Le refus


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3.62 étoiles sur 5 de 30 Commentaires client

Le refus - Voici la pièce centrale de ce qu'Imre Kertész appelle la trilogie de "l'absence de destin". Le Refus est d'abord celui des éditeurs de la période stalinienne en Hongrie qui rejette son roman Être sans destin. Empêché de rendre publique son approche littéraire de l'expérience concentrationnaire, Kertész entre alors dans une sorte de paralysie, une existence de mort-vivant. Dans la première partie du roman, il décline les différents symptômes de sa douleur.

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Détails Le refus

Le Titre Du LivreLe refus
AuteurImre Kertész
ISBN-10274276285X
EditeurActes Sud
Catégoriesaventure
Évaluation du client3.62 étoiles sur 5 de 30 Commentaires client
Nom de fichierle-refus.pdf
La taille du fichier21.82 MB


27 janvier 2012
Que signifie un livre quand on pense que, chaque année, il en parait au moins un million à la surface du globe, si ce n'est plus ? que peut signifier le bouleversement passager du lecteur (Köves voyait le lecteur bouleversé qui, à la recherche de nouvelles émotions, va déjà chercher un autre livre sur son étagère), comparé à ces soirée que lui, Köves, avait consacrées à sa tache, laissant sa vie se dégrader, se desséchant lui-même accablant sa femme ? + Lire la suite

17 mai 2016
Il serait difficile de conseiller cette lecture pour qui n'a pas lu au préalable le récit qui constitue probablement la pièce centrale de toute l'oeuvre d'Imre Kertesz "Etre sans destin" . Ce refus , ce fut bien celui qu'il essuyât lorsqu'il proposa Etre sans destin aux éditeurs . Il est bien évident qu'au sein d'un régime totalitaire , remuer les entrailles du passé, surtoutlorsqu'il s'agit des plus grands crimes de l'humanité , c'est audacieux .Plus encore si l'accent que revêt le témoignage prend une forme subversive et carrément dérangeante . Qu'à cela ne tienne , Imre Kertesz continuera , envers et contre tout à écrire . Qu'a-ton à perdre quand finalement on est déjà mort quelque part ? Alors il y va gaillardement notre fantôme , car dès lors qu'on a cotoyé la monstruosité de la vie concentrationnaire , tout est permis dans l'écriture . Même le plus indicible . Provocation de la part de Kertesz lorsqu'il se penche sur les écrits de Jorge Semprun dénonçant des fait aussi atroces que celui de la confection d'un abat-jour avec une peau humaine , en essayant de réfléchir sur la position de ces êtres qui commirent ces actes qui selon lui "découlent de l'essence même de ce monde ". Insulte face à la mémoire collective que d'affirmer que le tortionnaire était "dans son rôle " ? Alors oui , Imre Kertesz ne nous facilite pas la tâche pour avancer dans le chemin du devoir de mémoire et de la réconcilation avec notre propre humanité . On aura bien compris que notre homme farouchement misanthrope cherche uniquement des percées à travers le peu qui lui reste depuis son retour des camps pour accepter l'inacceptable , l'absurde . D'ailleurs dans les multiples clés de ce récit le lecteur y rencontrera une petite pierre , allusion à Sysiphe . En deuxième partie du récit , il mettra en image toutes ces convictions sur le non-sens et l'incommunicabilité avec le monde extérieur ,la notion de culpabilité et de grâce , la privation de liberté dans des régimes totalitaires à travers une histoire Kafkaïenne aussi déroutante qu'hypnotisante . Une lecture complexe , à l'image de l'écrivain . Pour lecteurs avertis ( ça peut violenter ) . Mais passionnante . + Lire la suite

26 août 2011
Ce roman se lit lentement, plus lentement qu'Être sans destin, la langue en est plus lourde, plus complexe et le récit pesant. Mais c'est passionnant, ouvre de vraies réflexions. Kertész revient sur les raisons qui l'ont fait écrire, son absence de talent et de vocation. Il raconte le choc éprouvé par le premier refus essuyé par son roman, la Hongrie communiste le rejetant. Il évoque indirectement la vie (ou plutôt l'absence de vie) sous ce régime menaçant et absurde. Lien : http://chezmarketmarcel.blog..