Dead girls


Livres Couvertures de Dead girls
3.64 étoiles sur 5 de 7 Commentaires client

Dead girls - Sous la plume de Nancy Lee, des voix de femmes singulières et familières s'élèvent des rues de Vancouver. Usées par la vie, amoureuses du mauvais garçon ou enchaînées à leurs obligations familiales, ces femmes vivent plus ou moins en marge d'une société qui ne leur laisse aucun répit. A la menace tangible d'un serial killer, dont chacune croise un jour le chemin, s'amorcent les extrêmes inhérents aux amours destructeurs: drogue, prostitution ou folle cavale. Pépites...

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Détails Dead girls

Le Titre Du LivreDead girls
AuteurNancy Lee
ISBN-102264044667
Editeur10-18
Catégoriesalbum
Évaluation du client3.64 étoiles sur 5 de 7 Commentaires client
Nom de fichierdead-girls.pdf
La taille du fichier20.37 MB


04 juin 2012
En 2003, tout juste trentenaire, Nancy Lee publie un recueil de 8 nouvelles qui fit sensations. « Dead Girls » parlent de jeunes (très jeunes) filles, d'adolescentes ou de femmes « mûres », de leurs souffrances, de leurs désarrois ou de leurs troubles. Elles vivent souvent en marge de la société, avec le mauvais garçon du coin. Elles abusent de substances illicites ou d'alcool, la nuit pour survivre à leurs solitudes. Elles se donnent au sexe par plaisir ou par abandon de soi. Elles sont à la recherche d'un nouvel amour, d'un amant de substitution ou se souviennent de ceux d'antan enfouis dans leurs mémoires comme des cartes postales dans un album photo. Elles traversent les âges et leur vie au fil de ces huit nouvelles. Une jeune fille se donne aux garçons pour s'émanciper, une mère est à la recherche de sa fille fugueuse, droguée et prostituée, une femme mûre et solitaire s'offre à un gamin dans un gymnase froid et sans âme, une autre se voit confronter aux regards des autres et du sien face au cancer… « Dead Girls » racontent donc l'histoire de ces femmes de tout âge qui ont fait des choix sans en connaître la raison, qui ont décidé de ne plus croire en l'avenir, ni de se projeter faussement vers un espoir plus enjoué. Un recueil pourtant qui se veut pour des lecteurs de tout sexe car le désespoir n'en a pas (de sexe – contrairement au Bison – humour de bison sauvage et en rut). Ce désespoir et cette désolation douloureuse de la vie se ressentent presque à chaque page comme à chaque portrait de ces femmes mais sans tomber dans le mélodramatique ni dans les clichés d'une littérature sentimentale. J'ai énormément apprécié cette vision, certes cruelle – parfois sans âme, mais parfaitement réaliste de la vie quotidienne dans notre société. Depuis la livraison de ce recueil, Nancy Lee travaillerait à l'écriture de son premier roman. Je n'ai pas l'habitude de conseiller quoi que ce soit, mais ce nom est à suivre, dans un avenir j'espère proche. Lien : http://leranchsansnom.free.f.. + Lire la suite

04 juin 2012
Un soir d’hiver à Vancouver, le parking d’un lycée, l’intérieur de ma Chevette éclairé par le plafonnier. Dehors, le ciel s’assombrissait, semblant aspirer toutes les couleurs du paysage : les sapins, l’herbe, les montagnes, tout se ternissait en ombres fades et métalliques. Je remontai ma vitre et allumai la radio, changeait plusieurs fois de fréquence, puis l’éteignis. Trop de chansons intimes, sentimentales, pour une soirée grise et solitaire – amour non partagé, amour vengé, nouvel amour, mais bon sang, on s’en fichait ! Je regardai les deux comprimés d’amphétamines dans le creux de ma main et soupirai. J’étais là pour rendre service à ma voisine Janet. Janet la Guimauve, l’éternelle enjouée, toute rose, assez gentille pour lever des fonds destinés à une campagne de sensibilisation sur la drogue à l’école de son fils. L’ironie de la chose ne m’échappait pas. Dans la lumière jaune tamisée, les comprimés étaient d’un bleu parfait. Attrayants comme un ciel d’août, tentants comme la piscine du voisin. Je les avalai tout rond. J’ajustai ma fausse coiffe d’infirmière. Sortis de la voiture. + Lire la suite

30 janvier 2012
La cabine téléphonique se trouve à une intersection, dans un quartier animé plein de boites de nuit. Bien qu’on soit en février et que la nuit tombe à peine, des filles en minijupes tapinent sur le trottoir, serrant étroitement leur fausse fourrure contre elles. Elles rôdent, puis se précipitent sur les voitures qui ralentissent. Certaines écument le trottoir, font un pas stylé en arrière pour s’offrir à des passants. Quand un homme parait intéressé, la fille ouvre son manteau, lui donnent un aperçu. De loin, tu étudies ces filles, leurs corps minces, jeunes, leurs poses assurées, leurs cheveux apprêtés avec soin. Tu es soulagée de voir que la plupart d’entre elles ont l’air en bonne santé, fortes, qu’elles se sourient et plaisantent entre elles. Tu observes leur façon de garder les jambes bien tendues, comme si elles exécutaient une figure de gymnastique quand elles se penchent à la fenêtre ouverte des voitures ; tu remarques que certaines d’entre elles ne se donnent pas la peine de mettre des sous-vêtements. Tu abordes les filles l’une après l’autre, en prenant bien soin de ne pas interrompre leurs transactions. Tu leur dis « je suis à la recherche de ma fille », et tu leur montres le Polaroid. Parfois elles secouent la tête sans avoir regardé la photo, parfois elles la saisissent et la fixent d’un regard triste. + Lire la suite