Laitier de nuit


Livres Couvertures de Laitier de nuit
3.58 étoiles sur 5 de 125 Commentaires client

Laitier de nuit - Avez-vous déjà entendu parler de "l'antifrousse"? Ce breuvage made in Ukraine qui permet de vaincre sa timidité, de triompher de ses ennemis, de surmonter toutes les épreuves. Un remède pour lequel on tuerait père et mère, n'est-ce pas? Mais là, c'est son inventeur, un estimable pharmacien de Kiev, qui est assassiné. Ensuite?`Ensuite tout se complique. Dans cette fable échevelée, les chats ressuscitent, un somnambules se fait suivre la nuit, un député ambitieux exig...

Télécharger Livres En Ligne

Détails Laitier de nuit

Le Titre Du LivreLaitier de nuit
AuteurAndreï Kourkov
ISBN-10286746529X
EditeurLiana Lévi
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.58 étoiles sur 5 de 125 Commentaires client
Nom de fichierlaitier-de-nuit.pdf
La taille du fichier20.3 MB


06 juillet 2014
Laitier de nuit est un ouvrage atypique : l'éventail des personnages est vaste et coloré. le maître-chien qui travaille à l'aéroport de Kiev, et qui entretient une relation particulière avec son chat, Mourik, qui lui-même est revenu à la vie ; la mère célibataire, la fille-mère comme on l'appelle car elle n'a pas de mari, qui prend tous les matins le bus qui rallie son village à la capitale ; la veuve du pharmacien qui refuse de clore l'histoire avec son mari, et la fait durer de la manière la plus improbable qui soit… Et quelques autres encore… Tous ces personnages, aux origines différentes, qui finissent par se croiser au gré de l'humeur du destin, et qui, effet domino oblige, influenceront la vie des autres… Tous ces personnages m'ont touchée à leur manière, me faisant passer de l'attendrissement à l'énervement en moins de temps qu'il ne faut pour passer à la page suivante. Chaque chapitre nous fait pénétrer dans leur intimité : nous rejoignons Irina au village, ou Dima sur son lieu de travail ou dans son garage. Dans chacun de ces chapitres, le burlesque pointe le bout de son nez nous plongeant dans des situations tellement improbables, incongrues, mais paradoxalement tellement cohérentes. « Ai-je bien lu ? », « C'est vraiment çà ? », voici quelques questions récurrentes qui ont jalonné ma lecture. Et le cynisme de l'auteur de reprendre le dessus, et moi de ne pouvoir réfréner cette lecture, portrait au vitriol de l'Ukraine, cette « fille-mère » comme l'appelle l'un des personnages, ce pays en construction après son indépendance de 1991. Malgré les difficultés de la vie, la corruption, la part importante de la religion, c'est un pays au peuple attachant qui nous est livré, parce que, comme le dit un conducteur, le « jour où les gens ne s'entraideront plus, j'irai moi-même me flanquer à la flotte. Peut-être que tu me tireras de l'eau ce jour-là ! Qui sait ?! » + Lire la suite

23 février 2012
[...]... - "Bien !" soupira le député, une fois installé à la table de Semion. "Ecoute ! J'ai viré mon assistant. Je voudrais te proposer sa place. Ca ne changera rien pour toi [Semion lui sert déjà de garde du corps] sinon que tu toucheras plus d'argent, sorti de la caisse de l'Assemblée, et non plus de ma poche. Tu n'auras qu'à présenter là-bas ton livret de travail, et en échange tu recevras une carte. Pour toi, ça veut dire des honneurs, une expérience professionnelle, du respect, et moi, ça me fait plaisir ! - D'accord !" répondit Semion. Guennadi Ilitch sourit et commanda un verre de cognac. - "Guennadi Ilitch, peut-être avez-vous entendu parler d'un médicament "rajeunisseur" importé d'Allemagne ?" demanda Semion à voix basse. Le député éclata de rire et posa sur son lieutenant un regard amusé. - "Un médicament ? Mais les médicaments, c'est de la chimie ! Or, la chimie, ça fait crever les gens plutôt que les rajeunir ! La jeunesse, on la retrouve grâce à autre chose. - Et grâce à quoi ? - Grâce aux produits laitiers frais", déclara Guennadi Ilitch, toujours le sourire aux lèvres, puis, adoptant soudain le chuchotement, il ajouta : "Et le meilleur de tous, c'est le lait maternel ! Fini le temps des lactariums pour les gosses. A présent, ils sont pour les adultes ! Et pour les dames, ce sont les "restos-hormones" Ne me demande pas ce qu'on leur sert au menu, je n'ai pas envie de dégueuler ! Ma femme aussi est adepte de ces trucs-là. Elle va sur les quarante-cinq berges mais je peux te dire que ce qu'elle a sur le cul, c'est de la peau de bébé. Et sans chimie, sans chirurgie ... Mais pourquoi demandes-tu ça ? Tu as l'intention de te lancer dans la politique ? - Pourquoi la politique ?" dit Semion, interloqué. - "Eh ! bien parce que, en politique, le plus important, c'est d'avoir un teint de jeune fille, une mine de porcelet bien nourri au sens naturel du terme. C'est pour les gens comme ça qu'on vote le mieux." ... [...] + Lire la suite

18 septembre 2016
Il est des histoires qui commencent un beau jour et jamais ne s’achèvent. Elles en sont tout bonnement incapables. Parce-que leur commencement engendre des dizaines d’autres histoires indépendantes qui ont chacune leur prolongement. C’est comme le choc d’un gravier contre le pare-brise d’une voiture: au point d’impact se dessine une multitude de lézardes, et à chaque ornière rencontrée sur la route, l’une ou l’autre progresse et s’allonge. Ainsi la présente histoire avait-elle commencé une nuit d’hiver pour se poursuivre jusqu’à ce jour. Mais nous n’en connaissons pour le moment que le début. Le temps que vous la lisiez jusqu’à la fin, son dénouement n’en sera plus que le milieu. Il est impossible de suivre les histoires, une vie n’y suffirait pas. Mais au moins sait-on une chose: par quoi tout a commencé. Là, ça se passait à Kiev, une nuit, au coin de la rue Streletskaïa et du boulevard de Iaroslav, juste à deux pas de l’hôtel Radisson, à cet angle même de rue où, aujourd’hui encore, un inconnu abandonne chaque soir son Hummer rose. À dire vrai, tout commença même dans l’étroit passage subsistant entre ledit Hummer, garé en partie sur le trottoir, et le mur du café Au Bon Rillon ouvert depuis assez peu de temps, un an peut-être, tout au plus. + Lire la suite