L'art de pleurer en choeur


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L'art de pleurer en choeur - L'art de pleurer en choeur. Du haut de ses onze ans, le narrateur ne saisit pas très bien les enjeux du monde des adultes dans la petite bourgade du sud du Jütland où il grandit. Il a bien remarqué que le chiffre d'affaires de l'épicerie de son père augmentait après chacune des prestations de ce dernier... lors des enterrements : cet homme dépressif et taciturne a en effet un talent, celui de faire pleurer les plus endurcis grâce à ses oraisons funèbres déchirantes....

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Détails L'art de pleurer en choeur

Le Titre Du LivreL'art de pleurer en choeur
AuteurErling Jepsen
ISBN-102848050829
EditeurSabine Wespieser
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.5 étoiles sur 5 de 49 Commentaires client
Nom de fichierl-art-de-pleurer-en-choeur.pdf
La taille du fichier23.82 MB


17 janvier 2015
Pendant toute la matinée du dimanche l'atmosphère est tendue ; nous nous croisons dans la maison sans trop savoir que faire et nous ne nous disons pas grand-chose. Papa ne se lève même pas. Je suis un peu inquiet, peut-être qu'Asger l'a frappé si fort qu'il ne parvient plus à tenir sur ses jambes. Asger dit qu'il reste au lit parce qu'il a honte. "Pourquoi, qu'est-ce qu'il a fait ? - Il n'a rien fait du tout", me répond maman. Asger ricane méchamment alors je ne sais pas trop... Sanne doit savoir mais elle ne dit rien. Je monte au grenier et j'espionne mon père par le trou de la serrure, ce n'est pas si souvent que j'ai l'occasion de le voir avoir honte de lui. Il est en train de lire Le Journal de Mickey. Nous avons un abonnement au Journal de Mickey et tous les mardis nous recevons le dernier numéro à la maison. Dès que papa l'a lu nous avons le droit de le lire aussi. Mais en général cela prend un peu de temps. Il en a toute une pile dans sa chambre, il les lit plusieurs fois avant de les lâcher. C'est normal parce que c'est lui qui les paye. Je suis content qu'il ne se soit pas laissé mourir. + Lire la suite

24 avril 2011
Le narrateur est un jeune garçon de 11 ans vivant dans le Danemark rural de la fin des années 60.Il porte sur sa famille un regard affectueux et innocent, empreint de la naïveté propre à l'enfance,mais il ne saisit pas toujours les turpitudes des adultes.Ainsi, il ne comprend pas pour quelle raison sa soeur Shane est prise de tremblements à l'idée d'aller dormir avec son père...Ce qu'il veut lui, c'est que son père, épicier modeste, soit content ! Comme quand il fait pleurer les foules avec ses éloges funèbres lors des enterrements et que les gens affluent dans la boutique ! Très connues au Danemark, les oeuvres d'Erling Jepsen sont pour la première fois traduites en France et la découverte de ce roman est une très bonne surprise. Jouant avec les contrastes et les antagonismes, entre la naïveté de l'enfance et les turpitudes des adultes,entre innocence et perversité,l'auteur donne à la gravité du sujet une dimension loufoque,pleine d'une tendresse et d'un humour ravageurs. Drôlerie et dégoût, rires et crispations se succèdent en un ballet de sentiments contradictoires dans ce portrait de famille totalement irrésistible. + Lire la suite

17 août 2015
On appelle le médecin, il ne faut pas que la tante Didde souffre si on peut l'éviter. Tout le monde se rassemble autour de son lit dans la chambre. Moi, je reste un peu en retrait, et j'ai par précaution mis l'argent de mon père dans ma poche. Quand le docteur arrive, Didde est assise dans son lit et tient la man de grand-mère d'un côté et celle de papa de l'autre. Le docteur lui jette un rapide coup d’œil et lui fait une piqûre. " Merci", soupire-t-elle. Et très vite, les muscles de son visage se détendent, elle regarde autour d'elle et dit: " Alors vous êtes tous là? -Oui", répondons-nous dans un brouhaha confus. Elle nous sourit avec une grande tristesse; c'est le genre de choses qui fait à la fois amer la tante Didde et en même temps se sentir les mains moites. "Voilà qui devrait l'apaiser, dit le docteur en refermant sa sacoche - Je ne vais plus me réveiller?" demande Didde. Il secoue la tête. Elle lui serre la main en versant une larme, mais je crois que c'est une larme de reconnaissance. Il a déjà passé la porte. " Je peux avoir une carte de visite ?" demande Didde brusquement d'une voix haute et ferme. Le docteur se retourne et ne sait pas quoi dire , je vois qu'il a envie de rire mais qu'il se retient. " Mas enfin Didde, dit mon père, tu connais le docteur Sivertsen! Tu l'as vu hier déjà, et puis il vient de te dire que tu ne vas plus te réveiller, qu'est-ce-que tu veux faire avec sa carte de visite? - Ah oui,c'est vrai!" Et elle se recouche gentiment en souriant comme une collégienne le premier jour des grandes vacances. Le médecin s'en va. Les hommes retournent à leurs cartes, les femmes à la télévision et à leur tricot. Grand-mère reste avec la malade. (p. 146) + Lire la suite