Qui a tué mon père


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Qui a tué mon père - " L'histoire de ton corps accuse l'histoire politique. "

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Détails Qui a tué mon père

Le Titre Du LivreQui a tué mon père
AuteurÉdouard Louis
ISBN-102021399435
EditeurSeuil
Catégoriesnon-fiction
Évaluation du client3.52 étoiles sur 5 de 24 Commentaires client
Nom de fichierqui-a-tué-mon-père.pdf
La taille du fichier23.57 MB


11 mai 2018
L’auteur d’« En finir avec Eddy Bellegueule » signe « Qui a tué mon père », réquisitoire contre les politiques dont les décisions auraient détruit le corps d’un homme, son père.

16 mai 2018
Non, Édouard Louis n'en a pas fini avec son passé. Après son premier roman, En finir avec Eddy Bellegueule, qui engendra une polémique opposant l'auteur à sa famille puis Histoire de la violence, le jeune romancier voudrait-il « se faire pardonner » en lançant un cri d'amour à son père. « Je n'ai pas peur de me répéter parce que ce que j'écris, ce que je dis ne répond pas aux exigences de la littérature, mais à celles de la nécessité et de l'urgence, à celle du feu. » Il y a effectivement beaucoup de sentiments dans l'écriture, notamment de la rage mais aussi un amour latent qui n'a jamais pu vraiment s'exprimer entre le père et le fils. Et c'est ce qui rend ce court récit si poignant. A cinquante ans, le père fortement diminué par la maladie veut enfin renouer avec son fils, un fils qui n'attendait que cette main tendue. Alors, Édouard évoque les souvenirs trouvant de la tendresse à ce père qu'il préférait éviter dans sa jeunesse. Son texte devient ensuite un réquisitoire, dénonçant les coupables, ceux qui ont cassé le corps de ce travailleur modeste. Édouard Louis s'en prend aux politiques de tout bord, et il les nomme, » parce qu'il y a des meurtriers qui ne sont jamais nommés pour les meurtres qu'ils ont commis. » Les propos sont assez violents, stigmatisants et sûrement contestables. Mais c'est le cri aveugle des oubliés de la politique, de ceux qui la subissent et se noient au quotidien dans la misère. « Pour les dominants, le plus souvent, la politique est une question esthétique : une manière de se penser, une manière de voir le monde, de construire sa personne. Pour nous, c'est vivre ou mourir. » Seulement, il m'est difficile d'oublier les propos racistes, homophobes de ce père que la masculinité a condamné à la pauvreté, répète Édouard Louis. J'ai encore à l'esprit la volonté d'étudier du fils pour sortir de son milieu, prouvant ainsi que la misère n'est pas toujours une fatalité. Cette lecture me laisse très perplexe. Ce texte est sans aucun doute une prouesse littéraire mais la forme du réquisitoire restrictive me laisse une sensation d'aveuglement, sans aucun doute lié à la colère et à cette volonté de retrouver l'amour d'un père. « Pour que tu m'aimes encore« , je pardonne et j'accuse. C'est beau, c'est fort mais peut-être discutable Lien : https://surlaroutedejostein... + Lire la suite

25 mai 2018
L'auteur nous avait déjà parlé de sa famille dans son premier roman et de la douleur qu'il y avait à vivre au sein de celle-ci, car différent. Dans ce troisième livre, il évoque quasi-exclusivement son père. Il relate avec pudeur des moments qu'ils ont partagés pendant son enfance, parfois heureux, parfois douloureux. Leur relation a survécu à l'incompréhension qui a trop souvent accompagné leur filiation. L'auteur excuse son père d'avoir été trop souvent à côté de lui et non avec lui. Rien n'est jamais perdu.