Lilith et autres nouvelles


Livres Couvertures de Lilith et autres nouvelles
3.76 étoiles sur 5 de 50 Commentaires client

Lilith et autres nouvelles - De tout ce que tu viens de lire, tu pourras déduire que le mensonge est un péché pour les autres, et pour nous une vertu... Avec le mensonge, patiemment appris et pieusement exercé, si Dieu nous assiste nous arriverons à dominer ce pays et peut-être le monde : mais cela ne se pourra faire qu'à la condition d'avoir su mentir mieux et plus longtemps que nos adversaires. Je ne le verrai pas, mais toi tu le verras : ce sera un nouvel âge d'or... Primo Levi Lilith...

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Détails Lilith et autres nouvelles

Le Titre Du LivreLilith et autres nouvelles
AuteurPrimo Levi
ISBN-102253050903
EditeurLe Livre de Poche
Catégoriesrécits
Évaluation du client3.76 étoiles sur 5 de 50 Commentaires client
Nom de fichierlilith-et-autres-nouvelles.pdf
La taille du fichier27.48 MB


26 mai 2013
J'ai surtout apprécié le premier tiers du livre intitulé "Passé proche" dans lequel Primo Levi raconte des souvenirs de son internement à Auschwitz. Je suis moins intéressée par les autres nouvelles. Dommage. de cet auteur, je retiendrai donc "Si c'est un homme" et "La trêve" qui sont des livres incontournables sur la shoah et la vie dans les camps. Lien : http://araucaria20six.fr/

23 septembre 2015
Je ne suis pas un grand amateur de nouvelles. Si j’ai choisi de lire ce livre, c’est parce qu’il a été écrit par Primo Levi, l’inoubliable auteur de "Si c’est un homme". Ce recueil contient une trentaine de textes, assez courts, rassemblés en trois parties, intitulées respectivement passé proche, futur antérieur et indicatif présent. On y retrouve l’intelligence, la sobriété, le réalisme de Levi. Le destin lui a montré les choses de la vie telles qu’elles sont, à la fois éprouvantes et complexes. Les hommes ne sont jamais tout à fait bons, mais ils ne sont (presque) jamais tout à fait mauvais. Cette leçon d’humanité, il l’a apprise à la plus dure école: dans un camp de concentration nazi. Rentré en Italie, il ne l’a pas oubliée. Dans l’ensemble, ces nouvelles sont variées et bien tournées. Celle que j’ai préférées correspondent plutôt à la première partie, qui se réfère à l’univers concentrationnaire; ces textes ne sont pas sinistres, malgré leur sujet, car Levi a toujours de la distance pour éviter le pathos. La nouvelle qui donne son titre à tout le recueil me semble remarquable, parmi quelques autres. + Lire la suite

09 novembre 2011
C'est le propre des régimes dans lesquels tout le pouvoir vient d'en haut et où aucune critique ne peut venir du bas, d'affaiblir et de confondre la capacité de jugement, et de créer une vaste zone de consciences grises à mi-chemin entre les grands du mal et les victimes pures : c'est dans cette zone que se situe Rumkowski. Plus haut ou plus bas, c'est difficile à dire : lui seul pourrait nous le dire s'il pouvait parler devant nous, même en mentant, comme il avait sans doute toujours fait ; il nous aiderait à le comprendre, comme tout inculpé aide son juge, et l'aide même contre sa volonté, même s'il ment ; car la capacité de l'homme à jouer un rôle n'est pas illimitée. Malgré tout cela ne suffit pas à expliquer l'impression d'urgence et de menace qui émane de cette histoire. Peut-être a-t-elle un sens différent, et plus vaste : Rumkowski, c'est nous ; son ambiguïté, c'est la nôtre, celle de l'hybride pétri de poussière et d'esprit ; sa fièvre même est la nôtre, celle de notre civilisation occidentale qui "descend en enfer au son des tambours et des trompettes", et ses misérables oripeaux sont l'image déformée de nos symboles de prestige social. Sa folie, c'est celle de l'Homme présomptueux et mortel, tel que le décrit Isabelle dans Mesure pour mesure, l'Homme qui : drapé dans sa petite autorité précaire, ignorant par-dessus tout de ce qu'il croit le mieux connaître, son essence de verre, tel un singe en colère, joue à la face du ciel des tours si grotesques que les anges en pleurent et que, s'ils avaient notre rate, ils deviendraient mortels à force de rire. Comme Rumkowski, nous aussi nous sommes éblouis par le pouvoir et par l'argent, à en oublier notre fragilité essentielle : à en oublier que nous sommes tous dans le ghetto, que le ghetto est clôturé, qu'au-delà de la clôture se tiennent les seigneurs de la mort, et que non loin de là le train nous attend. Extrait de la nouvelle "Le Roi des Juifs" + Lire la suite