Rouletabille chez le Tsar


Livres Couvertures de Rouletabille chez le Tsar
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Rouletabille chez le Tsar - “- Barinia, le jeune étranger est arrivé. - Où l’as-tu mis ? - Oh ! il est resté dans la loge. - Je t’avais dit de le conduire dans le petit salon de Natacha : tu ne m’as donc pas compris, Ermolaï ? - Excusez-moi, barinia, mais le jeune étranger, lorsque j’ai voulu le fouiller, m’a envoyé un solide coup de pied dans le ventre. - Lui as-tu dit que tout le monde était fouillé avant d’entrer dans la propriété, que c’était l’ordre,...

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Détails Rouletabille chez le Tsar

Le Titre Du LivreRouletabille chez le Tsar
AuteurGaston Leroux
ISBN-102253003859
EditeurLe Livre de Poche
Catégoriesroman d'aventure
Évaluation du client3.22 étoiles sur 5 de 46 Commentaires client
Nom de fichierrouletabille-chez-le-tsar.pdf
La taille du fichier25.85 MB


13 mai 2011
“- Barinia, le jeune étranger est arrivé. - Où l’as-tu mis ? - Oh ! il est resté dans la loge. - Je t’avais dit de le conduire dans le petit salon de Natacha : tu ne m’as donc pas compris, Ermolaï ? - Excusez-moi, barinia, mais le jeune étranger, lorsque j’ai voulu le fouiller, m’a envoyé un solide coup de pied dans le ventre. - Lui as-tu dit que tout le monde était fouillé avant d’entrer dans la propriété, que c’était l’ordre, et que ma mère elle-même s’y soumettait ? - Je lui ai dit tout cela, barinia, et je lui ai parlé de la mère de Madame. - Qu’est-ce qu’il t’a répondu ? - Qu’il n’était pas la mère de Madame. Il était comme enragé. - Eh bien, fais-le entrer sans le fouiller. - Le pristaff ne sera pas content. - Je commande. Ermolaï s’inclina et descendit dans le jardin. La barinia quitta la véranda où elle venait d’avoir cette conversation avec le vieil intendant du Général Trébassof, son mari, et rentra dans la salle à manger de sa datcha des îles où le joyeux Conseiller d’Empire Ivan Pétrovitch racontait aux convives amusés sa dernière farce de chez Cubat. Il y avait là bruyante compagnie et le moins gai n’était pas le Général qui allongeait sur un fauteuil une jambe dont il n’avait pas encore la libre disposition depuis l’avant-dernier attentat si fatal à son vieux cocher et à ses deux chevaux pie. La bonne farce du toujours aimable Ivan Pétrovitch (un remuant petit vieillard au crâne nu comme un œuf) datait de la veille. (...)” + Lire la suite

02 décembre 2014
Au début de l'autre siècle, en Russie, de graves troubles secouent Moscou et Saint Petersbourg. Des révoltes fomentées par des groupes nihilistes ou anarchistes sont mâtées dans le sang. le général Trébassof est un des responsables de cette terrible répression. Il vient d'échapper par trois fois à de graves attentats (fusillades, machines infernales). le Tsar, inquiet pour un de ses plus loyaux serviteurs, suggère à Joseph Rouletabille, journaliste-détective dont la réputation n'est plus à faire, de se charger de l'organisation de sa sécurité. Il accepte et découvre une famille déboussolée mais recevant quand même beaucoup. La première mesure que prend Rouletabille consiste paradoxalement à éloigner l'important dispositif policier protégeant la propriété du général. Comment ce jeune homme astucieux pourra-t-il à lui seul empêcher que les terroristes parviennent à leurs fins ? « Rouletabille chez le Tsar » est un bel exemple de roman d'aventures comme on en écrivait à l'époque et qui paraissait d'abord sous forme de feuilleton (dans « l'Illustration » en 1913 pour celui-ci) avant d'être publié en entier. le lecteur s'attache d'abord à l'énigme policière fort bien ficelée et découvre accessoirement le côté politique et social de l'oeuvre. Chaque chapitre s'achève sur un nouveau rebondissement, ce qui maintient l'intérêt du lecteur, entretient le suspens et garde un rythme relativement soutenu tout au long d'une histoire passablement compliquée (en apparence). Parallèlement, le lecteur apprendra également beaucoup de choses sur la vie des aristocrates russes peu avant la première révolution, sur les méthodes des groupuscules anarchistes, sur la vie sociale et les moeurs particulières de cette époque. Il faut dire que Gaston Leroux fut envoyé spécial permanent en Russie pour le journal « Le Matin » de juin 1904 à mars 1906 et qu'il assista comme témoin privilégié aux sanglantes prémices de l'écroulement de l'empire russe. Inutile d'ajouter que ce texte fort bien écrit n'a pratiquement pas pris une ride et qu'il peut donc encore procurer bien du plaisir à qui prend aujourd'hui la peine de le lire. En dira-t-on autant dans un siècle des best-sellers de cette année ? Ce livre aurait pu (ou pourrait encore) donner lieu à une superbe adaptation cinématographique ou télévisuelle. Nul doute que quelqu'un quelque part y pensera un jour... Lien : http://etpourquoidonc.fr/ + Lire la suite

21 février 2017
Un verre de champagne de plus et il trinquerait ce soir avec nous ! À votre bonne santé, Matrena Pétrovna ! Du champagne, Féodor Féodorovitch ! Vive la France, monsieur !... Natacha, mon enfant, tu devrais nous chanter quelque chose. Boris t’accompagnerait sur la guzla. Et ton père serait content. Tous les regards se tournèrent vers Natacha qui s’était levée. Rouletabille fut frappé de la beauté sereine de la jeune fille. Oui, ce fut tout d’abord la parfaite sérénité de ce visage qui l’étonna, le calme suprême, l’harmonie tranquille de ces nobles traits. Natacha pouvait avoir vingt ans. De lourds cheveux bruns encadraient son front de marbre et venaient s’enrouler aux oreilles qu’ils cachaient. Son profil était très pur ; sa bouche n’était point petite et découvrait, sous des lèvres un peu fortes et sanglantes, des dents de jeune louve. Elle était d’une taille moyenne. En marchant, elle avait la majesté aimable et frêle des vierges qui ne parviennent point à courber les fleurs sous leurs pas, chez les primitifs. Mais toute sa vraie grâce semblait s’être réfugiée dans ses yeux qui étaient d’un bleu sombre et profond. L’impression que l’on recevait en voyant Natacha était fort complexe. Et l’on n’eût pu dire en vérité si le calme dont elle se plaisait à parer le moindre geste de sa beauté était le résultat d’un effort de sa volonté ou de la plus réelle insouciance. + Lire la suite