L'homme à la vie inexplicable


Livres Couvertures de L'homme à la vie inexplicable
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L'homme à la vie inexplicable - A la fin du XIIIe siècle, entre la bonne ville de Toulouse et les forêts du pays d'Aude, les routes fourmillent de voyageurs: soldats de la Sainte Inquisition, moinillons, rebelles, hérétiques. Parmi ces derniers, un homme "à la vie inexplicable": Simon Garric. Cet étudiant en droit est jeté sur les routes après l'incarcération de sa mère, convaincue d'hérésie. Il vivra dans le voisinage des loups, en forêt d'Arques, sera aimé de Fabr...

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Détails L'homme à la vie inexplicable

Le Titre Du LivreL'homme à la vie inexplicable
AuteurHenri Gougaud
ISBN-102757809075
EditeurPoints
Catégoriesinitiatique
Évaluation du client3.92 étoiles sur 5 de 31 Commentaires client
Nom de fichierl-homme-à-la-vie-inexplicable.pdf
La taille du fichier20.05 MB


20 octobre 2014
Quel excellent conteur cet Henri Gougaud ! Quelle magnifique histoire ! Dans un ambiance et une époque qui lui sont chères, le Moyen-âge et les cathares, il nous raconte la vie de Simon Garric, médecin errant, par la bouche de Bernard de l'Aradieux, son scribe et disciple. Avec talent, avec un phrasé à l'ancienne pour mieux nous installer dans l'époque, il nous livre une vie qui paraît des plus véridiques et nous immerge en société médiévale. Il maîtrise aussi la surprise. Qui est la femme de Garric ? Est-ce Brune dont la quête est le sens de sa vie, ou est-ce Fabrissa, la jeune femme qu'il a sauvée et qui le suit avec dévotion ? Il faut attendre la fin du livre pour le savoir. Les passages sur l'Inquisition font frémir. L'extrémisme en religion, n'est hélas pas un fait nouveau. Encore un grand livre offert par ce talentueux écrivain.

05 avril 2014
- Je l'imagine riant de nous, riant tout doux comme elle faisait, dit Fabrissa. Sais-tu ce qu'elle me chante en ce moment où je te parle ? Elle me chante : Enfants, la mort n'est rien, elle est sans cesse derrière vous, elle est la poussière de vos semelles. La vie est devant, toujours devant, allez à elle, ne vous retournez jamais.

29 novembre 2017
Brusquement elle tourna vers lui la tête. Il sentit son haleine chaude sur sa tempe. Elle murmura : - J'ai froid. Ils crurent bouger à peine. Ce fut un déferlement éperdu. D'un même élan leurs jambes se mêlèrent, leurs mains saisirent les cheveux, les épaules, les nuques, et se frayèrent des chemins fiévreux dans les ténèbres. Leurs bouches errantes n'osant se joindre baisèrent joues et yeux et fronts et creux du cou. Ils l'entendit haleter : - Serre-moi, serre-moi fort, plus fort encore. J'ai si froid. Il la serra contre sa poitrine à l'étouffer, sans mot répondre, comme s'il voulait en lui la faire entrer par force. Elle en exhala une plainte tant extasiée que se firent des houles et des grognements de proche réveil sous la voûte où les routiers étaient entassés. Elle enfouit vivement sa figure dans la tunique de son homme et la mordit pour ne point geindre, et resta ainsi sans plus vouloir se défaire, farouchement agrippée, comme si elle craignait de voir s'échapper la chaleur de sa propre vie, et gémissant encore d'aise à sentir caressée sa chevelure défaite et la longue courge de son dos. Cela leur parut ne durer qu'un instant, et ce fut l'aube... + Lire la suite