Si on dansait...


Livres Couvertures de Si on dansait...
4.14 étoiles sur 5 de 11 Commentaires client

Si on dansait... - À Londres, au bout d'une impasse délabrée, Frank n'est pas un disquaire comme les autres. Chez ce marchand de vinyles, une belle équipe de joyeux marginaux se serre les coudes, tous un peu abîmés par la vie. Surtout, Frank a un don. Il lui suffit d'un regard pour savoir quelle musique apaisera les tourments de son client. Quitte à préconiser du Aretha Franklin à un obsessionnel de Chopin... C'est ainsi que Frank fait la rencontre de L...

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Détails Si on dansait...

Le Titre Du LivreSi on dansait...
AuteurRachel Joyce
ISBN-102374480429
EditeurXo Editions
Catégoriesmystère
Évaluation du client4.14 étoiles sur 5 de 11 Commentaires client
Nom de fichiersi-on-dansait.pdf
La taille du fichier28.49 MB


27 mai 2018
Le jazz, c'est une histoire d'espace entre les notes. C'est ce qui se passe quand vous écoutez vos silences et vos fêlures. Car c'est là que les choses arrivent, quand vous avez le courage de sauter sans filet de sécurité...

09 mai 2018
Pourquoi ne pas traduire le titre original de ce beau roman de Rachel Joyce par le disquaire ? C'est vraiment trop réducteur d'avoir choisi Si on dansait… car le héros de ce livre réjouissant est Frank, un disquaire passionné par TOUTES les musiques et surtout acharné défenseur des vinyles. Cette mise au point me paraît indispensable avant de conseiller vraiment la lecture d'un livre émouvant, prenant, fort bien documenté et riche en informations. Plongeons-nous donc sans plus attendre dans la mise en place de l'histoire de ce disquaire et d'une certaine Lisa. Unity Street est une rue de Londres pas comme les autres, en mauvais état, délaissée par la municipalité, convoitée par un promoteur vorace mais où tout le monde se connaît et s'entraide, depuis Maud la tatoueuse, en passant par le Père Anthony, les frères Williams, Madame Roussos et surtout Frank, le disquaire, assisté par Kit. Seul contre une mode envahissante, l'invasion du CD, Frank résiste, ne vend que des vinyles qu'il classe à sa façon dans sa boutique où les cabines d'écoute sont deux armoires : « L'avenir appartient au vinyle, clamait-il »… Mieux que ça ! Frank a un don pour deviner de quelle musique a besoin son client car il a eu une formation impressionnante, enfant puis adolescent, grâce à Peg, sa mère. Nous sommes en 1988. Frank a 40 ans et cette femme qui s'est évanouie devant sa boutique a quelque chose de différent. Plus loin, c'est encore de Frank qu'il s'agit : « Il était ravi, confus, excité, terrifié, heureux, triste, tellement sûr de lui et totalement confus. » Ainsi, Rachel Joyce m'a captivé par son écriture, intrigué et tenu en haleine jusqu'au bout avec cet amour partagé qui n'arrive pas à émerger totalement : « Frank était tellement occupé à aimer les autres qu'il était incapable d'envisager que quelqu'un puisse l'aimer en retour. » De plus, le récit est émaillé de grands morceaux de musique, des Quatre saisons de Vivaldi à King of Blue de Miles Davis, sans oublier le Messie de Haendel, Bach, les Beatles, Beethoven, les Beach Boys, Pérotin, Puccini, James Brown, Led Zeppelin, Duke Ellington, Berlioz, Chopin, Aretha Franklin, Shalamar, João Gilberto… La liste est longue mais chaque compositeur ou artiste cité a son rôle et son utilité dans le récit. La dernière partie du roman, sa face D, nous rapproche d'un seul coup d'aujourd'hui puisque nous voici en 2009, que la musique est partout, que le CD vit ses derniers instants et surtout que le vinyle donne raison à Frank. Au fait, où est-il ? Qu'est-il devenu ? Et Lisa ? Jusqu'au bout, ce roman émeut, inquiète, régale : « Alleluia ! ». C'est non seulement un hommage au vinyle mais surtout à la musique, à la chaleur humaine, à la vie. Je remercie vivement Masse Critique de Babelio et XO Éditions pour cette belle découverte. + Lire la suite

