambitieuse, intelligente mais aussi déterminée son rêve à elle est de parvenir à briller dans la société. Cependant, ses parents (sa mère d'origines algériennes et simple caissière dans un supermarché ainsi que son père pépiniériste) représentent un poids pour elle et l'empêchent de prendre son envol. C'est avec acharnement, travail et concessions qu'elle parvient enfin à toucher le but de sa vie : Elle parvient enfin à trouver une minuscule place auprès d'un politicien influent qui va vite devenir son amant. Nous suivons donc Juliette dans ses déboires et tentons tant bien que mal de comprendre ses agissements. Sa soif de pouvoirs en devient déstabilisante, flirtant parfois même avec la paranoïa. Juliette nous apparait comme une simple coquille vide, égoïste et vengeresse, qui n'agit que par pur intérêt. Ai-je aimé ce livre ? En me posant cette question aucune réponse ne me vient. Autant, j'ai adoré voir à travers les yeux de Juliette ce que le monde politique et économique nous cache. Au fond, qui sont ces personnes qui nous gouvernent et se chargent de notre argent ? J'ai été outrée de participer aux agissements destructeurs de Juliette, à cette manie qu'elle a de vouloir tout contrôler et d'être constamment sur le fil du rasoir. J'ai été déçue de déceler une part de vérité dans ce livre concernant la fraude aux médicaments destinés aux plus nécessiteux : Dans noir et or, une totale machination se fait autour des médicaments destinés aux pays pauvres qui en ont grand besoin. Ici, ils changent la date de péremption des médicaments pour éviter de gaspiller et engendrer des frais supplémentaires inutiles. Cela ne nuit en rien à la santé des malades mais, cela réduit leurs effets. Dans la réalité, il existe les contrefaçons et sûrement d'autres choses que nous ne soupçonnons pas. Nous côtoyons ces hommes riches, puissants, dangereux qui se prennent pour les rois du monde. Jouant avec les sentiments, la vie et la santé des autres pour un simple pécule. Nous nous rendons compte de la place que prennent les femmes dans ce monde très fermé et prisé. Elle occupe la place de l'appât, de la maitresse. Elle donne ses idées, mais reste dans l'ombre pour ne pas éclipser la gloire de l'Homme. Je n'ai pas compris ce personnage principal, pratiquement sadique envers elle-même, qui préfère quitter amour et tendresse pour un monde de brute qui ne lui apporte que des misères. Et je n'ai certainement pas approuvé cette fin brutale, qui me laisse sur une faim de loup. Une fin, certes qui donne le sourire tant elle nous enlève un poids au coeur, mais qui nous laisse un léger goût amer « Tout ça pour ça ! ». J'aurai d'autant plus apprécié tomber au coeur d'une tourmente économique et politique, d'un boum qui ébranle tout les édifices et fait repentir notre personnage principal à la toute fin. J'aurai préféré tomber au coeur d'un complot, plutôt qu'au coeur d'une histoire d'amour qui tourne mal… Lien : https://libreaddiction.wordp.. + Lire la suite

10 juin 2015
Comment en suis-je arrivée là, dites-vous ? C’est une question que je ne me pose jamais. Ce n’est pas le chemin parcouru qui m’intéresse. Je suis plus du côté du pourquoi que du comment. Et le pourquoi, tous les pourquoi de ma courte existence m’entraînent vers le passé, ce que d’aucuns nomment mon histoire. Un bien grand mot, même sans majuscule, pour désigner ma vie, avec cette part de maladresse, ce handicap de naissance, qui la caractérise. Sans doute aurait-il fallu être plus cynique, moins passionnée pour que, avec les ans et l’expérience, je moissonne enfin tout ce que j’avais semé. Quoi que vous en pensiez, je méritais de gagner la partie. Je venais de loin et jamais je n’ai économisé ma peine. Mais sans doute suis-je de la famille de ces maladroits dont parlait un client de la jardinerie où travaillait jadis mon père. Repris de justice à peine libéré d’une longue incarcération pour vol à main armée, il s’était installé à Alès et racontait à ceux qui voulaient l’entendre que les prisons étaient pleines de maladroits, de pauvres types. Les autres, les vrais voleurs, les futés, ceux qui ne s’étaient pas fait prendre, dormaient sur un tas d’or et filaient des jours tranquilles et anonymes au soleil. + Lire la suite

16 février 2016
Ce livre est très agréable à lire, très facile d'accès aussi. Juste quelques petites opérations boursières que je n'ai pas comprises mais bon, je ne suis pas dans la partie et quand l'auteur explique que "le Libor sert à établir le taux interbancaire à partir duquel seront calculés les taux des prêts aux banques du monde entier", cela me passe au-dessus et en fait, ne me passionne guère. C'est pourquoi trouver des similitudes entre ce roman et celui de Stendhal "le rouge et le noir", je ne suis pas d'accord. Les ressemblances sont grossières mais Stendhal est pour moi un auteur qui a écrit pour la postérité. Noir et Or n'ira pas jusque là. L'héroïne, "le petit crocodile aux dents pointues" n'est pas aussi tenace et entêtée que Julien Sorel. Sa fin est beaucoup moins tragique donc moins romantique, surtout que Juliette n'est pas, elle, condamnée à mort, condamnée à la guillotine... C'est une belle histoire, sans plus ! Je relirai avec plaisir le rouge et le noir où quelques vers sont terribles : "Ladislas. ... Mon âme est toute prête. Le Roi, père de Ladislas. L'échafaud l'est aussi : portez-y votre tête." Juliette est une héroïne des temps modernes où le fait de tremper dans des magouilles politico-bancaires donne du piment à la donzelle qui par ailleurs est assez incolore. Elle se laisse séduire par l'homme de la famille qui veut bien l'héberger à Paris le temps de ses études à Sciences-Po et elle recommence mais en prenant plus jeune cette fois quand elle part en stage en Suisse. C'est d'une banalité navrante. + Lire la suite