La Grande ménagerie


Livres Couvertures de La Grande ménagerie
2.69 étoiles sur 5 de 16 Commentaires client

La Grande ménagerie - Guy Ableman, écrivain de son état, est fou de sa femme Vanessa, une rousse éblouissante, perpétuellement en colère. L’ennui c’est que, depuis le premier jour, il est fou de la non moins séduisante mère de Vanessa, Poppy. Pareilles à des sœurs plutôt qu’à une mère et une fille, elles forment un tandem volcanique : si elles lui inspirent les scènes les plus farfelues, elles le perturbent au point qu’il ne peut plus écrire une ligne. Non que Guy fût très lu ces jours-c...

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Détails La Grande ménagerie

Le Titre Du LivreLa Grande ménagerie
AuteurHoward Jacobson
ISBN-102702144497
EditeurCalmann-Lévy
Catégoriesrécits
Évaluation du client2.69 étoiles sur 5 de 16 Commentaires client
Nom de fichierla-grande-ménagerie.pdf
La taille du fichier19.02 MB


21 septembre 2015
Guy a tout pour être heureux : une femme magnifique, Vanessa, dont il est fou et il a réussi a devenir écrivain ce dont il a toujours voulu. Seulement voilà, bien que fou de sa femme il l'est également de sa belle-mère, Poppy depuis le premier jour qu'il l'a vu. de plus il n'est plus lu, ses romans sont enlevés peu à peu des rayons des librairies et il est en panne d'inspiration. S'ajoute à cela le suicide de son éditeur, son agent qui prend ses distances ou encore sa femme qui a décidé elle aussi de se mettre à écrire. Guy ne sait plus trop où il en est et surtout il ne croit plus à la littérature... Dans La grande ménagerie on se trouve face à un personnage complexe : Guy Ableman. Torturé par le désir qu'il a pour sa belle-mère, il faut dire que mère et fille sont des plus complices et ne vivent presque pas l'une sans l'autre, il ne pense qu'à elle, qu'à ses plus fous fantasmes avec elle et en est perturbé. Perturbé par l'effet qu'elle produit sur lui mais également par le fait qu'il n'arrive plus du coup à écrire une seule ligne pour son prochain roman. Perturbé... le lecteur l'est également face à cette attitude, avec gêne on se retrouve un peu dans une position de voyeurisme face à ces révélations que Guy assume totalement. L'autre part importante de ce roman est la position de Guy pour la lecture. Bien qu'écrivain, pour lui la littérature est finie, plus personne ne lit et les livres n'ont donc plus d'avenir. En tant que lecteur, c'est assez déroutant d'être "confronté" à cela. On ressent presque une réelle fureur masquée par des propos acerbes et parfois même de l'humour noir. le personnage, et l'auteur par la même occasion, ne mâche pas ses mots concernant cette disparition de la lecture. Dans La grande ménagerie, Howard Jacobson use de mots francs et même chocs et au travers de son personnage et parle librement de l'avenir du livre. Avec un peu de gêne, l'auteur arrive même parfois à nous faire culpabiliser devant la perspicacité de ses propos. La grande ménagerie est un roman passionnant par la force de ses personnages et de l'écriture d'Howard Jacobson. Lien : http://www.ptitblog.net/livr.. + Lire la suite

20 janvier 2017
De toutes façons nous étions finis. Les comiques avaient pris le relais. Les meilleurs d'entre eux travaillaient à partir de textes qui auraient aussi bien pu faire de brefs romans satiriques; leur regard était celui du romancier, ils apprécient le rythme de la langue, ils déployaient exagération et chute du sublime au ridicule tout comme nous, ils écorchaient, surprenaient et rattrapaient le rire au vol au moment où il menaçait de se fracasser dans l'effroi. Ils étaient prévisibles, suffisants et prétentieux, aussi, mais qui ne l'était pas? En plus, ils avaient un public captif. Où étaient passés tous les lecteurs? N'était-ce pas évident? Ils regardaient les comiques de stand-up. + Lire la suite

20 janvier 2017
– Qui dit que j'adore la littérature? demanda-t-il avec irritation. Il y a des livres que j'aime lire. D'autres non. Que voulez-vous que je fasse des cancans sur ceux qui les écrivent? – Rien. Mais je ne parlais pas de cancans. – De quoi alors? Bonne question. J'agitai les doigts dans l'air poussiéreux de sa bibliothèque. – Le processus...l'activité...l'état dans lequel on écrit. – Je répète ce que je viens de vous dire. Qu'est-ce que j'ai à faire de tout ça? Quand je lis le livre, ça fait belle lurette qu'il a été écrit. Le livre m'appartient désormais. + Lire la suite