De la jouissance en littérature : 50 leçons


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De la jouissance en littérature : 50 leçons - Ces leçons du bonheur abordent la littérature en tant que jouissance, à travers des exemples variés : l’art de l’insulte chez les écrivains, l’usage de Victor Hugo au parlement, l’analyse du Dr Devendra Singh à travers 345000 romans de langue anglaise pour connaître la définition d'une femme séduisante, la récompense du prix Bulwer-Lytton pour le pire incipit de roman, etc.

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Détails De la jouissance en littérature : 50 leçons

Le Titre Du LivreDe la jouissance en littérature : 50 leçons
AuteurEdouard Launet
ISBN-109782848761916
EditeurPhilippe Rey
Catégorieschroniques
Évaluation du client4 étoiles sur 5 de 12 Commentaires client
Nom de fichierde-la-jouissance-en-littérature-50-leçons.pdf
La taille du fichier24.4 MB


06 septembre 2011
En 2010, deux universitaires, Karin Becker et Olivier Leplatre, se sont mis en tête de rassembler, pour un volume futur ayant pour titre La Pluie et le Beau Temps dans la littérature française, un ensemble d'études analysant les liens que les écrivains entretiennent avec la météorologie ainsi que les modalités de leur compréhension du phénomène : anthropologiques, sociales, scientifiques, hygiéniques, poétiques, narratives. Au moment où le livre que vous avez entre les mains partait à l'imprimerie, Becker et Leplatre en était toujours à s'interroger : "Quelle place l'écrivain accorde-t-il au temps qu'il fait? Peut-on aller jusqu'à parler chez tel ou tel écrivain d'un véritable climat qui donne une cohérence à son univers?" Nous aimerions pour notre part ajouter deux points à cette réflexion. Un : peut-on imaginer une appréhension barométrique des œuvres littéraires, qui irait nécessairement de "Tempête" à "Très sec"? Et deux : en quoi l'air conditionné a-t-il renouvelé la littérature policière ? Pour terminer, participons modestement à la météocritique littéraire en observant que dans Madame Bovary, Flaubert utilise dix-huit fois le mot pluie, mais jamais aucun des mots suivants : averse, ondée, bruine ou crachin. Chez Emma, quand ça tombe, ça tombe, voilà tout. + Lire la suite

10 octobre 2013
19. Kafka m'isole A la question « Lire rend-il plus intelligent ? », la réponse invariablement est : « Cela dépend de ce qu'on lit. » Les œuvres d'Ovide et de Guillaume Musso ne suscitent probablement pas la même effervescence synaptique : il faudrait allonger dans un scanner les lecteurs des unes et des autres afin de voir comment leur matière grise bouillonne sous la boîte crânienne. Toutefois, il est désormais possible de faire à la question introductive une réponse moins évasive, sans même recourir à l'imagerie par résonance magnétique. Car on sait aujourd'hui ce qu'il faut lire pour penser plus clair. La lumière est venue de la revue Psychological Science qui, dans son numéro de septembre 2009, a affirmé puis démontré entre ses pages 1125 et 1131 que Kafka rendait plus intelligent [note de bas de page : « Connections from Kafka : Exposure to meaning threats improves implicit learning of an artifical grammar », vol. 20, n°9.]. Nous répétons : lire Franz Kafka assouplit le neurone. Cette découverte ouvre des perspectives si étourdissantes qu'elle mériterait que nous nous interrompions sur-le-champ, ce qui laisserait au lecteur un peu de blanc ci-dessous pour y dessiner des Mickeys et réfléchir au pouvoir de la bonne littérature. Hélas ! Science et fiction sont choses complexes, au point qu'il va falloir consacrer le reste de ce chapitre à bien cadrer l'affirmation « Kafka rend plus intelligent » afin d'éviter qu'en soit fait un usage déraisonnable. + Lire la suite

12 octobre 2011
Edouard Launet nous livre ici une série de chroniques publiées précédemment dans Libération dans une rubrique intitulée « On achève bien d'imprimer », ainsi que quelques autres. De quoi s'agit-il vraiment ? Non pas d'un catalogue de la jouissance telle qu'elle est décrite dans les livres, par exemple, non, non. Ce sont des réflexions diverses portant sur divers événements savants (un colloque international sur le thème de « Formes et enjeux de l'hyperbate ») ex. : « Johnny est malade, mais bien assuré, il est subclaquant, aux fans éplorés »), de petites questions qui nous concernent tous (« pourquoi voulons-nous faire croire que nous avons lu tel ou tel chef-d'oeuvre alors qu'il n'en est rien ? », « lire rend-il plus intelligent ? », « Un roman placé près des caisses se vend mieux »), des questions assez habituelles quand on parle de questions techniques (l'incipit), des anecdotes amusantes sur les « querelles d'écrivains » ou l'usage des citations de Victor Hugo au Parlement…, des citations dont on ne sait si elles sont authentiques… Un index des auteurs cités complète le volume où Houellebecq, Hugo et Proust apparaissent abondamment. Jouissance certes, surtout pour les amateurs éclairés, qui souriront ou riront franchement à certaines descriptions de colloques aux titres abscons dont Launet résume avec plus ou moins de bonne foi le contenu – incompréhensible bien sûr : c'est la loi du genre ! – mais la répétition engendre finalement moins de plaisir et c'est ainsi qu'on voit que le comique de répétition ne fonctionne pas à tous les coups. Je préfère donc franchement les textes qui abordent de petites bizarreries comme la place de la météo dans les oeuvres littéraires (surtout en Normandie et singulièrement dans Proust), l'influence des amphétamines sur l'écriture, … Lien : http://artetlitterature.blog.. + Lire la suite