Julip


Livres Couvertures de Julip
4.06 étoiles sur 5 de 69 Commentaires client

Julip - "L'œuvre de Jim Harrison danse, galope, tangue vers le large, embrasse l'infini d'un continent sans limites. Julip rassemble trois récits. Avec Chien Brun, d'abord, qui continue à crapahuter vers d'introuvables chimères en nous servant une nouvelle rasade de confessions impudiques, avec Phillip Caulkins, un pro de 50 ans qui a le tort d'aimer Ezra Pound et qui sera chassé de son université. La troisième nouvelle raconte la pitoyable od...

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Détails Julip

Le Titre Du LivreJulip
AuteurJim Harrison
ISBN-102264001100
Editeur10-18
Catégoriesprose
Évaluation du client4.06 étoiles sur 5 de 69 Commentaires client
Nom de fichierjulip.pdf
La taille du fichier19.72 MB


12 octobre 2012
Trois nouvelles pour un recueil, schéma courant largement usité par Jim Harrison entre ses romans. Julip, l'Homme aux deux cents grammes et le Dolorosa beige composent ce bouquin, trois univers dans lesquels l'auteur aime à couler sa prose inlassablement. Julip tout d'abord, figure féminine, sorte de réplique à Dalva - quelle héroïne d'Harrison réussira dorénavant à ne pas se confronter à son idéal modèle ? - , jeune femme dans la vingtaine, confrontée aux tourments de son frère cadet, Robert, victime innocente de la cruauté d'un monde pour lequel il n'aura reçu aucun des codes de décryptage. Une mère absente, un père "suicidé" alcoolique : tout concorde à faire des deux enfants des poulains idéaaux pour la psychanalyse. Harrison trouve le ton juste pur aborder Julip. Elle est vivante, vive et donc ultra sensuelle, sexuelle même, quand elle s'oublie. Elle figure la femme rêvée : volontaire, indépendante, droite, faussement naïve, paumée parce qu'on l'est tous, éprise de justice, éphémére comme sait l'être la jeunesse, bref, Julip est une femme selon Big Jim. L'Homme aux deux cents grammes nous reconduit dans la compagnie de Chien Brun, héros foutraque et récurrent des nouvelles d'Harrison. Ici, il est question de loi, d'interdits et bien entendu de folie, laquelle préside évidemment à toutes les aventures de Chien Brun. Une fois encore Harrison réussit à nous captiver pour des aventures plus abracadabrantes les unes que les autres, mais tel est le monde selon Chien Brun, lecteur, tu te dois de t'y comformer si par bonheur, ta vie sclérosée de lecteur devait croiser la voie royale tracée par ce clochard céleste. La troisième et denrière nouvelle nous entraine dans un territoire une nouvelle fois ultra jalonné par l'auteur : la dépression, et son pendant, la renaissance. Habituellement moins client de son propos, c'est sans surprise que le Dolorosa Beige figure pour moi le moins bon du recueil, mais sans doute ne suis-je pas fortement passionné par le monde universitaire et ses scléroses en forme de ricochets sous psychotropes. Une belle histoire indéniablement, mais tout comme David Burkett me touchait moins que Dalva, les errements post "crise de la cinquantaine" de Philip Caulkins me chamboulent moins que ceux de Julip. Je suis un homme que voulez-vous, un Philip Caulkins de moins équivaut bien entendu à un concurrent de plus au tapis. + Lire la suite

24 janvier 2015
Attention, voilà Chien Brun !!! Âmes sensibles, détournez votre regard ! Âmes puritaines et chastes fuyez tant qu'il est encore temps !! Chien Brun est mon héros préféré. Mon anti-héros devrais-je dire... Ce personnage est carrément incroyable, un vieil indien complètement déjanté qui aurait plu sans conteste à Rabelais. Il est complètement fou, dépressif, obsédé sexuel, gros mangeur, drôle, vulgaire mais en même temps passionné de nature et tellement sensible. Je n'ai jamais rencontré de héros aussi attachant dans tous les livres que j'ai lus jusqu'à présent. Chien Brun c'est le remède anti-morosité. Ce gars-là me fait rire à chaque page et m'émeut en même temps. Chien Brun est un personnage récurrent des nouvelles de Jim Harrison. Je le retrouve chaque fois avec un immense plaisir. Mais au-delà de ce personnage, il y a le style incomparable de Harrison. Son écriture, c'est la vie. La vie dans tout ce qu'elle englobe : l'amour, le sexe, la bouffe, la nature et les grands espaces du Michigan et de la région des Grands Lacs, la dépression, la mort, l'alcool, la folie, l'humour, les aventures et tant d'autres choses. Lire un Jim Harrison c'est se faire emporter dans un tourbillon de vie, d'excès. J'ai adoré tous ses livres et je le recommande vivement. Le recueil Julip contient trois nouvelles : une avec Chien Brun, l'autre avec Julip une délurée qui promène son "joli morceau de cul" et enfin la dernière contient le récit de Phillip Caulkins un professeur d'université qui rencontre des soucis au sein de la fac. + Lire la suite

31 janvier 2012
En observant les autres dans la douce torpeur provoquée par le whisky, je réalisais à quel point mon attachement à la vie était faible. Je n’étais pas impliqué, même en tant que simple observateur, et encore moins en tant que pèlerin. Disons que je n’étais ni dans les tribunes pour voir le match, ni sur le terrain pour jouer. J’étais plutôt dans les sous-sols, observant avec indifférence la structure de base tout entière. Mes amis n’existaient plus, ma femme non plus. Je n’avais ni Etat, ni patrie, ni gouverneur, ni président. C’est ce qu’on appelle être nihiliste, mais je trouve que c’est un mot beaucoup trop fort pour désigner le vide. + Lire la suite