Un arbre, un jour


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Un arbre, un jour -  Du haut de mes trente-deux mètres,je les regarde vivre sur la place du village.Depuis cent trois ans, je partage leurs nuits et leurs jours,j'effeuille leurs amours et parfois j'envie leurs cris de joie. En ce matin de printemps, un avis d'abattage est clouésur le platane centenaire qui ombrage ce village de Provence.Entraînés par un petit garçon effronté, sept habitants s'unissentpour découvrir qui souhaite la mort du géant.Ensemble, ils combattent cette sentence ...

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Détails Un arbre, un jour

Le Titre Du LivreUn arbre, un jour
AuteurKarine Lambert
ISBN-102702163246
EditeurCalmann-Lévy
Catégorieschroniques
Évaluation du client4.29 étoiles sur 5 de 14 Commentaires client
Nom de fichierun-arbre-un-jour.pdf
La taille du fichier24.79 MB


06 mai 2018
Quel bonheur de retrouver la plume toute en émotion de Karine Lambert. Direction dans un petit village du sud de la France, cela fait plus d'un siècle que le platane trône au milieu de la place. du haut de ses trente-deux mètres, il est témoin de la vie du bourg. Nous sommes le 1er mars, le printemps approche. François Lebrun l'ouvrier communal plante deux clous dans son écorce, il ne fait qu'exécuter les ordres : un avis qui signale que le 21 mars, jour du printemps, le platane sera abattu ! Ce message ne reste pas longtemps en place. Clément Pujot, un gamin du village l'arrache dépité. Ce n'est pas possible ! Pas l'arbre ! Il va du haut de ses dix ans se démener pour sauver l'arbre. Petit à petit un comité de soutien se constitue, c'est l'occasion de découvrir la petite communauté villageoise et de créer des liens, une vraie solidarité ! Sur la place, il y a Suzanne qui vient de reprendre le bar PMU de sa tante, et qui au delà de ses problèmes personnels (l'accident de Joe et son absence) et se problèmes financiers va organiser le comité de défense de l'arbre. Il y a les soeurs Bonnefay, nonagénaires , cabossées par la vie, qui vont aussi se livrer au combat, quitter leur isolement pour participer à la vie de la communauté. Raphaël l'indécis, incapable de faire des choix, quittera-t-il son psychiatre pour enfin avancer ? Fanny est styliste culinaire, ses amours sont compliquées. François le vendeur d'artichauts qui fument des joints pour oublier sa solitude sera t-il spectateur ou acteur ? Il y a aussi le voyageur de retour au village... L'arbre sera le centre des préoccupations de chacun. On chanterait bien "Auprès de mon arbre, je vivais heureux... L'originalité de ce récit réside dans le fait que l'arbre est un personnage comme les autres, lui aussi parfois empreint de solitude et il parle, il s'exprime tout au long du récit. J'ai un peu pensé à Didier van Cauwelaert "Le journal intime d'un arbre" à la lecture mais de très loin car là aussi l'arbre mort s'exprimait. On apprend des tas de choses sur les arbres et leurs vies, leurs amours, leurs nuits. La solitude est au centre du récit, l'arbre rapprochera certains, ils deviendront solidaires. Quelle jolie plume, bienveillante, sensible. L'écriture est poétique, très belle. La construction est chronologique, très vivante, elle nous livre les points de vue des habitants du bourg. C'est aéré, la cohésion est parfaite. J'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture, rapide, fluide. Lisez-le c'est un remède contre la morosité, ce récit est original et procure de belles émotions. Ma note : ♥ Lien : https://nathavh49.blogspot.b.. + Lire la suite

06 mai 2018
Les humains nous serrent dans les bras, nous écrivent des poèmes et des chansons, gravent des prénoms sur nos troncs, et nous acceptions sans broncher. Nous leur offrons volontiers l'oxygène dont ils ont besoin. Nous les arbres, nous avons également nos rêves, nos envies d'ailleurs, nos moments de solitude intense. Quelquefois, comme eux, nous titubons au bord de l'abîme. Et les sapins ! Idolâtrés pendant trois semaines, ampoulés, enguirlandés, choyés, illuminés, couverts de cadeaux et quelques jours après, déposés, nus et morts, sur le trottoir. + Lire la suite

14 mai 2018
S’ils [les hommes] étaient conscients que je peux aussi avoir peur ou mal ou être fatigué, agiraient-ils autrement avec moi ? S’ils ressentaient que j’aime leurs caresses, m’en donneraient-ils plus souvent ? Suis-je à leurs yeux un être vivant au même titre qu’eux ?