Ma bibliothèque : Lire, écrire, transmettre


Livres Couvertures de Ma bibliothèque : Lire, écrire, transmettre
3.06 étoiles sur 5 de 9 Commentaires client

Ma bibliothèque : Lire, écrire, transmettre - À quoi sert la littérature ? se demandait naguère Jean-Paul Sartre. À quoi sert ma bibliothèque ? s’interroge aujourd’hui Cécile Ladjali, lectrice au goût traditionnel assumé, qui est aussi l’auteur de fictions résolument modernes. Pour répondre à cette question qui engage sa vie même, elle conduit son lecteur à travers le labyrinthe des milliers d’œuvres qui occupent ses rayonnages : elle l’attire dans l’intimité de son va-et-vient entre lecture et écriture et scru...

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Détails Ma bibliothèque : Lire, écrire, transmettre

Le Titre Du LivreMa bibliothèque : Lire, écrire, transmettre
AuteurCécile Ladjali
ISBN-102021136035
EditeurSeuil
Catégorieslittérature
Évaluation du client3.06 étoiles sur 5 de 9 Commentaires client
Nom de fichierma-bibliothèque-lire-écrire-transmettre.pdf
La taille du fichier23.24 MB


10 mars 2016
Vraiment un livre extraordinaire. Passons rapidement sur les premiers chapitres où effectivement elle fait un listing de sa bibliothèque. Mais la suite est passionnante à plus d'un titre. "je lis pour écrire et j'écris pour vivre", nous dit-elle. Plus loin, "Dénier les classiques aux enfants d'immigrés, à qui l'on ne réserverait qu'une littérature adaptée, participe d'une forme de racisme éhontée", ce que je pense aussi. Moi, fils de prolétaire, si je n'avais pas eu accès aux classiques, je n'aurais pas découvert la littérature : "Le classique vit à jamais car il n'est pas circonstanciel. Il reste un texte parfois difficile,dont on ne comprend pas tous les enjeux, mais son mystère nous enseigne, parce que ne pas comprendre tout c'est déjà commencer à savoir". Et ce qu'elle dit de la poésie : "Pourquoi enseigner la poésie ? Parce que ça ne sert à rien et que dans cette gratuité est déposée une forme de grâce. Tout ce qui se passe dans le cours de français contredit les principes du monde moderne en proie à la vitesse, au bruit, à la dictature des écrans". Voilà, tout est dit. C'est formidable ! Lien : http://cyclo-lecteur.blogspo.. + Lire la suite

26 septembre 2014
On ne demande jamais à un homme de définir l’écriture au masculin, sans doute parce qu’elle reste pour beaucoup de consciences d’essence masculine et que, si le livre est signé par une femme, il s’agit d’une anomalie que l’on tolère, bien décidé cependant à ne pas mélanger les torchons avec les serviettes. J’entends encore mon amie, Marie-Hélène Lafon, ulcérée par la fausse problématique, rugir lors d’une rencontre littéraire à Brives-la-Gaillarde : « Mais moi, monsieur, quand je crée, je suis tout : homme, femme, eau, feu, vent, terre. Oui, je suis tout ! » Elle fut sublime et le débat s’est clos sur ces mots non négociables. + Lire la suite

27 septembre 2014
La fonction de bibliothèque est fondée sur un malentendu, à savoir qu’on irait à la bibliothèque pour chercher un livre dont on connaît le titre. […] mais il n’y a rien de plus révélateur et de plus passionnant que d’explorer des rayons […] et de trouver à côté du livre qu’on était allé chercher un autre livre qu’on ne cherchait pas et qui se révèle être fondamental (Umberto Eco, De Biblioteca - L'échoppe- 1986). Ainsi je me souviens très bien que, cherchant un livre de Gary, j’ai découvert Sylvie Germain. C’était à la librairie Compagnie, dans cet antre magnifique occupé par Mme Josette Vial. Une autre fois, voulant racheter un exemplaire des Maximes, mon œil rencontra non le noble patronyme du duc de La Rochefoucauld, mais le nom aquatique de la romancière Linda Lê. La chose advint cette fois-ci à la Terrasse de Gutenberg à l’heure de la fermeture, dans cette belle librairie du faubourg Saint-Antoine tenue par une autre Circé, Michelle Farradou. + Lire la suite