23 mai 2018
« Si on dansait … » est le quatrième roman de l'anglaise Rachel Joyce. Je découvre son univers dans ce roman tout aussi agréable qu'une balade musicale. « Si on dansait… » a ce quelque chose d'extraordinaire, envoutant et harmonieux. Ce voyage auprès de cet homme, Franck élevé par une femme atypique et créatrice au doux son des vinyles d'où émanent ces silences et ces notes, est merveilleux. Comprendre les gens, les écouter, les voir tout simplement et savoir quelle chanson les guérira de leurs maux passagers ou ancrés. Franck aux premiers abords semble être un homme sauvage mais si tu t'en approches et tu oses lui poser la bonne question alors tu découvres un homme doux, attentionné, pédagogue, tout simplement humain. le vinyle entre ses mains est un trésor authentique. Heureux celui qui en prend soin et qui sait tendre l'oreille pour écouter. Heureux celui qui se laisse envouter par la mélodie. le vinyle n'a pas de frontière, l'âme et le corps unis pour une découverte sensorielle, sensitive et délicieuse. The Pistols, Aretha Franklin, Bob Marley, Alléluia, Bach, Beethoven, Vivaldi… « Si on dansait… » raconte l'histoire de Franck, sa vie, son enfance, sa crainte, ses amours interdits. Tu te rends compte que sa vie est une mélodie atypique, lente et rapide, transie et passionnée, des anicroches, des silences. Une musique à l'image de l'enfant qu'il a été et de l'homme qui l'est devenu. C'est passionnel, touchant, chaotique, déchirant, transcendant. Franck est un farouche défenseur à la protection et à la survie du vinyle. « Si on dansait… » raconte l'histoire de Franck dans son magasin situé dans cette rue multi ethnique. Une rue, Unity Street, mouvementée et où la vie résonne de maintes manières. Il y a Maud, la tatoueuse acariâtre et jalouse. le Père Anthony vendeur de bibelots religieux mais qui n'est plus curé. Kit, l'employé, l'éternel maladroit et gaffeur, qui veut devenir un quelqu'un. Les jumeaux, gérants des pompes funèbres. le boulanger polonais. La vieille Madame Roussos et son petit chien. le bar et ses habitués. La solidarité les lie tous pour le meilleur et le pire. « Si on dansait… » raconte l'histoire de Franck et de cette femme au manteau vert, à l'écharpe, portant toujours des gants et arborant une coiffure coiffée-décoiffée. Elle c'est Lisa Brauchmann, ressortissante allemande, venue tenter sa chance à Londres. Une femme mystérieuses aux doigts d'or. Une femme merveilleuse, attachante, douce. Une femme qui fait battre le coeur de pierre de Franck. Petit à petit leur attachement mutuel se renforce. La musique les enveloppe dans cette bulle silencieuse. D'eux deux émane quelque chose de puissant et d'immuable. C'est véritable. Mais les secrets et les non dits font mettre à mal Franck. Ce roman est une très très belle découverte. Il va trotter longtemps dans un coin de ma mémoire. La plume de Rachel Joyce est sublime et déconcertante. Elle narre avec beaucoup d'honnêteté ses personnages et leurs vies. Et puis j'adore cette touche d'humour à l'anglaise qui s'imbrique dans le scénario. C'est drôle, c'est touchant ! La musique virevolte de pages en pages. C'est juste fantastique ! Il y a également ce côté combatif pour le vinyle certes mais aussi pour ce quartier désoeuvré et puis pour l'amour. le caractère social est très présent. Une touche romantique vient fleurir les scènes intimistes. Cette histoire recèle en elle des petits bijoux. C'est juste une magnifique et belle histoire ! Lien : https://lesmisschocolatinebo.. + Lire la suite