Par Ailleurs, (Exils)


Livres Couvertures de Par Ailleurs, (Exils)
4.33 étoiles sur 5 de 6 Commentaires client

Par Ailleurs, (Exils) - « Répondant à une enquête sur le nationalisme et la littérature, André Gide fit valoir que la France dans laquelle il vivait devait beaucoup à "un confluent de races" : il était à considérer que les plus grands artistes sont le plus souvent des "produits d'hybridations et le résultat de déracinements, de transplantations". La valeur d'un homme, d'après Gide, se mesure au degré de dépaysement, physique ou intellectuel, qu'il est capable de maîtriser... » Sur l...

Télécharger Livres En Ligne

Détails Par Ailleurs, (Exils)

Le Titre Du LivrePar Ailleurs, (Exils)
AuteurLinda Lê
ISBN-102267026732
EditeurChristian Bourgois Editeur
Catégoriesmystère
Évaluation du client4.33 étoiles sur 5 de 6 Commentaires client
Nom de fichierpar-ailleurs-exils.pdf
La taille du fichier22.54 MB


21 février 2015
Je me délecte toujours autant des lectures de Linda Lê, entre autres grâce à son style, mais aussi parce que sans elle, je n'aurais pas rencontré Gregor von Rezzori, Jean Amrouche ou Lorand Gaspar. Sans panégyrique ni style dithyrambique, mais passionnée par ces auteurs, elle nous rappelle sans cesse que l'écriture est tout à la fois « la plaie et le couteau », qu'elle est censée « déranger les hommes », selon Antonin Artaud qui la veut chose qui « soit comme une porte ouverte et qui les mène où ils n'auraient jamais consenti à aller, une porte simplement abouchée avec la réalité ». Cet acte de sauvetage, vous êtes aussi conviés à l'accomplir, en recourant peut-être au bouche-à-oreille pour proposer « exils », par ailleurs, et cela vous paraîtra d'autant plus facile qu'il faut saluer les prix plus que raisonnables des romans de Linda Lê.

21 février 2015
Linda Lê, romancière et critique littéraire française, nous propose ici un essai sur l'exil dans la littérature mondiale. Par ailleurs (exils) est composé de textes courts, d'une demi-page à quelques pages, chacun consacré à un auteur différent et au lien qu'il entretient avec l'ailleurs, avec autrui au sens large du terme. Ce lien prend des formes multiples : du personnage de roman émigrant de Joseph Conrad à l'exil politique de Marina Tsvetaeva, de l'auteur refusant d'écrire dans sa langue natale à l'exil intérieur d'un Franz Kafka, les exemples sont nombreux – plus d'une cinquantaine je pense, j'ai arrêté de noté après Michael Edwards qui faisait remarquer que jadis étranger se disait aubain, ce qui de fil en aiguille à donner aubaine. Je vous laisse lire le livre pour découvrir son cheminement. Ma lecture n'a pas été régulière, tout d'abord emportée par cette foultitude d'informations, j'ai commencé à me lasser au milieu de l'essai pour retrouver un regain d'intérêt vers la fin lorsque Linda Lê s'attarde sur les quelques poètes russes dont j'ai connaissance. Cet essai, au style sec et précis, est extrêmement dense et justifie d'une culture littéraire titanesque que j'ai peine à suivre, et c'est là mon plus grand regret. Faute de pouvoir noter tous les auteurs cités – j'ai pensé me créer un challenge personnel à partir de cet ouvrage avant de capituler – j'ai retenu quelques noms que j'aimerais lire : notamment Alejandra Pizarnik, Benjamin Fondane, Thomas Bernhart et Anna Akhmatova qui me nargue depuis la lecture de sa biographie par Nadejda Mandelstam (un petit bijou publié aux éditions le Bruit du temps). Un bel essai, à relire certainement dans quelques années, avec d'avantages de plomb dans la tête. Lien : https://synchroniciteetseren.. + Lire la suite

21 février 2015
Ne voulant pas avoir pour tout horizon les paysages du hameau où s'étaient écoulés ses jeunes années (« Quoi de plus sinistre que de river sa cheville au pavé d'un malheureux patelin, fût-il baigné par le Danube ? »), il s'était juré de vagabonder sans cesse, pour partir à la découverte du globe, même s'il devait affliger sa mère, laquelle aurait aimé qu'il soit solidement établis dans son pays, qu'il ait un intérieur, une « situation », de « beaux enfants », et qu'il fasse fortune. [...] Lâché par l'intelligentsia parisienne, soutenu seulement par quelques anarchistes, il mourut en n'ayant jamais dérogé à ses convictions : Istrati était et demeurait, jusqu'à son dernier souffle, un démiurge qui avait le culte de tout ce qui est de l'homme. + Lire la suite