Arbre de fumée


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3.55 étoiles sur 5 de 20 Commentaires client

Arbre de fumée - Du jour de l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy en 1963, au début des années quatre-vint, Arbre de fumée accompagne les (més)aventures de Skip Sands, un jeune agent de la CIA engagé dans des opérations contre le Viet Cong. Croisant les parcours d’une demi-douzaine de personnages pris dans la guerre, Denis Johnson plonge le lecteur au plus noir du conflit et de l’espionnage. Il parvient ainsi à rendre compte de l’influence à la fois dramatique et hallucinatoire de...

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Détails Arbre de fumée

Le Titre Du LivreArbre de fumée
AuteurDenis Johnson
ISBN-102267019914
EditeurChristian Bourgois Editeur
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.55 étoiles sur 5 de 20 Commentaires client
Nom de fichierarbre-de-fumée.pdf
La taille du fichier21.51 MB


14 juin 2017
Le matelot Houston s'obligea à avancer de quelques pas et, à une distance de trois ou quatre mètres seulement, il constata que la fourrure du singe était très brillante, qu'elle paraissait teinte au henné parmi les ombres et en blond dans la lumière, tandis que les feuilles remuaient doucement au-dessus de lui. L'animal regardait à gauche et à droite, sa respiration était haletante et profonde, à chaque inspiration son ventre se gonflait énormément, comme un ballon. La balle l'avait touché assez bas, elle était ressortie par l'abdomen. Le matelot Houston sentit son propre ventre se déchirer. « Seigneur Dieu ! » cria-t-il au singe, comme si cette exclamation avait pu améliorer l'état à la fois déplorable et gênant de l'animal blessé. Il crut que sa tête allait exploser, si le soleil presque au zénith continuait d'embraser la jungle autour de lui, si les mouettes continuaient de crier, si le singe continuait d'examiner les alentours avec attention, en remuant la tête et ses yeux noirs de gauche et de droite, tel un témoin qui aurait suivi le déroulement d'une espèce de conversation, d'une sorte de débat ou de combat que la jungle – cette matinée – cet instant précis – menait. + Lire la suite

25 avril 2010
Arbre de fumée – (pilier de fumée, pilier de feu) la « lumière guide » d’un but sincère pour la fonction du renseignement – refaire de la collecte des informations la principale fonction des opérations de renseignement, plutôt que de fournir des justifications à la politique. Car si nous ne le faisons pas, la prochaine étape permettra aux bureaucrates blasés, cyniques, carriéristes, assoiffés de pouvoir, d’utiliser le renseignement pour influencer la politique. L’étape ultime consiste à créer des fictions et à les servir à nos politiciens afin de contrôler la direction du gouvernement. ET PUIS – "Arbre de fumée" - remarque la similarité avec le nuage en forme de champignon.HAH ! (p.375) + Lire la suite

11 mai 2010
Superbe roman sur la guerre du Vietnam à travers le regard d'une demi-douzaine de jeunes soldats américains à peine sortis de l'adolescence. Magnifique fresque sur l'histoire de l'Amérique et sur l'état du monde de 1963 à 1980. On apprend des choses sur la guerre du Vietnam, on s'attache à des personnages souvent paumés, sans attaches (orphelins, sans travail ni copine fixe) et qui malgré la peur au ventre préfèrent parfois l'enfer là-bas que l'enfer de l'ennui et le sentiment d'inutilité chez eux. Denis Johnson excelle autant dans les dialogues (entre militaires la plupart du temps) que dans les descriptions et les sentiments que peut ressentir un jeune type des années 60 catapulté dans un pays qui lui est totalement étranger et où le danger est partout (l'ennemi peut se cacher derrière une petite femme à vélo). Enfin, les sensations physiques (chaleur insupportable, moustiques, maladies, blessures, etc.) et les états d'âme (éblouissement devant la beauté d'un coucher de soleil, réaction inappropriée d'un jeune soldat à l'annonce de la mort de sa mère, etc.) sont extrêmement bien rendues, ce qui implique le lecteur et l'embarque tout au long de ce pavé de 679 pages, sans jamais le laisser sur le bord de la route. Le style de Johnson - sec et abrupte, avec un lyrisme pas trop appuyé qui affleure dans certains passages à la manière d'un Conrad soft - rend la lecture très fluide et facile. + Lire la suite