Un arbre, un jour


Livres Couvertures de Un arbre, un jour
4.29 étoiles sur 5 de 14 Commentaires client

Un arbre, un jour -  Du haut de mes trente-deux mètres,je les regarde vivre sur la place du village.Depuis cent trois ans, je partage leurs nuits et leurs jours,j'effeuille leurs amours et parfois j'envie leurs cris de joie. En ce matin de printemps, un avis d'abattage est clouésur le platane centenaire qui ombrage ce village de Provence.Entraînés par un petit garçon effronté, sept habitants s'unissentpour découvrir qui souhaite la mort du géant.Ensemble, ils combattent cette sentence ...

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Détails Un arbre, un jour

Le Titre Du LivreUn arbre, un jour
AuteurKarine Lambert
ISBN-102702163246
EditeurCalmann-Lévy
Catégorieschroniques
Évaluation du client4.29 étoiles sur 5 de 14 Commentaires client
Nom de fichierun-arbre-un-jour.pdf
La taille du fichier27.3 MB


14 mai 2018
Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse.

08 mai 2018
des extraits d'un poème se trouve dans ce livre, je les ai trouvés très beaux du coup j'ai préféré mettre tout, c'est un poème d'Emile Verhaeren, extrait du recueil La multiple splendeur (Mercure de France, 1907) et résume très bien l'ambiance du livre. L’arbre Emile Verhaeren Tout seul, Que le berce l’été, que l’agite l’hiver, Que son tronc soit givré ou son branchage vert, Toujours, au long des jours de tendresse ou de haine, Il impose sa vie énorme et souveraine Aux plaines. Il voit les mêmes champs depuis cent et cent ans Et les mêmes labours et les mêmes semailles ; Les yeux aujourd’hui morts, les yeux Des aïeules et des aïeux Ont regardé, maille après maille, Se nouer son écorce et ses rudes rameaux. Il présidait tranquille et fort à leurs travaux ; Son pied velu leur ménageait un lit de mousse ; Il abritait leur sieste à l’heure de midi Et son ombre fut douce A ceux de leurs enfants qui s’aimèrent jadis. Dès le matin, dans les villages, D’après qu’il chante ou pleure, on augure du temps ; Il est dans le secret des violents nuages Et du soleil qui boude aux horizons latents ; Il est tout le passé debout sur les champs tristes, Mais quels que soient les souvenirs Qui, dans son bois, persistent, Dès que janvier vient de finir Et que la sève, en son vieux tronc, s’épanche, Avec tous ses bourgeons, avec toutes ses branches, – Lèvres folles et bras tordus – Il jette un cri immensément tendu Vers l’avenir. Alors, avec des rais de pluie et de lumière, Il frôle les bourgeons de ses feuilles premières, Il contracte ses noeuds, il lisse ses rameaux ; Il assaille le ciel, d’un front toujours plus haut ; Il projette si loin ses poreuses racines Qu’il épuise la mare et les terres voisines Et que parfois il s’arrête, comme étonné De son travail muet, profond et acharné. Mais pour s’épanouir et régner dans sa force, Ô les luttes qu’il lui fallut subir, l’hiver ! Glaives du vent à travers son écorce. Cris d’ouragan, rages de l’air, Givres pareils à quelque âpre limaille, Toute la haine et toute la bataille, Et les grêles de l’Est et les neiges du Nord, Et le gel morne et blanc dont la dent mord, jusqu’à l’aubier, l’ample écheveau des fibres, Tout lui fut mal qui tord, douleur qui vibre, Sans que jamais pourtant Un seul instant Se ralentît son énergie A fermement vouloir que sa vie élargie Fût plus belle, à chaque printemps. En octobre, quand l’or triomphe en son feuillage, Mes pas larges encore, quoique lourds et lassés, Souvent ont dirigé leur long pèlerinage Vers cet arbre d’automne et de vent traversé. Comme un géant brasier de feuilles et de flammes, Il se dressait, superbement, sous le ciel bleu, Il semblait habité par un million d’âmes Qui doucement chantaient en son branchage creux. J’allais vers lui les yeux emplis par la lumière, Je le touchais, avec mes doigts, avec mes mains, Je le sentais bouger jusqu’au fond de la terre D’après un mouvement énorme et surhumain ; Et J’appuyais sur lui ma poitrine brutale, Avec un tel amour, une telle ferveur, Que son rythme profond et sa force totale Passaient en moi et pénétraient jusqu’à mon coeur. Alors, j’étais mêlé à sa belle vie ample ; Je me sentais puissant comme un de ses rameaux ; Il se plantait, dans la splendeur, comme un exemple ; J’aimais plus ardemment le sol, les bois, les eaux, La plaine immense et nue où les nuages passent ; J’étais armé de fermeté contre le sort, Mes bras auraient voulu tenir en eux l’espace ; Mes muscles et mes nerfs rendaient léger mon corps Et je criais : » La force est sainte. Il faut que l’homme imprime son empreinte Tranquillement, sur ses desseins hardis : Elle est celle qui tient les clefs des paradis Et dont le large poing en fait tourner les portes « . Et je baisais le tronc noueux, éperdument, Et quand le soir se détachait du firmament, je me perdais, dans la campagne morte, Marchant droit devant moi, vers n’importe où, Avec des cris jaillis du fond de mon coeur fou. Emile Verhaeren + Lire la suite

06 mai 2018
Les humains nous serrent dans les bras, nous écrivent des poèmes et des chansons, gravent des prénoms sur nos troncs, et nous acceptions sans broncher. Nous leur offrons volontiers l'oxygène dont ils ont besoin. Nous les arbres, nous avons également nos rêves, nos envies d'ailleurs, nos moments de solitude intense. Quelquefois, comme eux, nous titubons au bord de l'abîme. Et les sapins ! Idolâtrés pendant trois semaines, ampoulés, enguirlandés, choyés, illuminés, couverts de cadeaux et quelques jours après, déposés, nus et morts, sur le trottoir. + Lire la suite