Joris-Karl Huysmans : Oeuvres complètes et annexes


Livres Couvertures de Joris-Karl Huysmans : Oeuvres complètes et annexes
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Joris-Karl Huysmans : Oeuvres complètes et annexes - Nouvelle publication des éditions Arvensa : les ?uvres complètes de Joris-Karl Huysmans, un auteur au parcours exceptionnel dont les écrits ont marqué la vie littéraire et artistique de la fin du XIXème siècle et du début du XXième. L'édition, pourvue de centaines d'illustrations, est enrichie de près de 1600 notes et de nombreuses annexes qui permettront au lecteur de mieux décrypter le vocabulaire et la pensée de cet auteur anticonformiste qui mérite de retrouver ...

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Détails Joris-Karl Huysmans : Oeuvres complètes et annexes

Le Titre Du LivreJoris-Karl Huysmans : Oeuvres complètes et annexes
AuteurJoris-Karl Huysmans
ISBN-109791027305636
EditeurArvensa Editions
Catégorieslittérature
Évaluation du client4.83 étoiles sur 5 de 3 Commentaires client
Nom de fichierjoris-karl-huysmans-oeuvres-complètes-et-annexes.pdf
La taille du fichier23.62 MB


28 avril 2018
La mère Teston, elle, travaillait sans penser à rien. C’était une machine organisée, une plieuse mécanique à tant la journée. Elle était heureuse et n’avait pas d’ailleurs sujet de se tracasser. Son mari était un homme bonasse et bébête, obéissant sans regimber à ses moindres ordres. Jusqu’à l’arrivée du crépuscule, elle ramait avec un couteau de bois sur du papier, rentrait à sept heures, préparait la popote, dévidait à Alexandre tous les cancans de l’atelier, se faisait narrer par lui tous les accidents et tous les crimes notés par le Petit Journal, nettoyait sa vaisselle, récurait le plat de sa chatte, raccommodait un bas de laine sur un oeuf en bois et, sans ave ni pater, dès les dix heures, se mettait au lit, crevant les draps de ses os en pointe. Son mari, qui était flatueux, canonnait, de ci, de là, contre la cheminée, contre la commode, mais au bout de vingt ans de ménage tout n’est-il pas permis ? La mère Teston ne prêtait même plus l’oreille au bruit ; lui, s’ébaudissait lorsqu’il sonnait fort et que la chatte effarée se coulait sous les meubles, puis, riant tout seul, il se couchait à son tour, s’enveloppant la tête d’un madras qui brandissait des cornes. + Lire la suite