L'art de pleurer en choeur


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L'art de pleurer en choeur - L'art de pleurer en choeur. Du haut de ses onze ans, le narrateur ne saisit pas très bien les enjeux du monde des adultes dans la petite bourgade du sud du Jütland où il grandit. Il a bien remarqué que le chiffre d'affaires de l'épicerie de son père augmentait après chacune des prestations de ce dernier... lors des enterrements : cet homme dépressif et taciturne a en effet un talent, celui de faire pleurer les plus endurcis grâce à ses oraisons funèbres déchirantes....

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Détails L'art de pleurer en choeur

Le Titre Du LivreL'art de pleurer en choeur
AuteurErling Jepsen
ISBN-102848050829
EditeurSabine Wespieser
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.5 étoiles sur 5 de 49 Commentaires client
Nom de fichierl-art-de-pleurer-en-choeur.pdf
La taille du fichier27.51 MB


22 août 2015
Je laisse Mette regarde aussi longtemps qu'elle veut, et moi je vais dans ma cabane. Je l'ai transformée en pigeonnier, car j'ai aussi des pigeons maintenant. Mme Warming m'a proposé de lui acheter les siens; ils étaient à son mari, mais comme lui n'est plus de ce monde! Ce sont des pigeons blancs et je ne les ai pas payés cher. Et mieux encore, ils m'ont déjà rapporté des sous. L'autre jour, j'ai vu arriver un jeune homme sur un Solex, avec des cheveux longs et des vêtements bariolés. Il m'en a acheté six. Il vient de la Ribe, et il est étudiant. Il paraît qu'il ne va pas les manger. Il paraît qu'ils vont être remis en liberté pendant une manifestation au séminaire, je n'ai rien compris. Mais bon, il paraît qu les pigeons blancs sont un symbole de paix, et qu'il faut qu'il y ait la paix dans le monde. Je lui ai dit qu'il avait sûrement raison. Si la paix dans le monde est aussi importante qu'il le dit, et qu'elle peut dépendre de six pigeons blancs, je trouve qu'il devrait y faire un peu plus attention. Les pigeons sont évidemment revenus directement à la maison, tous sans exception, je ne vois pas ce qu'ils auraient pu faire d'autre. Et demain, le jeune homme doit revenir, parce qu'il doit y avoir d'autres manifestations. Je me suis demandé si j'allais lui revendre les mêmes pigeons une deuxième fois, au même prix; de toute façon, il ne verra pas la différence. Mais je ne sais pas si je peux me le permettre, ce n'est quand même pas très moral , pour quelqu'un qui veut faire une école de commerce. (p. 310-311) + Lire la suite

15 novembre 2013
J'ai beaucoup aimé "L'art de pleurer en choeur". L'auteur nous décrit la petite vie rurale, lisse en surface, mais pleine de désordres, d'un petit village danois dans les années soixante au travers du regard et du langage d'un enfant de 10 ans. La prise de point de vue est très réussie : on n'a aucune peine à entrer dans les fantasmes et la réalité vécue par notre jeune héros, entre ses affirmations sur la vie issues des phrases toute faites serinées par le Père et les raccourcis pris par les pensées d'un jeune enfant. Erling Jepsen arrive sans peine à nous faire rire de situations horribles (comment faire mourir la riche tante ?) ou sordides, voire tout simplement drôle (cette histoire de lapins, quand même !!!!) et on se reprend à relire un même passage plusieurs fois pour vérifier, au-delà de la vision explicitée pas si candide que ça d'Allan, si l'on a bien compris ce que l'auteur sous-tendait derrière des propos plus ou moins anodins. Critique des petites villes et de leur fonctionnement, de la famille "unie et heureuse", de la politique ou de la psychiatrie, l'auteur, avec beaucoup de talent, nous fait rire en frémissant (et inversement), tout en dénonçant le mythe de la naïveté de l'enfance au travers de son héros bien moins ange que démon ! + Lire la suite

17 janvier 2015
Pendant toute la matinée du dimanche l'atmosphère est tendue ; nous nous croisons dans la maison sans trop savoir que faire et nous ne nous disons pas grand-chose. Papa ne se lève même pas. Je suis un peu inquiet, peut-être qu'Asger l'a frappé si fort qu'il ne parvient plus à tenir sur ses jambes. Asger dit qu'il reste au lit parce qu'il a honte. "Pourquoi, qu'est-ce qu'il a fait ? - Il n'a rien fait du tout", me répond maman. Asger ricane méchamment alors je ne sais pas trop... Sanne doit savoir mais elle ne dit rien. Je monte au grenier et j'espionne mon père par le trou de la serrure, ce n'est pas si souvent que j'ai l'occasion de le voir avoir honte de lui. Il est en train de lire Le Journal de Mickey. Nous avons un abonnement au Journal de Mickey et tous les mardis nous recevons le dernier numéro à la maison. Dès que papa l'a lu nous avons le droit de le lire aussi. Mais en général cela prend un peu de temps. Il en a toute une pile dans sa chambre, il les lit plusieurs fois avant de les lâcher. C'est normal parce que c'est lui qui les paye. Je suis content qu'il ne se soit pas laissé mourir. + Lire la suite