Les Carnets de Jane Somers, Tome 1 : Journal d'une voisine (Nouvelle édition)


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Les Carnets de Jane Somers, Tome 1 : Journal d'une voisine (Nouvelle édition) - Doris Lessing a défrayé la chronique en 1984 en révélant avoir écrit deux romans sous le pseudonyme Jane Somers, piège tendu aux éditeurs et à la critique anglo-saxonne. Journal d'une voisine, auquel succédera Si vieillesse pouvait, est le premier de ces récits. Ecrit avec un surprenant mélange de force et de sensibilité, il évoque la rencontre de deux femmes : Jane Somers, rédactrice en chef d'un magazine féminin londonien, et Maudie, une vieille dame seule, âgée e...

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Détails Les Carnets de Jane Somers, Tome 1 : Journal d'une voisine (Nouvelle édition)

Le Titre Du LivreLes Carnets de Jane Somers, Tome 1 : Journal d'une voisine (Nouvelle édition)
AuteurDoris Lessing
ISBN-102226182187
EditeurAlbin Michel
Catégoriesjournal intime
Évaluation du client3.89 étoiles sur 5 de 68 Commentaires client
Nom de fichierles-carnets-de-jane-somers-tome-1-journal-d-une-voisine-nouvelle-édition.pdf
La taille du fichier25.65 MB


05 janvier 2014
A première vue, on pourrait penser qu'il s'agit d'une histoire surfaite, dans laquelle on perçoit d'emblée où l'auteure veut en venir : une jeune femme à l'apogée de sa carrière, dont le mari est mort d'un cancer, dont la mère est également morte sans qu'elle lui ait prêtée à ce moment-là la présence indispensable, qui ne se préoccupe que de son apparence physique (le rituel du choix des vêtements le dimanche soir est assez édifiant!) et qui se trouve amenée un jour à croiser le chemin d'une personne âgée, vivant dans des conditions à la limite de l'acceptable. Et bien, je n'ai personnellement trouvé rien de surjoué ou de pathétique dans ce récit, juste un lien d'amitié assez exceptionnel entre ces deux personnes que tout sépare à priori. Tout en continuant à assumer son travail, mais en relâchant certains aspects "futiles" de sa personnalité, la jeune femme passe la majeure partie de son temps libre à rendre visite à cette personne, lui faisant ses courses, passant du temps avec elle à évoquer des souvenirs, lui faisant sa toilette. Il y a un lien très fort qui se crée entre elles. Il est vrai que certains passages laissent à penser que la jeune femme a pour objectif quelque part (conscient ou inconscient ?) de se racheter de ce qu'elle n'avait pas fait auparavant avec son mari ou sa mère. Mais ce n'est peut-être qu'une interprétation de ma part, car, à aucun moment, les pensées de la jeune femme permettent de tirer cette analyse ; seuls les retours en arrière de sa vie m'ont autorisé à penser cela. + Lire la suite

11 novembre 2012
Janna est à l'apogée de sa carrière de rédactrice en chef d'un magazine féminin. C'est une femme autonome et aisée, habituée au confort. Elle vient de perdre successivement sa mère et son mari et se sent coupable de ne pas les avoir accompagnés pendant leur maladie : elle n'a jamais pu se résoudre à côtoyer la maladie et la vieillesse et est restée tout au long assez détachée et autocentrée, en se réfugiant dans son travail qu'elle adore. Mais la maladie et la vieillesse vont la rattraper de plein fouet quand elle fera la connaissance, fortuite, de Mrs Fowler, le genre de très vieille dame, pauvre et pas très propre, quasi abandonnée, qui d'ordinaire lui serait restée invisible. Mais Mrs Fowler, ce jour-là, n'est pas invisible et va prendre très vite une importance incompréhensible à ses yeux et à ceux de son entourage. Insensiblement, une lente conversion va s'opérer chez Jana, qui va l'amener à modifier radicalement son train-train confortable afin d'accompagner cette vieille dame dans sa fin de vie. Une analyse très fine, magistrale ! Je me suis sentie très concernée, probablement parce que mes parents on peu ou prou l'âge de Mrs Fowler et j'ai trouvé cette "conversion" assez bouleversante. + Lire la suite

10 avril 2014
Je suis perplexe : j'ai apprécié ce roman journal intime, mais pas totalement, et j'ai quelques difficultés à démêler les bons des désagréables côtés du récit car bien sûr tout se tient et l'écriture est talentueuse. Je m'explique. L'histoire, la forme, le style : pas de problème. C'est plutôt le personnage central du roman qui rédige à la première personne ce journal qui m'a dérangée. Veuve sans enfants d'une cinquantaine d'années, Jane Somers dirige avec panache un magazine féminin londonien. Toute sa vie est centrée sur son travail et son apparence irréprochable : un modèle de femme active séduisante. Certes, elle vient de perdre son mari et sa mère, mais globalement ça va plutôt bien pour elle. Puis, un jour, elle rencontre Maudie Fowler, une femme âgée de plus de 90 ans, pauvre, malade, isolée, acariâtre, vivant dans des conditions d'hygiène déplorables. Va naître alors au fil des visites de Jane à Maudie une amitié improbable. Jane s'investit de plus en plus dans le soutien matériel et affectif à Maudie, faisant ses courses, nettoyant son intérieur crasseux, allant jusqu'à prendre en charge la toilette de la vieille femme qui lutte contre sa propre décrépitude pour éviter le placement en hospice. Les hauts le coeur ne sont parfois pas très loin à la lecture de certains passages très réalistes et je l'admets décrit avec talent. Mais, je n'ai marché qu'au ralenti, lu sans passion cette histoire. Certes, Doris Lessing livre à son lecteur une analyse pertinente et sans concession de la vieillesse et son naufrage, mais l'attachement de cette quinqua ripolinée, brillante et pour tout dire égoïste reste assez peu probable pour moi, comme ça du jour au lendemain - comme si finalement elle jouait un rôle dans le roman, restait en marge, pour se faire pardonner une vie superficielle et une absence auprès des siens. Le personnage de la vieille dame confrontée à son inexorable décrépitude est en revanche admirable de dignité, en lutte pour tenir coûte que coûte et préserver son indépendance le plus longtemps possible. Au final, un roman fort sur l'amitié et surtout la vieillesse, mais je retiendrai cette distance vis à vis du personnage principal qui m'empêche de donner les 4 étoiles du roman qu'il faut lire sous peine de passer à côté de quelque chose d'intéressant, j'ajoute que je ne suis pas sûre de lire le tome 2. Challenge Nobel 6/ + Lire la suite