Le portrait


Livres Couvertures de Le portrait
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Le portrait - Nicolas Vassilievitch Gogol croyait vraiment au diable, Mais le malin pour corrompre le malheureux peintre Tcharkov, délaisse ici son attirail de fumées, de goules et de harpies. Un vieux portrait et quelques ducats d'or suffiront. Dans cette version pétersbourgeoise de Faust le fantastique a valeur d'allégorie : la création artistique est-elle sans danger pour l'âme ?

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Détails Le portrait

Le Titre Du LivreLe portrait
AuteurNikolai Gogol
ISBN-102070405427
EditeurGallimard
Catégoriesrécits
Évaluation du client3.82 étoiles sur 5 de 52 Commentaires client
Nom de fichierle-portrait.pdf
La taille du fichier21.96 MB


13 décembre 2012
Tout ce qui s'écrit se réalise un jour... Tout se qui se peint, également ? N'est ce pas là le but de toute création ? Publiée en 1835 cette nouvelle revêt un caractère prophétique lorsqu'on l'on connaît le destin tragique de Nicolas Vassiliévitch Gogol . Arbitrant sans cesse le bien et le mal, Gogol se croyant trompé par le diable se laissera emporter par la folie et disparaîtra en 1852. « le portrait » est l'illustration de ce combat. Que saisit l'artiste ? Quel est cette chose qui empoigne le coeur de celui qui regarde ? Si oeuvre a une âme, de qui lui vient elle ? A qui la rendra t elle ? Reçoit t on plus que l'on donne lorsque l'on crée ? Quel courant traverse donc le miroir? Se soumet- on ?, où se situe notre liberté ? Dans quelle encre plonge t on notre plume lorsque nous signons ? Sommes nous le jouet. Sommes nous le maître ? de quel souffle provient l'inspiration ? Des entrailles de la terre ? de nos propres enfers ? Des paradis que nous jardinons ? Des jardins que nous regrettons ? Quel est ce sens que nous déversons ? Quel prix serions nous prêts à payer ? Et quelle est la nature de notre dette ? Toutes ces questions et certainement bien plus encore se cachent dans la toile de ce Portrait. Puisque Gogol nous y invite. Approchons puisqu'il nous en prie, et... regardons... Astrid SHRIQUI GARAIN + Lire la suite

12 mai 2018
Qu’est-ce à dire ? se demandait involontairement Tchartkov. J’ai pourtant devant moi la nature, la nature vivante. Son imitation servile est-elle donc un crime, résonne-t-elle comme un cri discordant ? Ou peut-être, si l’on se montre indifférent, insensible envers son sujet, le rend-on nécessairement dans sa seule et odieuse réalité, sans que l’illumine la clarté de cette pensée impossible à saisir mais qui n’en est pas moins latente au fond de tout ; et il apparaît alors sous cet aspect qui se présente à quiconque, avide de comprendre la beauté d’un être humain, s’arme du bistouri pour le disséquer et ne découvre qu’un spectacle hideux ? + Lire la suite

30 mai 2018
«Le Portrait» l'a couvert d'or mais il ne peut plus le voir en peinture ! Maudit soit Tcharkov d'avoir dégoté ce tableau chez un brocanteur de Chtchoukine ! Les yeux perçants, saisissants, si vivants de ce portrait de vieillard, au manteau oriental, hantent le jeune peintre. C'est par lui que le malheur arrive! Le talent de ce pauvre Tcharkov s'est évaporé depuis que le Portrait l'a inondé de « ses ducats ». Surfer sur la vague du conformisme l'a plongé dans une pauvreté d'esprit et de créativité ! Son constat d'échec, du naufrage de son talent sonne le glas de la folie! La « lame de fond » de cet éclair de lucidité finira-t-elle par noyer ce vieux loup de mer dont la culpabilité rattrape sauvagement la cupidité artistique ? Gogol remporte largement la partie dans ce face à face littéraire. Une fois de plus, il m'a « touchée, coulée » !