Un arbre, un jour


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Un arbre, un jour -  Du haut de mes trente-deux mètres,je les regarde vivre sur la place du village.Depuis cent trois ans, je partage leurs nuits et leurs jours,j'effeuille leurs amours et parfois j'envie leurs cris de joie. En ce matin de printemps, un avis d'abattage est clouésur le platane centenaire qui ombrage ce village de Provence.Entraînés par un petit garçon effronté, sept habitants s'unissentpour découvrir qui souhaite la mort du géant.Ensemble, ils combattent cette sentence ...

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Détails Un arbre, un jour

Le Titre Du LivreUn arbre, un jour
AuteurKarine Lambert
ISBN-102702163246
EditeurCalmann-Lévy
Catégorieschroniques
Évaluation du client4.29 étoiles sur 5 de 14 Commentaires client
Nom de fichierun-arbre-un-jour.pdf
La taille du fichier23.46 MB


16 mai 2018
Avec une mention spéciale décernée à Constance CLAVEL, l'illustratrice qui a conçu et réalisé la très jolie couverture, "Un jour, un arbre", signé Karine Lambert, est une Madeleine pour tout qui a connu un village ou un quartier qui lui était cher au coeur avec sa place et son platane, ce solitaire qui cache une forêt de sentiments à partager. On y retrouve l'arbre, bien sûr. Monument capable d'écoute, d'accueil mais aussi bourré d'interrogations longtemps bien plus centrées sur ces hommes et femmes qui l'entourent que sur son propre devenir. Et pourtant, cet arbre, un jour ... Puis on découvre une palette de personnages attachants, un gamin de dix ans plus citoyen que beaucoup d'autres et son amie (ne dites pas encore son amoureuse) du même âge. Un cantonnier fidèle à la consigne, comme l'allumeur de réverbère, mais qui, un jour se mettra à réfléchir. Un vendeur d'artichauts, opportuniste mais prêt à se laisser prendre par l'aventure. Une patronne de bar, en bord de rupture. Un voyageur, qui deviendrait encore bien sédentaire. Deux charmantes petites vieilles aussi fidèles à leurs fiancés morts en héros qu'à l'aide qu'elles se portent mutuellement et aux différences qu'elles cultivent ... Et ce n'est là qu'un échantillon de tout ce petit monde, cosmos d'un village, image d'une société. Tous, ils ont des sentiments qui ne demandent qu'à être partagés, confrontés, unis autour d'une cause fédératrice, l'arbre ! Tous ils ont des idées, parfois farfelues dont certaines se révéleront efficaces. Tous se découvrent et se remettent à vivre d'avoir vécu cette expérience solidaire autour de l'arbre. Et c'est bien là le message que je retiens de ce petit livre qui, au-delà de faire rêver, pousse à agir ensemble ! L'auteure, Karine LAMBERT maîtrise son écriture pour nous rendre les clichés de vie qui font la trame de son récit. Sa profession de photographe n'est sans doute pas étrangère à sa manière de capter la vie et de nous en rendre des images écrites criantes de vérité. Et puis, bien sûr, une énorme envie de découvrir « Eh bien dansons maintenant » et "L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes", autres écrits de cette Karine LAMBERT, belge de surcroît. Hé oui, je suis un peu chauvin ! Un arbre, un jour ... un très bon moment de lecture que je dois à la maison d'édition Calmann-Lévy et au Challenge NetGalley, France. A eux, un merci à hauteur d'arbre ! + Lire la suite

13 mai 2018
C'est un roman emprunt d'humanité et de conviction que j'ai eu le plaisir de lire. Tel un oiseau sautillant de branche en branche, nous apprenons, de paragraphe en paragraphe, à connaître quelques habitants de ce petit village de Provence dans lequel se dresse, au coeur de sa place, un majestueux platane centenaire. C'est ainsi que tour à tour nous faisons la connaissance d'un enfant excité et déterminé, de deux soeurs nonagénaires moins déplaisantes qu'il n'y paraît, d'une jeune femme en quête de l'amour véritable, d'un vendeur d'artichauts décontracté, d'une institutrice reconvertie en tenancière de PMU, d'un ouvrier municipal sortant peu à peu de sa chrysalide, d'un dentiste à la vie bien réglée et sans surprise, d'un voyageur plein de sagesse… mais aussi du platane lui-même. Et c'est ce qui fait toute l'originalité de ce roman. L'arbre a lui aussi la parole et c'est une attachante plongée végétale que nous offre l'auteure. Le lien entre l'Homme et la nature est mis à l'honneur et cela me plaît beaucoup. Autant que de voir ces personnages se rapprocher peu à peu les uns des autres, tous à l'unisson pour sauver celui qui les a vu naître et grandir, rire et pleurer ; celui qui a porté les lampions à chaque fête du village, celui qui a vu son écorce tatouée de mots d'amour, celui qui a senti les pieds de bien des enfants prendre appui sur chacune de ses branches, celui qui ombrage encore et toujours la terrasse du café, celui qui a vécu mille histoires en compagnie de l'Homme, celui-là même qui le condamne désormais à mort. Mais pourquoi ? « Si l'arbre savait ce que lui réserve la hache, il ne lui fournirait pas le manche. » Voir les villageois se mobiliser les uns après les autres et surtout, les voir se rencontrer, créer du lien, s'unir pour cette même cause, fait tellement du bien. le lien social et la simplicité de la vie réelle en tenant compte de ce qui nous entoure, voilà ce que l'on ne doit jamais oublier. Garder un pied sur terre en protégeant les racines de ceux qui nous offrent l'oxygène. Sans morale aucune, Karine Lambert interpelle mais surtout nous rend notre attachement profond à l'essentiel. En bref, voici une histoire truffée de douces émotions qui met un point d'honneur à reconnecter l'Homme à ce qui l'entoure, à ses souvenirs, à son prochain, à ceux dont les feuilles vibrent au vent et ombragent les longues soirées d'Été. L'arbre est vivant, et encore davantage sous la plume de l'auteure qui nous offre ici l'originalité et le plaisir d'avoir le point de vue de ce dernier sur le sort que lui réserve l'Homme. Une lecture fluide et très agréable, un joli moment de solidarité que je vous conseille de vivre à votre tour. Lien : https://ducalmelucette.wordp.. + Lire la suite

06 mai 2018
Les humains nous serrent dans les bras, nous écrivent des poèmes et des chansons, gravent des prénoms sur nos troncs, et nous acceptions sans broncher. Nous leur offrons volontiers l'oxygène dont ils ont besoin. Nous les arbres, nous avons également nos rêves, nos envies d'ailleurs, nos moments de solitude intense. Quelquefois, comme eux, nous titubons au bord de l'abîme. Et les sapins ! Idolâtrés pendant trois semaines, ampoulés, enguirlandés, choyés, illuminés, couverts de cadeaux et quelques jours après, déposés, nus et morts, sur le trottoir. + Lire la suite