Récits de la paume de la main


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Récits de la paume de la main - Quatrième de couverture - En marge de ses grands livres comme - La Danseuse d'Izu, Les Belles endormies ou Tristesse et beauté -, Yasunari Kawabata (1899-1972, prix Nobel de littérature en 1968) écrivit aussi de très courtes histoires : souvenirs d'enfance ou d'adolescence, instants de vie saisis au vol, vignettes érotiques à mi-chemin du rêve et de la réalité. Et il les rassembla sous le titre énigmatique de Récits de la paume de la main.On peut certes les lire com...

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Détails Récits de la paume de la main

Le Titre Du LivreRécits de la paume de la main
AuteurYasunari Kawabata
ISBN-102253933414
EditeurLe Livre de Poche
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.83 étoiles sur 5 de 32 Commentaires client
Nom de fichierrécits-de-la-paume-de-la-main.pdf
La taille du fichier19.77 MB


08 mai 2013
Pourquoi les Récits de la paume de la main ? Par hasard. J'ai trouvé le titre accrocheur et ma connaissance de la littérature japonaise se limitant à Yoko Ogawa, je me suis dit pourquoi pas. En plus de cela, on a ici affaire à un recueil de nouvelles, à priori parfait pour découvrir un auteur. On ne peut pas toujours avoir la main heureuse, et j'ai eu beaucoup de mal à finir les Récits de la paume de la main. Il doit bien y avoir une soixantaine de nouvelles, très courtes mais jamais des nouvelles ne m'ont parues aussi longues. J'ai fini le recueil il y a quelques jours, mais je serais déjà bien incapable de dire de quoi traitent ces nouvelles. Nouvelles, qui sont d'ailleurs différentes de ce que j'ai eu l'habitude de lire dernièrement. Celles-ci ne reposent pas sur la chute, sur une situation acadabrantesque ou intense mais sur des « tranches de vie », des souvenirs, des illustrations de sentiments ou d'émotions. Plus d'une fois, la nouvelle finie, je suis resté dubitatif, imaginant que l'auteur avait voulu dire quelque chose sans que je puisse en saisir le sens ou la raison. Le style n'est pas mauvais du tout (on est quand même à un tout autre niveau que L'amour est déclaré), mais déroutant, très précieux, dépouillé. On a ici affaire au Prix Nobel de littérature de 1968, pas à Jo le Clodo (ou Attila, ou au roi d'Orcanie. Mais je m'égare) Pour le coup, il y a une frustration à lire des textes dont on voit qu'ils sont profonds, invitent à la réflexion sur la mort, la beauté,…, sont bien écrits mais laissent tellement de marbre qu'ils arrachent un bâillement toutes les deux pages. De mémoire, je dirais qu'il y a bien 4, 5 nouvelles qui sont sorties du lot. Tout en étant incapable de résumer leur contenu. Lien : http://blogameni.wordpress.c.. + Lire la suite

22 septembre 2015
Recueil de courts récits que Kawabata a écrit tout au long de sa vie, on peut s'apercevoir de l'évolution de son écriture au fil des pages. L'omniprésence de la nature de même que la vie quotidienne ou encore ses propres souvenirs d'adolescence nous montrent toute l'immensité et la variété des textes qui nous sont proposés dans ce livre. Dès les premiers mots, on sent toute l'intensité que va prendre notre lecture accompagnée de phrases aux accents poétiques. L'extrême brièveté des nouvelles peut nous laisser une impression de fugacité. Notre mémoire n'a pas le temps de retenir tous ces courts récits et nous oblige à forger notre propre interprétation quand aux scènes de vie que nous décrit Kawabata. Ces fragments d'écrits ressemblent à des notes, à des pensées que nous pourrions nous-même écrire sur un cahier pour nous souvenir d'un moment particulier de notre vie. Je vous invite vivement à lire la préface que Cécile Sakai (traductrice) a écrite à propos de ses récits, ils pourront mieux vous éclairer sur les intentions de l'auteur. + Lire la suite

02 avril 2018
La Feuille Volante n° 1233 Récits de la paume de la main – Yasunari Kawabata (1899-1972)– Albin Michel. Traduit du japonais par Anne Bayard-Sakai et Cécile Sakai. C'est un recueil d'une soixantaine de courtes nouvelles écrites tout au long de la vie de l'auteur nobélisé en 1968. Dans ces textes il y a l'idée de la mort qui nous attend tous et du souvenir que laissent ceux qui ont existé, proches ou lointains, de ce qui reste d'eux après leur passage sur terre. le titre lui-même, parlant de la paume de la main dans les lignes de laquelle, dit-on, est inscrit notre destin individuel, est révélateur, comme si la lecture de ces nouvelles donnait à voir aussi bien la simplicité de la nature, la beauté des femmes, la fragilité des choses de ce monde, l'épaisseur d'un rêve, la solitude de l'être humain, la fugacité du temps et le vertige qu'on peut ressentir en en prenant conscience, la brièveté de cette vie dont nous ne sommes que les usufruitiers et qui peut nous être ravie à tout moment. Cette fugacité est soulignée par la difficulté qu'à notre mémoire, le livre refermé, à fixer les anecdotes rapportées. La complexité du creux de cette main, la multiplicité de ses traits et le mystère de leur signification éventuelle reste une énigme, comme si toute notre vie y était résumée. Ce sont des textes de toute une vie, à peu près sur quatre décennies, jetés sur le papier à l'appel de l'inspiration, d'une émotion, d'un fantasme ou d'une vision fugace parce que l'auteur en a été marqué et qu'il a voulu en conserver le souvenir. Les mots qu'il a pu mettre sur « ces choses de la vie », anecdotes réalistes, moments heureux ou douloureux, ont balisé sa propre existence, enfance, adolescence insouciantes ou marquées par le rêve, illustrant ou exorcisant son parcours. Cela a donné des nouvelles hétéroclites à la prose poétique dépouillée, intense et subtile à la fois, à la brièveté proche des haiku, tressées à l'invite de l'imaginaire ou de sa biographie comme des instantanés photographiques. On peut les lire comme des fables ou les apprécier comme des images fuyantes et ces nouvelles tranchent sur des romans comme « Les belles endormies »( la Feuille Volante n° 1203), « Tristesse et beauté »(la Feuille Volante n° 1209) ou « Premières neiges sur le mont Fuji »(la Feuillle Volante n°1202). Les mots sont forcément plus forts que ceux du quotidien, le style plus dépouillé, parce que chargés d'une émotion qu'il a confiée à cette page blanche qui est pour lui, comme pour chaque écrivain, un défi autant qu'un confident mais beaucoup plus exigeant qu'il y paraît. © Hervé GAUTIER – Avril 2018. [http://hervegautier.e-monsite.com] + Lire la suite