Nuits de princes


Livres Couvertures de Nuits de princes
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Nuits de princes - Ils furent des centaines de milliers que la révolution russe chassa vers l'Ouest, et principalement vers la France, dont beaucoup avaient parlé la langue dès leur enfance. Il y avait parmi eux des chanteurs, des musiciens, des danseurs magnifiques, des jeunes femmes d'une grande beauté. Certains poursuivirent leur carrière ? dans un cadre à peine plus cosmopolite que prévu - tels ces guitaristes qui avaient joué quelques années plus tôt pour le tsar ou pour les gran...

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Détails Nuits de princes

Le Titre Du LivreNuits de princes
AuteurJoseph Kessel
ISBN-102264011467
Editeur10-18
Catégoriesrécits
Évaluation du client3.9 étoiles sur 5 de 29 Commentaires client
Nom de fichiernuits-de-princes.pdf
La taille du fichier20.33 MB


12 avril 2010
Il y a dans Passy une très petite rue. Son nom, ignoré de tous, s'efface sur la plaque mal entretenue. Serrée entre deux larges artères où gronde sans cesse le mouvement de Paris, chétive, elle sommeille. Il n'y passe, le matin, que les tricycles des garçons boulangers. Le reste de la journée, on y voit parfois paraître une voiture à bras. L'homme qui la traîne la range contre un trottoir et s'en va d'un pas fatigué chez le cafetier du coin, Auvergnat borgne qui fait en outre le commerce du charbon. A la fin de l'année 1924, au numéro 12 de cette rue sans nom, sans couleur et sans vie, se trouvait une pension de famille. La façade en était grise, un peu lépreuse ; les volets qui n'avaient pas été repeints depuis des années se confondaient si bien avec les murs qu'au petit jour la maison semblait aveugle. + Lire la suite

18 mai 2012
Pour façonner le milieu et les êtres que décrit ce roman, composé en 1927, il a fallu qu'une révolution immense fit traverser l'Europe à des centaines de milliers d'émigrés russes, parmi lesquels se trouvaient des chanteurs, des musiciens, des danseurs magnifiques et des jeunes femmes d'une grande beauté, sans ressources ni métier. Il a fallu en même temps les conditions économiques et morales de l'après-guerre - celle de 1914, bien entendu - l'euphorie de ces années, la facilité d'humeur et d'argent, pour que ces chanteurs, musiciens, danseurs et jeunes femmes russes trouvent des gens prêts à les écouter jusqu'aux heures hallucinées du matin et à jeter des fortunes sous leurs archets et sous leurs pas dans les usines à plaisir où ils travaillaient.... (extrait de la préface insérée en début de l'édition parue chez "Presses Pocket" en 1973) + Lire la suite

11 janvier 2008
Je ne m'étonne point que cet auteur ait marqué le monde éducatif, par son style et sa composition, Joseph Kessel n'innove pas. Cela reste très académique. Remarquable dans la progression narrative, dans la description des personnages et dans la peinture des paysages, tout est bien réglé, au point que parfois cela le devienne trop. Certaines scènes frôlent le cliché : un verre se brise dans une main piquée par la colère, des chaînes ne résistent pas à l'énergie d'un homme en révolte. Cette perfection narrative devient alors problématique à cause de la prévision des événements. Du point de vue de l'histoire, Joseph Kessel évoque la vie de ses compatriotes exilés de la Grande Russie après la Révolution bolchevique de 1917. de nobles aristocrates déchus, confrontés aux difficultés des classes laborieuses, entament alors une nouvelle vie, assumant cette relégation sociale ou au contraire la niant dans l'ivresse des nuits parisiennes des Années Folles. le récit se focalise sur le personnage d'Hélène Borissovna, qui nourrira l'intrigue par sa terrible et noble fierté. Cette belle peinture est tout de même desservie par le manichéisme de Kessel. Pour l'auteur, Montmartre est un univers diabolique, malsain, anormal. On ne peut qu'y sombrer, que s'y souiller, ce qui crée un amalgame entre descente sociale et descente morale. + Lire la suite