Traité des passions de l'âme


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Traité des passions de l'âme - Si vous avez du Portugal l'image un peu irréelle d'un pays noyé de brumes atlantiques, un pays où l'on module son mal de vivre, sa saudade au rythme torturé et virtuose du fado, la prose torrentielle d'Antônio Lobo Antunes risque de faire sur vous l'effet d'un électrochoc. Amateurs d'épure, de littérature écrite au cordeau, d'histoires idylliques et d'amours admirables, s'abstenir. [...] On ne balaie pas des siècles d'oppression et de privilèges, on ne f...

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Détails Traité des passions de l'âme

Le Titre Du LivreTraité des passions de l'âme
AuteurAntonio Lobo Antunes
ISBN-102267011549
EditeurChristian Bourgois Editeur
Catégoriesrécits
Évaluation du client4.19 étoiles sur 5 de 18 Commentaires client
Nom de fichiertraité-des-passions-de-l-âme.pdf
La taille du fichier22.94 MB


22 novembre 2017
Les hommes ne valent peut-être pas grand-chose mais si les femmes n'existaient qu'à partir de onze heures du soir, couchées bien peinardement au lit et en train de dormir, sans nous casser les pieds avec leur sollicitude, leur tendresse, leurs exagérations et leur rouge à lèvres, je vous jure que la vie serait plus facile.

08 avril 2016
Les compagnons d’enfance, a dit le Monsieur d’un ton docte et sentencieux, deviennent avec le temps les personnes les plus difficiles à comprendre que je connaisse.

16 novembre 2017
(...) nous étions là tous les deux, la paupière collée à la lucarne pour épier les cheveux courts d'une adolescente grassouillette, frottant la vitre avec un mouchoir pour mieux distinguer ses seins, la peau de son ventre, ses orteils écartés comme une patte de crapaud, ses gestes estompés par la vapeur d'eau, ses vêtements sur le portemanteau, la poignée de la porte. Nous étions là, attendant la cuisinière dans son tablier, bras croisés sur le seuil, qui avançait sans hâte sur le sol mouillé en se défaisant de sa blouse et de sa jupe, souriant comme une plante carnivore, offrant un sein à la bouche de la bonne tout en l'étreignant contre son ventre avec la tenaille d'un coude, sauf que cette fois-là ce n'est pas la cuisinière qui est entrée (...) mais Madame, en manteau de renard avec une coiffure compliquée et de longs ongles rouges, Madame en souliers vernis à hauts talons, agenouillée sur le ciment, vous imaginez la scène, devant la petite bonne, écartant, son col, exhibant son décolleté, ses perles, les tendons fripés de son cou (...) + Lire la suite